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Critiques Séries : Matador. Saison 1. Episode 3. Idol Worship.

6 Août 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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Matador // Saison 1. Episode 3. Idol Worship.


Matador est une série particulièrement simpliste. Après en avoir critiqué le fond particulièrement ridicule, je dois avouer que j’ai toujours envie de revenir afin d’en voir plus. C’est l’effet pervers de ce genre de séries qui ne cherchent pas à faire grand chose d’exceptionnel mais qui délivrent malgré tout ce que l’on peut attendre de leur part. Matador n’a de toute façon jamais énoncé sa volonté de faire quelque chose de plausible, donc forcément le spectacle reste intacte. Cependant, il me manque quelque chose pour le moment c’est la plongée dans le monde du football. Certes Bravo enquête mais j’aurais bien aimé que l’on voit un peu plus de l’aspect footballistique de la série. C’est quelque chose qui a énormément de potentiel et qui pourrait me donner encore plus encore de revenir. Car mine de rien, le monde du football européen a beau ne pas forcément me passionné à l’écran sauf pour les grands évènements, c’est un milieu que j’aime bien dans les fictions. Je me souviens encore du fait que j’avais adoré Goal naissance d’un prodige par exemple. Dès le début cet épisode cherche à nous montrer que l’on est plus tôt dans une d’espionnage avec de la démonstration d’arts martiaux qu’autre chose. L’arrivée de cet homme, masqué, prêt à injecter une substance dans le corps de Bravo, c’était tout de même assez jouissif.

Disons que Matador est le genre de série qui sait très bien y faire avec ce genre de moments. On a donc une petite scène d’action, parfois un peu amusante, qui implique aussi une volonté de rapidité et de nous garder éveillé. Le face à face final de l’épisode précédent n’apporte pas grand chose dans cet épisode si ce n’est que forcément, il fallait que cela finisse dans un lit afin que Noah se demande « How is he event do that ? ». C’est un vrai running gag Bravo et les femmes pour Noah mais je dois avouer que j’adore ça. Surtout que ce la fonctionne très bien et que l’on a forcément envie d’en voir un peu plus de tout ce beau monde. Du point de vue d’Alfred Molina, je suis parfois un peu déçu. Si l’acteur et son personnage sont importants dans la série, j’aimerais qu’ils en fassent un peu plus, surtout que Alfred Molina est clairement capable de beaucoup mieux dans ce qu’il peut entreprendre. Mais le but n’est pas forcément de faire de Matador une série nuancée alors vu comme ça, je peux comprendre la réticence (s’il y en a bien une, forcément). Et Margot dans tout ça ? Elle va troubler encore une fois Bravo. Ce dernier tombe dans tous les pièges féminins mine de rien alors forcément.
vlcsnap-2014-07-31-12h46m49s48.jpgTout ce que la série tente de faire avec elle n’a pas grand intérêt pour le moment, cela permet juste de préparer le terrain pour la suite. Mais il faut se concentrer à nouveau sur le football, sur Andres Galan et surtout sur cette fin de l’épisode et sa volonté de construire une armée qui pourrait permettre à Matador de sortir un peu de son schéma habituel. Car tout ce qu’elle met en oeuvre pour le moment, semble sortir tout droit d’un schéma vu et revu dans le monde des séries. Reste cependant une question : à quoi servent les équipes de la CIA qu’il y a derrière ? Je dirais bien à rien mais dans un sens ils tentent aussi de donner une cohérence (très légère) à ce que peut entreprendre Bravo. Dans les prochains épisodes ils vont devoir éviter de trop sortir du schéma du football pour le moment, afin que l’on nous permette de voir qu’au fond, le but de Matador c’est aussi de nous montrer ce monde du football que l’on ne connaît pas nécessairement. Enfin, avec le regard de scénaristes qui se moquent complètement de la réalité et qui préfèrent largement s’amuser avec nous. C’est un choix et je le respecte, surtout que l’on ne peut pas dire que cela ne fonctionne pas dans sa globalité. Bien au contraire, il y a largement de quoi faire mine de rien.

Note : 5.5/10. En bref, peut-être un peu moins bon que ce à quoi Matador nous avait habitué jusque là.

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