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Critiques Séries : Portlandia. Saison 1. BILAN

27 Mai 2011 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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Portlandia // Saison 1. 6 épisodes.
BILAN


Quelle cruauté de n'avoir que 6 épisodes. J'aurais quand même mis deux mois à terminer cette première saison, tout simplement car je savais que j'aurais pas d'autres épisodes à voir avant la saison 2, c'est à dire l'an prochain. Le casting est merveilleux et surtout les sketchs sont formidables, à la fois des grandes parties de rire face aux délires bizarres de la série mais également face aux histoires souvent sorties d'une imagination débordante.

Alors que la plupart des séries ont un cadre et des limites, Portlandia en a aucune. Elle se permet tous les délires et même les trucs les plus débiles allant de la parodie des films de campagne politique à la publicité en passant par le magasin qui vend de tout est n'importe quoi. Les deux acteurs principaux de la série livrent vraiment une sorte d'OVNI télévisuel. Je suis à chaque fois encensé par les petites histoires. On ne fait pas des épisodes avec une suite logique mais l'on joue un peu avec les codes de la série où l'on se moque même du cadre fixé, par une réalisation différente sur chaque scène, un ton différent.
portlandia-finale-baseballjpg-62a9609ced8af627.jpgJ'en arrive à prendre le cas de l'épisode 5. Un épisode prenant pour trame de fond un festival musical. L'ouverture avec cette affiche pour un chat dénonce un peu la cruauté des gens qui s'en foute au final de ce chat mais qui préfèrent penser à ce fameux festival. Festival basé encore une fois sur la beauté. Une jeune fille voulant participer était toute choquée de découvrir qu'elle ne pourrait pas passer sur scène. Il faut dire que la chute finale (elle ne sait pas jouer de la guitare) était énorme. Même si j'ai trouvé assez dégueulasse le trip "poney", le reste était sorti tout droit d'une imagination sans queue ni tête. Mais il y a un autre rapport avec la musique dans cette série, notamment avec cet hôtel techno ou encore avec la chanson "Back in the 90s" de l'épisode pilote.

Le Maire de Portland est un des fils conducteur de la série. Joué par l'excellent Kyle MacLachlan, l'acteur prouve qu'il a encore de l'énergie, celle que j'avais crue pompée par Desperate Housewives et ses années sans intérêt dans la série. Le personnage est loufoque, un peu débile sur les bords. L'épisode avec sa disparition était assez drôle. L'acteur n'est pas mort et prouve sa grande sagesse. On aura également droit à un petit caméo de Selma Blair ou encore de Heather Graham. Cette série s'emploi à faire venir des gens connus sans en faire les "stars" mais plutôt en les utilisants à la manière de clin d'oeil.
portlandia.jpgLe jeu des deux acteurs principaux est une merveille brute de pomme. C'est divin. Les scènes se déroulent et ne se ressemblent pas. Même si l'on retrouve la plupart du temps des lieux connus, l'ensemble est tellement connoté de nouvelles références qu'on arrive même plus à distinguer la réalité de l'imaginaire. C'est une parfaite série pour trouver ce qu'il y a de plus bizarre au fond de notre inconscient. Je salue le talent de Fred Armisen et Carrie Brownstein. Ces deux acteurs donnent vraiment le petit plus de la série. Poussant les limites de l'extrême et même des codes de déontologie. Ce n'est pas une série commune, elle est très élitiste finalement puisqu'il faut comprendre son humour, mais une fois dedans, c'est que du bonheur.

Note : 9/10. En bref, Portlandia est incontestablement l'une des meilleurs nouveautés de l'année.

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