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Critiques Séries : Hostages - Bnei Aruba. Saison 1. BILAN (Israël).

10 Avril 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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Hostages - Bnei Aruba // Saison 1. 10 épisodes.
BILAN


Je pense sincèrement que l’on peut remercier Canal + de nous avoir permis de voir la version originale de Hostages. Quand on voit le résultat de la version américaine lancée en septembre dernier et qu’on la compare à cette série, je dois avouer que le contraste est énorme. Surtout que cette série est très différente malgré le fait que la trame soit la même. Je me demande pourquoi la version de CBS n’a pas choisi d’aller plus loin et notamment en donnant aux personnages les intrigues que l’on peut voir dans cette version là. Créée par Omri Givon et Rotem Shamir, cette série fonctionne terriblement bien dès le début. On nous plonge dans une famille différente des familles formatées américaines et le casting est en plus de ça bien plus convainquant ici que dans le remake (et pourtant, je ne connais personne). Ce qui est assez drôle c’est de voir que la série originale (qui est celle-ci) a débuté après le lancement de la version américaine puisque c’est en octobre 2013 que Hostages fût lancer sur Channel 10. Peu importe, CBS a copié le concept et en a fait un truc terriblement mauvais. La famille Danon est une famille intéressante car elle a les réactions logiques d’une famille tout en restant assez intelligente. Notamment Yael, la chirurgienne qui doit opérer le Premier Ministre israélien.

Le premier épisode était plus ou moins le même que la version américaine si ce n’est qu’il était beaucoup plus intelligent et moins axé sur l’esthétique. Les dialogues étaient donc bien pensés et les personnages bien présentés. Rapidement on a donc envie de voir la suite. J’ai par la suite dégusté les neuf autres épisodes composant la première saison et je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il ait un cliffangher. Aux Etats-Unis, Hostages nous avait été vendue comme une série anthologique. Du coup, à chaque nouvelle saison, la prise d’otages allait être totalement différente. Pour ce qui est de cette version, l’épilogue certes excellent était très différent. Notamment car Yael va croire avoir tuer le Premier Ministre mais qu’en plus de ça elle va permettre par la suite d’enfermer l’homme dans son propre cauchemar (retrouver la femme qu’il a violé quand celle-ci n’était pas encore majeur). On retrouve ici plus ou moins l’histoire du Président dans la version américaine mais en beaucoup moins lourd. Notamment car le scénario est ici plus fluide, plus cohérent et qu’il ne cherche pas à créer la théorie de la conspiration à tous les coins de rue.
36782.jpgSurtout que Hostages n’est pas une série tape à l’oeil. Au contraire, on suit donc le destin de tous les personnages, que cela soit la famille Danon qui tente de s’en sortir ou encore les preneurs d’otages qui vont eux aussi rapidement prendre conscience du fait que finalement, ce n’est pas une très bonne idée que de kidnapper cette famille. Des liens se tissent. A commencer par la fille Danon qui va se lier avec l’un des ravisseurs. Il faut dire que ce dernier est tombé sous son charme. Mais ce n’est pas vraiment réciproque dans le sens où elle est déjà amoureuse d’un autre garçon dont elle est surtout enceinte. La série nous épargne donc pas mal de mésaventures (notamment le petit ami ennuyeux que la fille n’aime pas, etc.). Certes ce n’est pas la même culture et du coup il n’y a pas la même approche mais c’était malgré tout intelligent et suffisamment rythmé (notamment dans l’épisode 1.08 quand le petit ami se fait renverser par une voiture). Durant les dix épisodes, les otages vont tenter de s’évader. Ils vont même réussir par moment avant de rapidement se rendre compte qu’il y a des pièges de partout.

J’aime bien Ayelet Zurer, l’actrice principale qui incarne le rôle de Yael. On a pu voir l’actrice récemment dans Man of Steel (dans le rôle de Lara Lor-Van) ou encore dans Munich ou Anges & Démons. L’actrice est bien plus convaincante que Toni Colette par exemple mais en plus de ça on a envie de croire à son histoire. Surtout qu’il y a énormément de bonnes choses et c’est ce qui fait le charme de cette série. Je pense aussi au fil. Exit l’intrigue de la drogue, dans Hostages il vend les tests de Bac Blanc au lycée. C’est bien plus crédible et surtout plus intéressant. Le père de la famille ce n’est pas un acteur connu j’ai l’impression car il est très rapidement remisé (contrairement à la version américaine où étant donné que Tate Donovan est connu, il fallait se servir de lui même si ce n’était pas nécessaire). Finalement, cette première saison de Hostages était convaincante dans son ensemble et me donne envie de voir la suite (même si je n’ai aucune information à ce sujet). Ce serait en tout cas amplement mérité. Je ne me suis pas ennuyé et à chaque nouvel épisode j’avais envie d’enchaîner le suivant (et je n’ai pas pratiqué de binge-watching mais j’ai suivi scrupuleusement la diffusion Canal +).

Note : 7/10. En bref, une série thriller efficace, bien construite et bien interprétée.

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