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Critiques Séries : Doctor Who. Saison 7. Episode 9. Hide.

21 Avril 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : UK

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Doctor Who // Saison 7. Episode 9. Hide.


On devait à Neil Cross (Luther) l'un des meilleurs épisodes de la série depuis un petit bout de temps à mes yeux (le 2.07 "The Rings of Akhaten"). Et cette semaine nous le retrouvons aux commandes d'un tout nouvel épisode de Doctor Who, "Hide", tout aussi agréable lui aussi. Enfin, je ne l'élève pas au rang de chef d'oeuvre comment le précédent, mais il était bien meilleur que l'épisode précédent, rongé par la déception. Pour son histoire, Neil Cross a pris une histoire de fantômes dans un vieux manoir (celui de Caliburn House). Autant vous dire tout de suite que je n'étais pas forcément très réjouis que l'on se retrouve avec une histoire aussi classique. Et finalement, ce n'était pas du tout une déception. Je dirais même que c'était tout le contraire. Un bon épisode comme Doctor Who sait les faire. Indépendant certes et c'est son gros défaut, mais permettant encore une fois de mettre en scène le Doctor et son acolyte Clara. Au début tout est présenté de façon assez étrange et nous ne savons pas vraiment dans quel monde nous sommes.

Une fois le Docteur et Clara débarqués au détour d'un "We are searching for ghosts" - "We are the ghost busters" que j'ai adoré et qui permet de voir que Doctor Who n'a pas perdue de son humour, on se délecte alors très rapidement du charme de ce manoir dans lequel l'histoire nous plonge. Je ne m'attendais pas du tout à trouver tout cela aussi passionnant et finalement, derrière quelque chose d'assez classique se cache un épisode beaucoup plus complexe. Bien évidemment, si au début nous sommes dans quelque chose de très rudimentaire (bien que cela ne soit pas un défaut, la sobriété a toujours été une bonne chose pour lancer un sujet plus complexe par la suite), rapidement l'univers de la série refait surface et donne alors une toute autre dimension à l'épisode. Le twist, que je n'avais pas vu venir, change alors la donne et lance l'épisode dans une toute nouvelle direction. D'autant plus que c'est derrière ce genre de révélations que se cache vraiment quelque chose de très charmant. J'ai été envouté, littéralement.
vlcsnap-2013-04-21-14h27m26s125.pngEn plus de ça, Doctor Who n'oublie pas de réagir au travers de petites citations ciselées et bien choisies à tout ce qui l'entoure. C'est sans compter sur quelques échos aux saisons précédentes qui permet de faire un lien particulièrement intelligent avec l'histoire de la série. On peut dire qu'au fond c'est ce qu'il manquait dans la plupart des épisodes de Doctor Who (bien que nous ayons retrouver des créatures mythiques dans les Daleks ou encore la créature de l'épisode précédent). Ce n'était pas suffisant à mes yeux. Il me faut toujours plus mais c'est la faute de Steven Moffat qui nous a appris à constamment en demander plus. Sa saison précédente était tellement garnie que celle ci parait presque décrépie à côté. Ce n'est pas un reproche non plus car il y a une grosse part de sobriété qui me plait dans ces épisodes (bien que certains soient de vraies déceptions). Je n'oublie pas non plus Dougray Scott (Desperate Housewives) que l'on retrouve ici sous les traits d'Alec Palmer ou encore Jessica Raine sous les traits d'Emma Grayling.

Doctor Who continue donc d'inviter des acteurs et actrices anglaises connus mais également de qualité pour fournir son casting et ses épisodes. Neil Cross a ici offert un épisode très abouti, peut être même un peu plus que son "The Rings of Akhaten" mais au fond, j'ai préféré le 2.07 car il était une association de choses qui m'ont bouleversé comme rarement depuis un bout de temps devant cette série. La grande question est de savoir maintenant si avec le retour du Doctor Who comme on ne peut que l'adorer va nous offrir de bons épisodes par la suite. Le fait que la saison soit aussi décousue me laisse logiquement perplexe vis à vis de ce que l'on peut attendre étant donné que l'on passe du coq à l'âne.

Note : 8.5/10. En bref, du Doctor Who comme on ne peut que l'aimer.

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