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Critiques Séries : The Divide. Saison 1. Pilot.

17 Juillet 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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The Divide // Saison 1. Episodes 1 et 2. The Way Men Divide (Pilot) / No Such Thing as Justice.


The Divide était au départ un projet pour AMC mais cette dernière a décidé de ne rien en faire, malheureusement ou non. En tout cas, c’est WE tv, une chaîne du groupe qui a repris l’aventure à sa place. Créée par Richard LaGravenese (De l’eau pour les éléphants, Ma vie avec Liberace) et David Manson (Saved, Against the Law), cette série cherche avant tout à nous plonger dans l’univers des peines de mort, de ces peines où certains innocents peuvent mourir d’une injection létale sans que l’on ne puisse y faire grand chose. Au fond, The Divide me rappelle parfois un peu deux séries, à la fois The Killing (pour sa saison 3 qui axait une grande partie de son histoire sur un homme sur le chemin de la mort que notre héroïne va tenter de sauver) mais aussi Those Who Kill (US) (un remake raté d’une série danoise). Le mélange des deux aurait donc très bien pu donner cette série. Ce n’est pas exceptionnel mais ce n’est pas totalement raté non plus. Le problème vient à mon sens d’un gros problème de mécanique. L’originalité n’est pas forcément là mais la manière dont tout est présenté apporte quelques idées intéressantes, explorant alors d’autres aspects plus profonds de son histoire. Car le but n’est pas de que faire dans le superficiel non plus.

Un procureur découvre un nouvel indice permettant de rouvrir une retentissante affaire de meurtre...
vlcsnap-2014-07-17-14h26m16s201.jpgD’apparence donc très classique et simpliste, The Divide cherche à creuser à droite et à gauche des choses qui pourraient faire son originalité. Que cela soit au travers de son histoire mais également de ses personnages. Il y a des aspects qui sont plaisant, notamment car les scénaristes ne cherchent pas à tout prix à faire de l’épisode classique sans grande envergure. Bien au contraire, on sent que The Divide veut faire d’autres choses et ce n’est pas plus mal. J’aime bien la façon dont The Divide tente de parler de la justice. Ce n’est pas parfait mais je pense qu’il y a largement de quoi dire en plus sur le système judiciaire américain, ses failles et ses problèmes. Car la problématique de l’innocence de certains qui ont été pourtant condamné à mort est toujours une idée pertinente. Cela ne veut pas dire que Richard LaGravenese se prend pour un révolutionnaire de la justice mais cela permet en tout cas d’animer un débat qui n’est pas vain et qui aura très probablement une suite. Avec une saison qui se veut assez courte (seulement 8 épisodes), The Divide ne va pas perdre de temps et nous plonge donc très rapidement au coeur des questions qui sont posées par les personnages de la série.

L’histoire suit avant tout Christine Rosa, une femme qui est en train de devenir avocate et dont le père est dans le couloir de la mort. Cela va permettre de donner un côté plus personnel à l’histoire de cette série puisque si elle veut réellement faire ce qu’elle fait, c’est uniquement pour sauver son père qu’elle croit innocent. Elle a rejoint alors The Innocente Initiative, une sorte d’association qui s’occupe de défendre des innocents emprisonnés. Le premier cas sera celui de Jared Bankowski. Un cas qui va donner pas mal de fil à retordre aux scénaristes de The Divide dans le sens où c’est parfois un peu trop classique, pas assez émotionnel, pas assez pas mal de choses. La série tente cependant de mettre en parallèle l’histoire du père de Christine des affaires qui ne sont pas sans rappeler l’un des sujets de la prochaine série de ABC : American Crime. La race est donc là aussi un fait important au sein de The Divide, que la série tente de creuser de façon intelligente et efficace. Finalement, ces deux premiers épisodes ne sont pas mauvais du tout. Ils sont tout ce que l’on peut attendre d’une série de ce genre là. A la fois dans le bon comme dans le mauvais dans le sen où c’est assez classique mais avec un propos parfois plus ambitieux.

Note : 5.5/10. En bref, après un premier épisode presque trop mécanique, la suite sort un peu des carcans pour poser les bonnes questions.

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