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Critiques Séries : Doctor Who. Saison 6. Episode 9.

4 Septembre 2011 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : UK

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Doctor Who // Saison 6. Episode 9. Night Terrors.


Mmmmm ! Ce que j'aime dans Doctor Who devient parfois le temps d'un épisode la pure petite série familiale fantastique que l'on attends pas forcément au tournant. Laissant donc de côté l'intrigue générale de la saison (il faut dire qu'on a eu notre dose dans l'épisode précédent, et que l'on est rassasié), cette fois c'est à un enfant qui a peur des monstres qui se cachent dans son placard auquel le Doctor va devoir venir en aide. J'ai beaucoup aimé cet épisode car il me rappelle combien les contes pour enfants finalement, ça me manque un peu dans ce monde de brutes. La simplicité de cet épisode m'a rappelé que l'on peut aussi faire des épisodes sans trop d'informations, sans être trop riches et complexes, mais divertir son monde en famille. Reprenant tour à tour des références dans le monde de l'horreur, entre le Boogeyman ou Croque-mitaine en français et les contes de frères Grimm, Doctor Who livre donc ici la synthèse d'un enfantillage qui aurait pu mal tourné.

Le point de départ de l'épisode est amusant, et surtout ce côté doux et calme avec un enfant apeuré qui appelle le Doctor (sans parler que cela m'a rappelé un épisode de Fringe qui avait utilisé le même principe que les monstres dans le placard, mais avec plus de complexité et d'intelligence qu'ici). On ne sait pas trop où l'on met les pieds (et même si le coup de la maison de poupée m'a rappelé un épisode de Charmed, oui, croyez moi, mes références ne sont pas forcément les meilleures mais pour mettre les choses au clair, j'ai été fan de Charmed), on a une histoire qui avance à petit pas, le Doctor qui tente de démêler le vrai du faux, trouver ce qui cloche dans cette famille qui a pourtant tous les aspects d'une simple famille. Sauf que voilà, l'enfant n'est pas humain, il est tombé comme ça d'un coup dans les bras de ce couple qui ne pouvait pas avoir d'enfant. La réalité c'est que "Night Terrors" nous impose aussi une petite dose de drama familial, assez moyen quand même. On a pas le temps de s'attacher au père, ni à la mère que l'on ne voit qu'à la fin de l'épisode.
vlcsnap-2011-09-04-14h05m17s174.pngLa simplicité de l'épisode reprend alors le dessus dans cette maison de poupée où Rory et Amy vont trouvés moyen d'être absolument géniaux et drôles. Car bien sûr, ce qui manque à l'épisode c'est la bonne dose d'humour dont fait preuve la série habituellement, toujours grandiloquente et parfois même tirée sur les cheveux de par certains dialogues dont on se demande parfois même l'origine (Steven Moffat est-il réellement humain ?). Mark Gatiss signe ici plutôt le côté sombre et évite donc de trop amuser son public. Ces petites poupées en bois (qui sont au fond des êtres humains) sont bien flippantes et leur emploi reste peut être trop rudimentaire mais j'ai bien aimé qu'on n'en fasse pas des tonnes autour. Cela permet pas la même occasion de gagner en moments touchants.

Ainsi, "Night Terrors" est pour moi un très bon épisode, il offre une histoire qui permet de se reposer un petit peu après les grandes révélations de l'épisode précédent et de prendre le temps de se concentrer sur une histoire moins joyeuse et plus frappante en son propre sens. Finalement, je ne suis pas déçu de cette reprise pour le moment alors que la première partie de la saison m'avait presque déçu en partie à cause d'un seul et unique épisode ennuyeux qui avait tué le rythme. Le prochain épisode est plus que prometteur, hâte de voir ce à quoi il va ressembler. Mais Doctor Who ne perd donc pas sa vocation de divertissement familial encore une fois, et surtout de série qui rend accessible l'univers fantastique qu'elle dépeint depuis près de cinquante ans maintenant. Sans compter le cliffangher très prometteur...

Note : 8/10. En bref, un épisode tout en simplicité qui nous propose une relecture des plus réjouissante des mythes de notre enfance du monstre dans le placard.

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