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Critiques Séries : Parenthood. Saison 5. Episode 14. You've Got Mold.

25 Janvier 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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Parenthood // Saison 5. Episode 14. You’ve Got Mold.


Je dois avouer que je suis assez surpris (en bien) de la direction que prend cette saison mais la scène finale de cet épisode où Julia annonce à sa famille qu’elle et Joel c’est maintenant terminé m’a bouleversé. Pendant plusieurs minutes j’ai fondu en larmes sans pouvoir m’arrêter. Rien que d’y repenser cela me met encore des coups de poignards dans le coeur. C’était horrible, surtout que Julia aurait bien aimé que les choses évoluent dans la bonne direction, elle espérait tout de même que cela aboutisse à une réconciliation mais Joel est prêt, il ne pense pas que cela soit possible de recoller les morceaux. Je me demande si Parenthood va tenter de faire en sorte de les recoller ces morceaux brisés en milles morceaux car ce ne sera pas aussi simple que ça. Comme je le dis depuis plusieurs semaine Parenthood est arrivée au bout d’un cycle et j’aime beaucoup le fait qu’ils soient aller au bout de ce cycle là. En tout cas, c’est efficacement construit et c’était une issue qui ne froisse pas le téléspectateur car elle était assez logique finalement. Cependant, cette saison est tout de même assez étrange. Je n’ai pas l’impression de retrouver le même rythme de narration que les années précédentes.

Ce n’est pas un reproche que je fais à la série mais si je prends l’exemple du couple Joel et Julia, leur rupture est assez surprenante puisqu’elle intervient de façon assez radicale et rapide, comme si Joel avait enfin une bonne excuse pour quitter Julia, comme s’il ne l’aimait tout simplement plus depuis pas mal d’années. Il est vrai que leur mariage n’est plus au beau fixe depuis plusieurs années maintenant mais au fond il y a encore des sentiments, du côté de Julia en tout cas. La pauvre, je n’aime pas la voir dans cette situation où elle est complètement bouleversée. Ce divorce va aussi amener les deux à dire aux enfants qu’ils sont en train de se séparer. C’était brillant là aussi de ce point de vue là alors que Joel annonce même ne pas vouloir se battre pour les enfants. C’était comme s’il baissait les bras, comme si finalement Joel avait enfin eu ce qu’il voulait, sortir de ce mariage infernal dans lequel il n’arrivait plus à être heureux. Cela pourrait aussi traduire une crise chez ce personnage, un besoin de liberté soudain arrivé à son âge. Ce pourrait être une belle opportunité en tout cas.
vlcsnap-2014-01-25-01h29m35s94.jpgCet épisode ne cherche pas non plus à aller trop vite sur le reste. Notamment Camille qui, depuis son retour, est assez nostalgique de l’Italie, comme si finalement les deux étaient là aussi en train de se séparer une fois pour tout après s’être déjà retrouvé. L’un des moments les plus symbolique de ce syndrome est celui où Camille dit à Zeek d’aller réparer sa voiture afin de mettre fin à une conversation, comme si finalement ils n’étaient plus capable de communiquer l’un avec l’autre. C’est assez brillamment fait et Jason Katims prouve une fois de plus que tout cela fonctionne. L’épisode se concentre également sur Sarah qui s’éloigne de son petit ami actuel pour aller travailler avec Hank (encore une fois). Sauf que cette année, c’est Sarah la patronne et non plus Hank. Si j’aime bien l’idée et ce qu’il semble y avoir derrière, je ne sais pas trop où Parenthood cherche à nous emmener là non plus. Disons que la série a tellement fait naviguer Sarah de personnages ne personnages qu’il est difficile de voir où celle-ci peut réellement aller maintenant. En espérant que le retour de Jason Ritter ne soit pas encore une fois une mauvaise excuse.

Malgré tout, bien que Parenthood soit une très bonne série, cette année elle n’est plus à son sommet, ou à son paroxysme. Je ne ressens plus les mêmes choses face à la série et ce malgré mon attachement aux personnages et à l’univers qui lui, est resté intact. Sans parler de Kristina qui est en train de devenir la grande prêtresse des problèmes que son enfant et les enfants en difficulté à l’école peuvent rencontrer dans le système scolaire. Elle l’avait déjà plus ou moins annoncé lors de sa campagne mais bon, disons que Max n’est pas un enfant comme les autres et même s’il prouve qu’il est intelligent (notamment quand il tente de corriger ce que le prof veut dire), il est recalé encore et encore.

Note : 8/10. En bref, Julia et Joel m’ont bouleversé. Le reste beaucoup moins.

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