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Critiques Séries : House of Cards. Saison 1. Pilot.

3 Février 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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House of Cards // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Après Lilyhammer (avec Steven Van Zandt) qui était sa première production originale, Netflix a fait appel à un grand Monsieur du cinéma : j'ai nommé David Fincher, pour lui offrir une toute nouvelle série : House of Cards. Tellement emballée par le pitch, le service de vidéo à la demande a commandé 26 épisodes qui seront divisés en deux salves de 13. Créée par Beau Willimon à qui l'on doit le très bon Les Marches du Pouvoir (de et avec George Clooney), House of Cards est une belle et bonne surprise. En effet, dès les premières minutes nous sommes plonger dans l'univers de David Fincher (le rapport à la caméra, le grain dans la réalisation) et pour cause, c'est lui qui s'est chargé de réaliser le premier épisode. Pas bête, il a surement voulu donner à la série toutes les chances de séduire un public. Tout en lui donnant aussi ce côté très cinématographique. Bien que cet aspect là de la série ne soit pas le plus important, il n'en reste pas moins l'un des plus séduisant dès les premières minutes.

Frank Underwood, homme politique rusé et vieux briscard de Washington, est prêt à tout pour conquérir le poste "suprême"...
vlcsnap-2013-02-03-00h08m00s245.pngvlcsnap-2013-02-03-00h13m17s89.pngPuis après nous faisons connaissance avec les personnages et notamment Francis Underwood, cet homme politique rusé incarné par un Kevin Spacey (Usual Suspects) brillant qui passe son temps à s'amuser plus qu'autre chose. Mais c'est aussi ce qui me plait. Durant 50 minutes nous allons le voir jouer avec la caméra (notamment quand il intervient pour parler aux téléspectateurs). Mais le personnage qui m'a le plus plu n'est pas le sien, il s'agit de Zoe Barnes (incarnée par l'excellente Kate Mara - American Horror Story, Entourage -). La journaliste de la série qui va s'amuser à mettre en oeuvre toute la stratégie de Francis Underwood. En tout cas, son côté jeune prodige et surtout qui est prête à tout va de pair de avec le personnage politique qu'elle a en face d'elle. J'ai aussi beaucoup aimé, bien qu'elle ne soit pas très présente, Constance Zimmer (Grey's Anatomy, Boston Justice, Entourage) qui, dans le rôle d'une autre journaliste était tout aussi convaincante et me donne envie d'en voir beaucoup plus.

On sent que les enjeux sont différents avec chacun des personnages mais chacun a aussi une place. Sans compter sur le rapport avec la modernité et la technologie qui a une part assez importante dans la série sans que l'on ne s'en rende compte. Et quelque chose de discret, les références que Fincher fait à sa filmographie (The Social Network avec le tableau d'aviron par exemple). Rien à redire, c'est beau, c'est intéressant et raconté avec passion. Pour le moment c'est un premier épisode curieux qui me rappelle une toute autre série politique malheureusement annulée : Boss. Sans pour autant que cela soit fait de la même façon et que les personnages ne soient les mêmes. Mais je pense que je pourrais aussi saluer la très courtoise Robin Wright, sa coupe de cheveux et ses lunettes me rappelant donc Kitty (Kathleen Robertson) dans… Boss. Allez, je m'en vais me plonger dans les douze autres épisodes que Netflix a balancé d'un seul coup, tel un parpaing dans l'eau.

Note : 8.5/10. En bref, soigné et passionnant, un pilote aux allures de série fascinante. Il ne manque plus que la suite pour nous éblouir.

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