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Critiques Séries : Silicon Valley. Saison 1. Episodes 5 et 6.

14 Mai 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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Silicon Valley // Saison 1. Episodes 5 et 6. Signaling Risk / Third Party Insourcing.


HBO a vraiment réussi à commander encore une fois la bonne série avec Silicon Valley. C’est une comédie tellement brillante par moment et je trouve donc dommage que peu de gens semblent la regarder. Que le temps passe vite tout de même puisque nous sommes déjà à plus de la moitié de la première saison. Huit épisodes c’est beaucoup trop court alors j’espère que la seconde saison (déjà commandée) aura droit à un nombre plus grand d’épisodes. En tout cas peu importe pour le moment car je n’ai envie que d’une chose : profiter du temps qu’il nous reste en compagnie des personnages de Pied Piper. « Signaling Risk » m’a refait penser à l’épisode 1.03 qui était déjà excellent, voire brillant. Cet épisode permet à la fois de construire un peu plus le business de Pied Piper mais également de nous offrir des grands moments de comédie. Je sais bien que le casting de cette comédie est pour beaucoup dans sa réussite mais il y a des scènes qui sont tout de même sacrément bien trouvée. Notamment le coup de la voiture. Dinesh se trouve être le vrai souffre douleur de tout le monde et pour le coup, cette scène était brillante car en plus d’être drôle elle permet à Kumail Nanjiani d’être au sommet de sa forme.

Dans la tête d’Erlich, une société comme Pied Piper, un peu nouvelle et originale mérite un logo original. C’est pourquoi il demande l’aide de Chuy Ramirez, un artiste de rue faisant des graffitis. La première rencontre ne se déroule pas comme prévu mais c’est aussi là le côté drôle de la série. Elle sait très bien créer des rencontres avec des personnages qui ne sont pas de l’univers de la Silicon Valley. On avait déjà pu voir ça quand ils ont du aller voir l’entreprise qui avait le nom de Pied Piper. Le plus grand running gag de l’épisode c’est sûrement quand Chuy, en voyant Dinesh au loin, pense qu’il y a un latino chez Pied Piper. Il accepte uniquement pour ça alors que l’on sait que Dinesh n’est pas du tout latino. Mais c’était tout de même hilarant et c’est pour ce genre de choses que j’adore cette série. Car elle sait s’y prendre de ce point de vue là, nous surprendre et nous offrir tout ce que l’on peut attendre de la part d’une série. De son côté, Gavin annonce qu’il sera le présentateur de la keynote à TechCrunch et il faut donc que Pied Piper soit prête dans … 8 semaines. Ce qui va demander une pression à tout le monde qui risquera de délivrer encore pas mal de choses dans les deux derniers épisodes.
vlcsnap-2014-05-14-01h35m00s55.jpgPar ailleurs, j’aime beaucoup Monica là dedans. Ce personnage apparait comme une sorte d’alternative féminine à toute cette testostérone (même si l’on a connu mieux en termes de virilité comme va plus ou moins le démontrer l’épisode suivant). Jared de son côté continue d’être l’un des personnages les plus étranges de la série. Je dois avouer que ce personnage est tout de même sacrément crétin quand on y pense. Ce qui va l’emmener sur un bateau dans l’épisode « Third Partt Insourcing » était vraiment grandiose mine de rien. C’est pour ce genre de choses que j’aime beaucoup cette série. En tout cas, je ne regrette pas du tout le résultat qui est particulièrement satisfaisant. Il y avait donc énormément de bonnes choses dans « Signaling Risk » qui reste à mon sens l’un des meilleurs épisodes de la série. Il a su créer un vrai équilibre entre ce que la série peut nous raconter du point de vue du business de Pied Piper, de ses personnages mais aussi de l’humour qu’elle peut réellement mettre en scène. Car mine de rien, j’ai bien plus ri devant six épisodes de Silicon Valley que durant toute une saison de pas mal de comédies actuellement diffusées.

En introduisant dans l’épisode précédent une deadline, « Third Party Insourcing » tente de mettre en place une vraie mécanique afin de construire leur projet à temps. C’est là qu’entre en jeu The Carver incarné par Austin Abrams. Ce dernier est engagé par Pied Piper car il a réussi à hacker la Bank of America et qu’il semble donc… parfait pour le boulot. Rapidement, ils vont devoir faire face à des obstacles que cela soit des Mello Yello ou encore de l’Adderall. C’est tout ce que Richard ne pouvait pas supporter mais qu’il va malgré tout devoir car il est aussi là pour supporter les problèmes. Le fait que Richard doive partir chercher des pilules aux gamins d’à côté était grandiose, surtout quand il demande de l’aide à Erlich. Ce dernier est encore une fois au poil, surtout quand il s’agit de vouloir séduire Tara, la petite amie de Gilfoyle incarnée par Melana Vayntrub. Tout cela permet de développer deux intrigues. Que cela soit Erlich à la piscine notamment (en voilà une scène drôle mais ridicule) ou encore avec Dinesh. Gilfoyle va convaincre Dinesh que demander à Tara si elle veut sortir avec lui est une bonne idée. Tout cela va permettre à Dinesh de se faire avoir comme un bleu une nouvelle fois.
vlcsnap-2014-05-14-01h22m33s9.jpgJ’adore le fait qu’il se fasse avoir de la sorte. Cela donne pas mal de très bonnes scènes de comédie. Mine de rien, Silicon Valley nous prouve encore une fois qu’elle est une très bonne comédie. Je suis cependant plus réservé sur l’épisode dans son intégralité. Il n’était pas aussi réussi que le précédent malheureusement. C’est bête car il y avait tellement de choses à faire avec The Carver par exemple. Ce garçon était un nid à bonnes blagues et une fois passé son introduction fun à base de fellations et cie, le tout manque peut-être un peu de piquant par la suite. Notamment car Silicon Valley doit développer autre chose et je parle bien évidemment de l’histoire de Pied Piper. Finalement, je n’ai pas grand chose à dire d’autre sur cet épisode si ce n’est qu’il aurait certainement pu éviter toutes ces intrigues à multiples tiroirs. Ce n’était pas nécessaire. Même la partie avec Jared, qui était certes drôle, n’était pas nécessaire. Je me demande d’ailleurs où est-ce que Jared va réellement se retrouver par la suite. C’est en tout cas une petite intrigue inspirée qui aurait peut-être mérité d’être développée de façon différente. Surtout que Zach Woods est excellent quand il s’agit de garder son calme.

Note : 10/10 et 7.5/10. En bref, deux épisodes différents de Silicon Valley.

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