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Critiques Séries : Dracula. Saison 1. Pilot.

26 Octobre 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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Dracula // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Pour le lancement de Dracula, Jonathan Rhys Meyers a confié « I was horrified The Tudors lasted so long ». En somme, pour lui, faire des séries est difficile. Du coup, je me demande s’il voudra faire plus d’une saison de Dracula (et ce même si de toute façon il est contractuellement lié à la série maintenant). Dracula est une figure assez importante de la culture vampirique et je dois avouer que cette série m’intéressait au début avant que je ne vois les premières images et déchante très rapidement. Créée par Cole Haddon (dont c’est le premier essai), cette série tente trop bien que mal de nous plonger dans un univers sombre. La série ne cherche malheureusement pas à nous offrir quelque chose de suffisamment fun. C’est esthétiquement parlant plutôt excitant (sauf pour ce qui est lens flare lors de cette magnifique scène d’ampoules éclairées). Ce qui est tout de même assez étonnant c’est le fait que dans toutes les histoires de vampires développées ces dernières années, il n’y avait pas de Dracula. Comme si le pauvre avait été laissé au passé pour faire quelque chose de nouveau.

Dracula arrive dans le Londres de l'époque Victorienne, affirmant pouvoir y apporter la science moderne. En réalité, le célèbre vampire y est venu se venger de ce peuple qui a ruiné sa vie quelques siècles auparavant. Mais son sombre dessein est contrarié par... une jeune femme, dont il s'éprend éperdument et qui semble être la réincarnation de sa défunte épouse.
vlcsnap-2013-10-26-12h16m43s110.pngAvant tout de chose j’aimerais saluer le fait que Dracula ne cherche pas à devenir une série où l’on boit du sang à longueur de journée. Du coup, il faut remplir la série. Le premier épisode nous offre des histoires de conspirations, de réincarnation, d’énergie alternative, etc. Cela permet de donner un peu d’envergure à l’historie qui ne peut pas tourner uniquement autour de Dracula alors que ce dernier s’est réincarné en Alexander Grayson, un visionnaire américain. Cette plongée dans l’Angleterre victorienne est plutôt jolie. Même si tout n’est pas parfait, par moment la série parvient à injecter quelques bonnes trouvailles. Mais finalement on ne sait pas vraiment quoi attendre de cette série à l’issue de ce premier épisode. Il y a de bonnes idées c’est certain mais finalement la série ne cherche pas à créer de sentiment de danger autour de son héros. Bien qu’il veuille faire tomber l’Ordre, j’ai du mal à comprendre la quête de Dracula. Il n’y a rien à redire au sujet de Jonathan Rhys Meyers qui est pile poil ce que l’on peut attendre de l’acteur. Et puis de toute façon on ne peut pas dire que le reste du casting laisse une impression mémorable.

Je n’ai jamais lu l’oeuvre de Dracula de Bram Stoker. Certainement une erreur étant donné que j’aime beaucoup les histoires de vampires (et que j’ai lu la saga des Twilight à la place). Ce premier épisode est donc en partie décevant, laissant une impression de série qui a du mal à exploiter ses forces. Je serais là pour la suite en espérant que cela puisse prendre une forme beaucoup plus jouissive par la suite. De toute les histoires de vampires que j’ai pu voir en séries, celle-ci avait pourtant l’atout d’être plus mûre, plus mature. Fort heureusement que Trevor Morris (The Borgias) s’est occupé de ce premier épisode car il parvient à donner du cachet à la série. Dracula s’inscrit en cette rentrée dans un genre qui semble fonctionner (The Originals sur The CW, Sleepy Hollow sur FOX). J’espère pour NBC que celui-ci est le bon cheval. Il faudrait peut être donner un peu plus de personnalité à Jonathan Harker, ce journaliste que Dracula utilise pour sa cause. Le personnage est bon mais pas assez curieux.

Note : 4.5/10. En bref, en partie décevant ce premier épisode se laisse empêtrer dans quelque chose de beaucoup trop sérieux et pas suffisamment fun.

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