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Critiques Séries : Platane. Saison 2. Episodes 1, 2 et 3.

17 Septembre 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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Platane // Saison 2. Episodes 1, 2 et 3. La fois où il s'est embrouillé avec un arbre / La fois où il avait fait waou en famille / La fois où il était desperate.


J'attendais le grand retour de Platane avec impatience. Pourquoi ? Car mine de rien, j'adore ce que fait Eric Judor dans le sens où c'est à mon avis avec Ramzy des comédiens incompris. Difficile de vous convaincre que leur humour est différent de tous les autres ? Pourtant vous avez déjà certainement vu La Tour Montparnasse Infernale qui est pris comme référence dans cette nouvelle saison. On reprend donc le début de la saison avec Thomas Langmann qui pourrait bien produire la prochaine bouse comique du cinéma français : une suite à La tour Montparnasse Infernale. Je ne serais pas surpris que de mettre Thomas Langmann dans cette introduction était ironique. Comme une petite critique de ce qu'il produit pour le cinéma. Je déteste le producteur (je n'y peux rien, c'est physique) mais pourtant, c'est une introduction réussie à trois épisodes plutôt bons dans leur ensemble. Ce que j'aime dans Platane c'est que cette série ne cherche pas à seulement jouer dans la cour de la comédie. C'est donc une série dramatique également que je trouve en plus de ça plutôt convaincante.

On retrouve de l'autre côté de l'Atlantique Eric Judor perdu au fond du Québec avec femme et enfant. Sauf que ses parents vont mourir et il va alors devoir revenir en France, faire face au fisc, devoir tourner une suite de film qu'il n'a pas envie de faire et perdre… la vue. Le pauvre. Tout va aller de mal en pis pour lui mais c'est aussi ce qui rend son personnage particulièrement attachant. J'aime bien cette version alternative de la vie d'Eric Judor. Au fond c'est aussi barré que ce qu'il peut faire au cinéma. J'aurais presque adoré que l'on aille encore plus loin mais l'arbre magique dans le premier épisode était tout de même déjà un grand pas dans le grand n'importe quoi. "La fois où il s'est embrouillé avec un arbre" parvient donc à faire revenir la série de façon intelligente sans que l'on ait l'impression que les choses soient ennuyeuses ou encore que l'on ait pu oublier la première saison. La première saison, assez critiquée (les avis étaient mitigés) était bonne à mes yeux. Elle débutait de façon logique pour terminer en gros bordel comme Eric et Ramzy aiment bien nous en faire. De plus, elle se concentrait réellement sur Eric et sa volonté de changer de vie.
vlcsnap-2013-09-17-15h57m59s192.pngPlatane ne s'arrête évidemment pas là. La saison 2 nous permet donc de retrouver le duo mythique Eric et Ramzy. Aussi bien sur un plateau de tournage que sur la scène et quand les deux font des bêtises sur scène c'est là aussi assez drôle. On ne sait pas vraiment si cela est répété ou improvisé mais j'aime à croire que c'est spontané. Leur bonne humeur est en plus de ça réellement communicative et l'on a envie d'en voir encore plus. Du coup, Platane parvient à faire ce que je n'attendais pas d'elle : reconstruire le duo. Pour ce qui est de ce duo d'ailleurs, il va subir quelques problèmes. A commencer sur le tournage de La Tour Montparnasse Infernale 2 à l'aéroport. Le titre est tellement long et ridicule que nous sommes bel et bien dans une série comique mais cela pourrait tout à fait être la réalité. L'occasion était donc rêvée d'inviter Fred Testot à incarner un personnage de ce film et donc de partager aux deux premiers épisodes de la saison. Les intrigues évoluent rapidement et Platane a cette facilité déconcertante à passer de la comédie au drame en passant par le drame familial sans réellement crier gare.

Il y a des scènes réellement drôles (notamment le moment où Eric n'arrive pas à lire ses lignes, le combat face à la doublure de Jason Statham, etc.), des gags cocasses (la voiture - même si deux fois c'était de trop -) et une référence absolument fabuleuse : la fin de l'épisode 2.03 reprenant le gimmick de fin de tous les épisodes de Desperate Housewives. C'était fabuleux. C'est le genre de choses que l'on n'attend pas du tout et qui nous font littéralement monter à l'orgasme télévisuel. Surtout pour un fan de pop culture comme moi et de Desperate Housewives de surcroit. On sent que Platane est une série qui ne se met pas de barrière et qui cherche aussi à surprendre ses téléspectateurs. Cela passera par exemple par toute l'intrigue avec la femme d'Eric, cette québécoise qui n'a envie que d'une chose : retrouver son pays et garder son Eric pour elle pendant que Lana tente de remettre le grappin sur lui dans le troisième épisode. L'un des reproches qui avait été fait à la première saison était le fait que Platane n'était pas assez accessible. En effet, ils ont souvent eu le reproche : Platane a été écrite pour Eric Judor et personne d'autre.
vlcsnap-2013-09-17-16h57m19s215.pngSauf que ce n'est pas du tout le cas. En effet, bien au contraire on a pu se rendre compte que Platane était une série assez accessible malgré le fait qu'elle nous plongeait parfois dans son gros bordel. Quelques idées de ces trois épisodes n'étaient pas nécessairement bonnes comme par exemple l'intrigue des yeux qui traine un peu en longueur à mon humble avis et ce même si au fond cela nous offre quelques bons moments (comme l'opération dans un hôpital clandestin tenu par un croate). La saison 2 se veut surtout plus familiale. En témoigne les intrigues d'Eric avec Diane, sa femme, et le fils de cette dernière. C'est décontracté et cela n'empêche pas pour autant Platane de rester aussi sur la même longueur d'ondes que la première saison. Je suis donc ravis de voir que la série a évolué dans le bon sens du termes malgré le fait que j'avais peur qu'elle perde l'identité de ses débuts. Et puis c'était aussi peut-être plus drôle.

Note : 6.5/10, 6.5/10 et 6/10. En bref, trois épisodes de bonne facture qui me rappellent que j'avais bien aimé la première saison et que j'aime bien cette nouvelle mouture.

YOP : Le sexe fort

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Tim 19/09/2013 12:55


Tellement incompris qu'ils sont limite les vedettes du dernier numéro des cahiers :p.