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Critiques Séries : Matador. Saison 1. Pilot.

11 Juillet 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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Matador // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Alors que El Rey a déjà renouvelé Matador pour une saison 2, j’avais hâte de voir ce que cette série pouvait donner. En effet, associer le monde de l’espionnage (un genre que j’adore tout particulièrement) avec le monde du football européen (un autre monde que j’aime bien, dans les fictions) était une brillante idée. Le résultat n’est pas parfait mais il y a du potentiel, surtout qu’il ne faut pas prendre cette série au premier degré si l’on veut s’amuser un petit peu. Créée par Roberto Orci (Fringe, Hawaii Five 0), Andrew Orci, Jay Beattie (The Event, Revenge) et Dan Dworkin (The Event, Revenge), Matador associe des personnes qui étaient clairement faites pour se rencontrer. Un retrouve donc un maître du fun et du second degré mais également deux scénaristes qui sont beaucoup plus doué pour tout ce qui est soap. Pour le coup, la confrontation de l’univers du foot et de l’espionnage est pile poil ce que je pouvais attendre, à mis chemin entre quelque chose de terriblement fun (scènes d’action à profusion, dialogues pas très recherchés mais amusants, etc.) mais aussi de légèrement réfléchi. Car justement, l’un des atouts de cette série c’est de nous permettre d’entrevoir des pistes pouvant rendre le spectacle beaucoup plus passionnant que l’on ne pourrait le penser.

Antonio "Montador" Bravo est une star de football populaire et profite de ses talents pour sportifs pour séduire des femmes. Mais Antonio mène une vie secrète. Il est agent secret et travaille pour la CIA. Sa notoriété lui permet d'obtenir les informations les mieux gardées. Cette double vie le pousse à prendre des décisions difficiles notamment sur sa vie privée.
vlcsnap-2014-07-11-01h33m52s194.jpgAfin de mettre tout cela en scène, El Rey, la chaîne créée par Robert Rodriguez, s’est permise de mettre son manitou aux manettes. On retrouve donc l’esthétique de Robert Rodriguez mais avec quelque chose de légèrement plus sobre. Certes il y a toujours les filtres jaunes mais la série ne cherche pas à tomber dans le registre de la mauvaise parodie gore comme cela pouvait être le cas avec l’adaptation en série de From Dusk Till Dawn (dont la première saison est partie en sucette au fil des épisodes). Fort heureusement pour nous, Matador a beaucoup plus de potentiel et elle nous le prouve au travers d’un pilote tout à fait honorable car cela ne se prend pas au sérieux. Que cela soit Alfred Molina (Spiderman 2) qui semble s’amuser comme un petit fou, celle qui incarne le rôle de sa fille qui aimerait bien se retrouver prise en sandwich entre des footballeurs, etc. Il y a tellement de choses que j’aime bien dans une série qui ne cherche pas à se prendre au sérieux. Surtout une série de ce genre là qui très justement, fonctionne à merveille. Au fond, ce pilote fait tout ce que j’attendais de la part de cette série malgré quelques faux pas narratifs qui ne rendent pas toujours l’histoire crédible.

Mais au fond, les règles ce n’est pas le fort de la série. Cette dernière préfère alors se concentrer sur un aspect plus amusant de son histoire : son héros et c’est tout à son honneur. De ce point de vue là j’aime bien Antonio Bravo, c’est quelqu’un qui a tout pour être à la fois un héros charismatique mais aussi un homme d’action et un homme de terrain (de foot). J’ai toujours aimé le monde du football européen dans les séries. On avait déjà pu le voir au travers de Femmes de Footballeurs que je dois être l’un des rares à avoir adorer (sans honte) même si sur la fin cela devenait légèrement vide. Il y a aussi des questions qui sont posées sur le monde du football et notamment sur la place de l’argent. C’est une bonne chose si Matador creuse cet aspect et devient une série un peu critique. Car le monde du football en a bien besoin à mon humble avis. Diffusée en plein été, Matador a trouvé sa case parfaite. Elle saura très bien me faire frissonner au rythme de ses petites intrigues bien sympathiques à droite et à gauche. Cela pourrait donc devenir même très plaisir de voir ça tout l’été si ce pilote n’est qu’une mise en bouche.

Note : 6/10. En bref, malgré quelques fautes, ce pilote est plutôt sympathique et délivre ce que l’on pouvait attendre de Matador. Surtout que la série s’assume dans sa folie et son humour.

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