Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : Camp. Saison 1. Episode 4. Valentine's Day in July.

1 Août 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critiques Séries

vlcsnap-2013-08-01-10h01m06s123.png

 

Camp // Saison 1. Episode 4. Valentine's Day in July.


La St Valentin est un sujet type dans les séries familiales sauf que l'on a du mal à croire que Camp ose perpétrer cette tradition en juillet. Autant dire que c'est une assez grosse erreur de goût. Mais il fallait aussi trouver un sujet à traiter dans cet épisode et à défaut de faire de la redondance avec les trois premiers épisodes, les scénaristes ont choisi de ne pas chercher midi à quatorze heure et de prendre ce qu'ils avaient sous la main. Ecrit par Jessica Goldberg, à qui l'on doit le film Refuge (avec Krysten Ritter et Brian Geraghty), l'épisode tente donc de mettre en scène la fête la plus romantiquement lucrative chez les fleuristes. Sauf que dans Camp, il n'y a pas de fleuriste et le but n'est pas de faire de l'argent mais bel et bien de nous raconter une petite histoire mignonne comme tout. On retrouve à certains moments des aspects du film écrit par Jessica Goldberg par le passé, cet esprit familial alors que l'on ressent la solitude du fils de Mack. Au fond, on peut le comprendre. Cet épisode se veut également engagé puisque tout est fait au profit de l'association American Heart Association. Au premier abord je dois avouer que j'étais un peu septique et puis...

Oui, Camp m'a un peu eu pour le coup. Je ne m'attendais pas du tout à ce que cela soit aussi attachant finalement cette petite histoire. C'est ridicule et pourtant l'amour se ressent. Ce n'est pas nécessairement très fluide et encore moins très subtile, mais je ne pense pas que cela soit la question qu'il faille se poser. En effet, ce que j'aime bien dans cet épisode de Camp c'est le fait que la série ne cherche pas à aller trop loin et passe donc énormément de moments où elle caline le téléspectateur plutôt qu'elle ne lui offre quelque chose de concret. Alors certes, cela peut être une mauvaise chose mais c'est l'été et le côté farniente de Camp a ses atouts finalement. On n'a pas envie de réfléchir devant des histoires tirées par les cheveux, on n'a pas forcément envie de pleurer à chaude larme mais l'on veut l'équivalent estival de la série qui se déguste en hiver sous une couette avec un bon chocolat chaud. Mack était présente sur tous les fronts dans cet épisode, un moyen aussi pour le téléspectateur de voir qu'elle ne sert pas strictement à rien et je dois avouer que c'est beaucoup plus plaisant. Ainsi, la série tente de faire évoluer son personnage principal sans pour autant bousculer la mécanique.
vlcsnap-2013-08-01-10h13m50s83.pngCar la mécanique de la série (le thème de la St Valentin, les personnages qui interragissent autour, etc.) reste la même mais il y a un petit plus qui fait que l'on a envie d'apprécier le tout un peu mieux. Un peu comme Kip et Marina finalement. Les deux personnages qui se cherchent comme un pêcheur pèche son poisson dans un étang. L'intrigue qui me fait le plus tiquer est celle de Sarah qui se rapproche dangereusement de Miguel Santos. Disons que cet écrivain n'est pas fait pour elle et encore plus quand l'on sait qu'il s'agit d'une adolescente. Finalement, Camp mélange les univers, les personnages et offre à Mack l'occasion de briller un peu plus. La St Valentin ne fait pas nécessairement grand effet (je n'ai pas ressenti l'amour de chacun plus que dans les épisodes précédents) mais elle apporte malgré tout un petit grain de sel qui fait que l'on a envie d'apprécier les personnages tout de suite un peu plus. Camp commence donc à devenir au fil des épisodes une petite série estivale qui ne cherche pas à bousculer son téléspectateur mais simplement à lui offrir quelque chose d'aussi basique que naturel et simple.

Note : 5/10. En bref, il s'agit du premier épisode durant lequel je n'ai pas baillé et que j'ai pu trouver agréable. Rachel Griffiths prend les choses en main ici d'une manière plus intelligente sans être perturbée par la mécanique assez plombante de la série.

Commenter cet article

Steve 05/08/2013 09:08


J'ai passé un bon moment devant cet épisode et j'ai même pouffé à 2, 3 reprises. La série rend jeune et léger. Sans prise de tête. Content que tu bailles moins !