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Critiques Séries : House. Saison 8. Episode 7. Dead and Buried.

22 Novembre 2011 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : House

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House // Saison 8. Episode 7. Dead and Buried.


Le truc avec House c'est que le médical pur ne fonctionne plus. On sait pertinemment qu'il ne faut pas faire fonctionner la série uniquement sur des cas médicaux chaque semaine. Cela fait déjà deux épisodes que la série se repose sur des guests souvent de seconde zone - Wentworth Miller - et donc de mauvaise qualité, et des guests de meilleur ordre - Jamie Bamber - et de meilleure qualité. Ce nouvel épisode se divise en deux. La première partie se concentre sur une jeune fille de 14 ans qui semble être atteinte d'un dédoublement de la personnalité suite à un traumatisme lié à la mort de de son père dans un accident de voiture. Le cas était suffisamment émouvant pour tomber légèrement dans le pathos. Bien sûr il y a le coup classique des épanchements sanguins, un coup déjà joué tellement de fois qu'il ne surprend plus. Dommage car la série aurait pu se servir de ce cas comme d'un truc plus psychologique que réellement médical pur. Surtout que le parallèle avec House et l'obsession qu'il délivre dans cet épisode aurait pu être excellent. L'équipe travaille bien, un peu trop bien. Je connais House, cela fait 8 ans que je regarde la série, donc il est difficile de me surprendre désormais. J'attends un truc en plus dans les cas médicaux désormais.

Le second cas c'est la curiosité de House qui le donne. En effet, ce dernier développe une obsession sur la résolution d'un cas : la mort d'un enfant de 4 ans. C'est là que l'épisode devient plus intéressant et surtout moins manichéen. On connait l'obsession de House pour sauver des vies, c'est un excellent médecin, et il cherche des réponses, mais c'est efficace. Sortir le personnage de son environnement - le Plainsboro - et le faire voyager dans cet environnement très touchant à la fois plus nous mais aussi pour lui. L'émotion est là, et la fin de ce nouvel épisode est d'ailleurs terriblement efficace. Aussi bien musicalement, qu'au niveau de la réalisation et du ton. House a t-il des sentiments ? C'est la question que l'on peut bien se poser. Il n'a pas chercher des réponses à un cas médical pour rien, et surtout, il veut aider ce jeune père à trouver la paix. Cette partie de l'épisode sera aussi un moyen pour créer des interactions avec Wilson d'une part, et avec Foreman d'autre part. Pour ce qui est de Foreman il tente de trouver des solutions. Cuddy arrivait à canaliser House, sans le contrôler - ce que tente de faire Foreman -. Le changement est finalement là, et surtout, permet de trouver de nouvelles choses à faire. Le dernier moment de l'épisode était significatif d'un changement plutôt réussi.
vlcsnap-2011-11-22-18h36m08s31.pngHouse travaille cette saison sur ses personnages. On le voit bien, et surtout, elle n'a plus rien d'autre à faire - ce qui au fond est bel et bien dommage -. Cet épisode permet donc aussi de faire interagir House et Wilson. Les scènes entre les deux personnages sont bonnes et alors que Wilson n'avait pas vu son ami depuis un an - depuis son incarcération donc -, j'ai toujours l'impression qu'il est le même. La seule chose qui a changé, c'est cette volonté qu'il n'a plus de chercher ce qui ne va pas chez son ami. Ainsi, cet épisode était plutôt bon, pour la simple et bonne raison qu'il sort House de son cocon et arrive à lui donner des ailes. Le confinement hospitalier n'a jamais été une bonne chose pour lui, et on voit très bien ce dont la série est capable quand elle n'est plus totalement au Plainsboro - notamment l'an dernier avec l'épisode à House prend du bon temps, ou encore le season 5 première dans l'hôpital psychiatrique, etc… parmi tant d'autres -. House, après son coup de mou, retrouve ses lettres de noblesses. Je dirais bien que c'est le meilleur épisode de la saison, et ce malgré le cas médical un peu pathos qu'il y a en surplus et qui gâche un peu notre plaisir.

Note : 8/10. En bref, joliment écrit, interprété. Reste juste un bémol sur le cas médical sous-jacent.

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