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Critiques Séries : House of Cards. Saison 1. Episodes 6 et 7.

24 Février 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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House of Cards // Saison 1. Episodes 6 et 7. Chapter Six / Chapter Seven.


Les choses évoluent d'une façon toujours aussi fascinante dans House of Cards. Pour ces deux épisodes, nous avons encore une fois une belle pléiade de personnes comme David Fincher qui supervise de façon toujours aussi intelligente sa série, et puis nous avons aussi des réalisateurs chevronnées comme Joel Schumacher ("Chapter Six") et Charles McDougall ("Chapter Seven") à qui l'on doit notamment les pilotes de Desperate Housewives et The Good Wife. Une pointure des séries en somme. Mais au delà du style de réalisation, de l'ambiance qui est créée, c'est aussi un script passionnant que House of Cards nous offre chaque semaine. Les petites histoires de chacun prennent toutes une forme que je n'attendais pas forcément. Notamment vis à vis de Francis Underwood. Ce personnage est toujours aussi fun à suivre et Kevin Spacey lui donne un ton particulièrement subversif que j'aime beaucoup. Durant "Chapter Six" par exemple, il va encore une fois recourir à de sales tactiques dans la lutte avec l'Union des enseignants. Mais finalement, ce n'est pas forcément ce qu'il y a de plus intéressant dans House of Cards.

Bien que je trouve tout de même cette séquence télévisée où Francis se retrouve confronter à sa femme était assez bien trouvé. Je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il soit mis en face de ses doutes mais aussi de sa personne de cette façon. Car chez Francis, je ne vois pas du tout quelqu'un qui est mal vu par l'opinion mais au contraire, comme quelqu'un qui fait le bien. Alors que l'on sait pertinemment qu'il n'a guère à faire des bonnes choses et surtout des règles. Il veut et obtient toujours ce qu'il veut. Enfin, c'est bien évidemment ce qu'il veut croire. Cet épisode permet aussi de revenir sur la relation entre Francis et Claire. Je trouve toujours cette relation étrange, et ambiguë. Surtout que l'on sent qu'elle n'est pas forcée. On dirait plutôt que les deux personnages sont devenus des collègues de travail plus que des gens mariés. J'aimerais bien que l'on en découvre un peu plus de cette histoire, étant donné que des deux côtés, il y a une relation volatile entre les deux personnages.
vlcsnap-2013-02-24-00h12m26s145.pngvlcsnap-2013-02-24-00h08m33s122.pngMaintenant, que faut-il attendre de ces deux là. Surtout quand l'on sait pertinemment que Francis passe son temps avec Zoe Barnes. Une autre relation étrange mais qui devient étrangement de plus en plus fascinante. Je ne m'attendais pas du tout à commencer à les apprécier étant donné que dans ma critique des deux épisodes précédents je disais le contraire. Mais le scénario est tellement pervers qu'il parvient à me donner envie de choses que je ne croyais pas vraiment nécessaires. Et pourtant, cette relation est bien plus intelligente. Elle est certes professionnelle d'un côté, surtout car Zoe a besoin des informations de Francis, et Francis a besoin de Zoe afin de s'accorder les bonnes grâces de la presse. Notamment quand il va tenter de changer la donne durant "Chapter Six". Le scénario est suffisamment fluide pour nous offrir de quoi nous restaurer sans s'ennuyer. Peut être que par la suite, House of Cards aura encore plus de choses à raconter autour de ce triangle amoureux.

Durant "Chapter Seven", Francis et Zoe continuent d'être au sommet de leur forme. Entre cunilingus et tire bouchon avec un stylo, moi je dis bravo. Je me demande cependant jusqu'où House of Cards peut aller. Il y a tellement de choses à faire que j'ai peur qu'elle s'éparpille avec cette histoire romancée. C'est pour le moment fougueux et intelligemment écrit, mais il faut que cela reste comme ça. Et pas que cela prenne l'ampleur d'une The Newsroom par exemple. D'un autre côté, Peter Russo est un personnage qui continue de m'intéresser par son histoire un peu rocambolesque. Bien qu'elle soit plausible, je trouve qu'il aurait surement fallu le faire tomber encore plus bas. Mais ce n'est bien évidemment que mon humble avis. Dans "Chapter Six", il se décide à se présenter en tant que Gouverneur de Pennsylvanie. Un poste ambitieux, mais qui n'est pas nécessairement fait pour un homme comme lui. Qui plus est, il devra se confronter à ses démons dans "Chapter Seven" aussi bien devant la presse (l'interview de Janine était un classique réussi) que dans ses réunions d'anonymes où Francis garder un oeil discret.
vlcsnap-2013-02-24-00h11m17s231.pngvlcsnap-2013-02-24-00h13m10s73.pngPeter Russo parvient donc durant ces deux personnages à étoffer un peu plus son personnage sur la voix de la rédemption alors que durant les deux épisodes précédents, la série jouait sur sa déchéance. Une idée qui ne perd pas de piquant pour le moment mais il va falloir faire attention à ce que l'intrigue tienne la longueur. Je me demande bien de quoi sera fait le futur. C'est ça qui m'intrigue dans House of Cards. Je ne vois pas comment ils peuvent encore faire évoluer plus les choses. C'est finalement mystérieux comme série. Doug Stamper prend une place toute trouvée dans l'histoire de Russo finalement. J'aimerais bien que les deux personnages entrent en confrontation prochainement. Ce serait intelligent de faire ça, et comme nous sommes chez Fincher, l'exploitation des dialogues est importante. Un peu comme Doug et l'histoire de cette prostituée qu'il tente d'aider. C'est ambigue tout cela et pourrait avoir un lien avec Russo. J'ai hâte de voir la suite (mais je me prive en ne regardant que deux épisodes par semaine).

Note : 8/10. En bref, deux épisodes sur la brèche. Une série qui n'a pas peur des mots et les exploite de façon intelligente.

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