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Critiques Séries : Package Deal. Saison 1. Pilot (Canada).

19 Juin 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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Package Deal // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Andrew Orenstein, scénariste de Tout le monde Déteste Chris ou de Malcolm était de retour avec Package Deal, une comédie canadienne de City. La base de Package Deal n'a rien de bien originale. C'est une comédie tout à fait classique qui se repose donc sur quelque chose d'un peu déjà vu. La seule chose qui pouvait réellement changer cette comédie était son casting et je dois avouer que je n'ai pas trouvé ça exceptionnel non plus. Les gags sont assez classiques dans leur ensemble (notamment vis à vis de la relation entre Danny et Kim). Il y avait pourtant des choses bien plus intéressantes à faire mais je n'ai pas réussi à accrocher. D'une part à cause de Danny. Le personnage principal de Package Deal aurait pu être quelqu'un de bien plus intelligent, et surtout intéressant sauf que Randal Edwards (Degrassi, The Killing) ne sait pas vraiment dans quelle direction aller avec son personnage. On s'ennui donc durant une bonne partie de l'épisode. Et pourtant, l'apparition d'Eugene Levy (American Pie) aurait pu faire un bon sidekick comique pour le reste du casting.

Quand Danny et Kim commencent à se voir, cela semble trop beau pour être vrai. Avocat charmant et célibataire, celui-ci est un beau parti. Elle découvre alors qu'il est déjà impliqué dans une relation avec Sheldon et Ryan, deux frères plus âgés dont il est resté très proche. Danny grandira-t-il suffisamment pour devenir indépendant ? Ou Kim devra-t-elle accepter de prendre son bien-aimé avec son "package" familial ?
vlcsnap-2013-06-19-10h08m47s212.pngAvec un manque total d'originalité, Package Deal pouvait séduire avec l'association des trois frères. Si deux ou trois scènes sont assez correctes (il faut dire ce qui est, comme la scène dans la voiture par exemple), j'ai eu l'impression d'avoir déjà vu ça en bien mieux ailleurs. Comme dans Men at Work par exemple. Il y a une dynamique similaire sauf que l'alchimie entre les membres du casting n'est las là. Le casting est complété par Jay Malone (Worst Week, Struck) qui n'a pas grand chose d'original. Le seul personnage un peu loufoque c'est Sheldon, incarné par Harland Williams (Les fumistes, Dumb & Dumber). Derrière son côté très cliché il n'était pas totalement dénué d'humour ("I watched Eat, Pray, Love. It made me Puke, My, Brunch"). Au fond c'est peut être le seul personnage qui vaut la peine. Pour autant, je n'ai pas du tout envie de voir la suite de Package Deal. Cette comédie a peut être de quoi s'améliorer par la suite, mais je n'ai pas envie de perdre du temps avec quelque chose que j'ai déjà vu des milliers de fois ailleurs. On était en droit d'attendre bien mieux d'un scénariste de deux très bonnes comédies.

En plus de ça, les histoires des divers personnages sont à la peine. On sent que les personnages manquent de choses à nous raconter. On tente alors de nous gaver de répliques pas vraiment drôles (notamment la scène au café à la fin du film sur la comparaison avec Notting Hill). Ce manque d'originalité chez Package Deal tend finalement à nous prouver qu'il y a des chaines de télévision suffisamment fainéantes pour commander quelque chose qui n'apporte aucune valeur ajoutée. Je suis certain qu'avec plus d'ambition nous aurions pu avoir une série bien plus intéressante. C'est dommage qu'ils n'aient pas voulu aller plus loin mais je crois que de ce point de vue là, City voulait d'une comédie qui ne se prend pas la tête avec quoi que ce soit et qui puisse entrer dans un moule préconçu. Celui d'une série sans véritable âme qui se contente de mettre en scène ce que le genre comique fait de plus médiocre ces dernières années. Les comédies masculines sont en pannes, et ce malgré de bons essais ces dernières années (Men at Work, Traffic Light, Man Up).

Note : 2/10. En bref, en plus de ne pas faire décrocher de sourire, Package Deal passionne autant qu'un tissage de tapisserie.

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