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Critiques Séries : Penny Dreadful. Saison 1. Episode 5. Closer Than Sisters.

15 Juin 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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Penny Dreadful // Saison 1. Episode 5. Closer Than Sisters.


Par moment, je retrouve un peu de American Horror Story dans Penny Dreadful. Mais ce n’est pas le mauvais aspect de la série de Ryan Murphy que je retrouve, je vous rassure. Bien au contraire, je dirais même que c’est le meilleur aspect de la série. Les flashbacks dans cet épisode sont assez étonnants et donnent aussi l’occasion à Eva Green de délivrer une magnifique performance. En tout cas, tout est parfaitement fait et je ne pouvais pas demander mieux de la part de la série. Bien au contraire, je dirais même que la série a réussi à faire quelque chose de singulier, voire même d’étonnant qui fonctionne terriblement bien. Vanessa Ives est un personnage complexe depuis le début mais aussi le personnage le plus fascinant. Ne serait-ce que pour la prestation sans faille d’Eva Green. Je ne m’attendais pas nécessairement à ce que la série aille dans cette direction avec elle mais peu importe, le récit est d’une fluidité étonnante et l’épisode précédent, douteusement écrit, est très rapidement oublié. John Logan offre donc ici un épisode des plus cohérent et singulier qui fonctionne très bien grâce à la belle énergie de personnages originaux. L’épisode débute avec Vanessa écrivant une lettre. Cela n’est pas sans rappeler un peu Revenge ou quelque chose dans le même style (même si par la suite, le côté ultra fantastique de Penny Dreadful reprend le dessus).

Vanessa se souvient alors de sa jeunesse, notamment aux côtés de Mina et de tout ce qui a causé plus ou moins leur séparation. La manière dont par la suite elle a rencontré Malcolm Murray est là aussi un élément à la fois important et intéressant de Penny Dreadful. La série cherche donc à creuser un peu plus les personnages et à donner l’occasion à ceux-ci d’aller dans une direction qui n’était au premier abord pas vraiment la leur. Cela fait plaisir de voir toutes ces scènes dans l’hôpital psychiatrique. C’était mis en scène de façon assez singulière. En effet, on est très loin du côté ultra feutré de l’ambiance victorienne. On est ici dans un univers très terne, très glacial où les larmes de Vanessa semblent plus ou moins être les seules choses qui transpercent l’écran. « Closer than Sisters » est donc un épisode original de ce point de vue là qui sort de la narration que la série avait pu installée précédemment ce qui donne lieu à quelque chose de bien plus construit à mon goût. La cohérence de tout ce qui se passe dans cet épisode permet aussi de nous faire comprendre qui est réellement Vanessa, quel est le but de ce personnage ou encore quelle est cette relation mystérieuse qu’elle entretient avec Malcolm.
vlcsnap-2014-06-09-23h42m38s32.jpgLa série ne décide pas d’aller par quatre chemins et prend donc le taureau par les cornes en ne cherchant pas à se disperser avec d’autres personnages. En effet, John Logan préfère se concentrer sur un petit lot de personnages par épisode afin de développer leurs histoires dans un univers qui leur est propre. On retrouve presque ici le mode de narration de beaucoup de séries anglaises (même si cela a plus ou moins tendance à disparaitre) où à chaque épisode on suit l’aventure d’un autre personnage dans un univers spécialement créé pour lui (Skins était une reine dans ce registre là par exemple). Mais pour en revenir à Penny Dreadful, cet épisode est à mon sens le meilleur depuis le pilote. Il y a un truc qui fonctionne tellement bien là dedans. Le récit est dans un premier temps compté, puis le côté souvenir l’emporte et nous emporte par la même occasion avant de terminer à nouveau sur la lettre que rédige Vanessa et qui nous emmène un peu plus vers ce qu’elle veut réellement nous dire. Ce qui est étonnant finalement avec cet épisode c’est qu’il nous éloigne plus ou moins de l’intrigue de la saison afin de voir d’autres choses et par la même occasion donner plus de profondeur aux personnages de celle-ci.

C’était quelque chose de nécessaire de toute façon. Il fallait que l’on comprenne les personnages avant que la narration de John Logan se complexifie. Penny Dreadful réussie donc à faire quelque chose de particulièrement jouissif mais aussi efficace en son genre. J’ai maintenant hâte de voir la suite de la saison.

Note : 9.5/10. En bref, un épisode singulier, cohérent et étonnant. Au milieu de tout ça, Eva Green délivre une magnifique prestation.

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