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Critiques Séries : The River. Saison 1. Pilot et Episode 2.

8 Février 2012 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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The River // Saison 1. Episodes 1 et 2. Pilot / Marbeley.


Même réalisation, même code graphique, même scénario…. ? Oui, The River c'est Paranormal Activity au pays des crocodiles. Oui, il y a une mythologie similaire avec la possession d'une jeune espagnole par l'esprit d'Emma Cole, celui que l'on recherche dans cette série. The River c'est une série sympathique malgré quelques gros moments d'ennui terrible. Car passé le pilote, la série tente de répondre à des questions par la suite et du coup, se pose un peu trop et laisse retomber l'action de façon un peu trop drastique. Le plus passionnant de cette série se passe la nuit, donc forcément dès que le jour arrive il faut trouver à s'occuper et donc à trouver des réponses dans la forets, sur le bateau avec les heures de rush que Emmet et son équipe ont laissés derrière eux avant de disparaître. Il y a quelque chose également de très intéressant dans The River c'est les décors. C'est tout simplement magnifique. J'ai trouvé ça tellement beau, et dépaysant. Cela permet de vivre une expérience certes un peu bizarre mais au moins on a de beaux décors. Cela change des décors hawaiiens, tellement utilisés encore et encore dans de multiples séries (Lost par exemple).

Un aventurier célèbre, star de la télévision, est porté disparu lors d'un voyage au fin fond de l'Amazonie. Son équipe et ses amis partent alors à sa recherche à bord d'un bateau qui remonte l'Amazone et qui va bientôt faire des rencontres pour le moins effrayantes...
vlcsnap-2012-02-08-19h36m26s183.pngD'aventure je dirais que le premier épisode était bien meilleur que le second. Disons que toute la partie durant la nuit dans le premier épisode était vraiment palpitante. Même si je n'ai pas sursauté, il y a une volonté de nous faire peur et d'agiter nos yeux un peu de partout. La série apparaît donc comme un grand bazar que le scénario va tenter de résoudre par la suite. J'ai bien aimé la découverte de ce qui semble être un monstre, les quelques flashbacks avec Bruce Greenwood qui étaient assez funs en animateur d'une émission façon Ushuaïa Nature. Il incarne donc Emmet Cole et c'est sa femme, incarnée par Leslie Hope (Teri Bauer dans la première saison de 24) qui part à sa recherche avec son fils Lincoln incarné par Joe Anderson Across The Universe, The Crazies). Côté cast on est donc plutôt bien entourés, ce n'est ni des inconnus total ni des stars de haut niveau (ce qui aurait rendu le propos forcément moins crédible tout d'un coup). Autre chose d'agréable avec cette série c'est que son histoire est tellement mystérieuse que dès le début on a envie de savoir la fin. Moi, c'est l'effet que cela m'a fait. Même si il y a de grosses incohérences comme des personnages qui savent déjà tout de traditions mayas vieilles de millénaires ou encore le coup de la possession.

Mais petit à petit on s'habitue à l'environnement humide de la série. On fait corps avec l'univers. The River pâtie cependant de sa réalisation qui veut trop en faire. C'est certes une grande nouveauté en terme de télévision mais il faut aussi de contrôler. Par moment j'ai vraiment eu le mal de mer, chose qui ne s'était pas déroulé avec Blair Witch par exemple (excellent film, et surtout instigateur de cette vague de "Found Footage"). On utilise donc ici le même principe que Paranormal Activity dans la réalisation avec le timecode, les flashbacks (issus de vidéos encore plus vieilles) ou encore les quelques avances rapides durant la nuit. J'ai adoré le coup des poupées dans le second épisode (si mon timecode est bon) même si la blague, lancée par A.J n'aurait pas du durer plus de quelques secondes. C'était trop toutes ces minutes perdues à fixer cette poupée sans que cela ne me fasse peur puisque ayant vu les 3 films Paranormal Activity, je m'attendais tout de suite derrière à ce que cela arrive de cette manière là. On a également des histoires d'amour. Et c'est sûrement le truc le plus bancal de la série. Car c'est pas intéressant mais cela déconnecte totalement le propos de la série de son objet initial : la quête de Emmet.
vlcsnap-2012-02-08-18h49m44s71.pngEt justement cette quête, on a pas vraiment le temps de la développer. On navigue en eaux troubles, on ne sait pas où l'on va vraiment, mais on y va. Tête baissée. Ce faux-documentaire aurait pu donc être bien mieux mené. Sur deux épisodes il y a du déchet. Comme Paranormal Activity finalement. The River est donc loin d'être parfaite, même pour un guilty pleasure. Je doute même que cela soit quelque chose qui puisse durer 8 épisodes (le temps semble déjà très long). Tout ce que je veux c'est que la série s'arrête à la fin de sa première saison et que l'on ait droit à une vraie fin même si au fond, je sais que ce n'est pas le cas ni ce qui est prévu (puisque ce qui est prévu c'est plusieurs petites saison). Oren Peli et Michael R. Perry ont cependant une vraie grosse mythologie pas super claire mais qui est là. On a beaucoup d'éléments en même temps et les histoire se croisent. J'ai bon espoir que la suite nous propose quelque chose de passionnant. Je doute pas que la série puisse être efficace. Il suffit de muscler un scénario parfois bancal.

Note : 5.5/10. En bref, The River reste très belle, c'est un essai louable pour quelque chose de nouveau en télévision. Voilà donc le spin off de Paranormal Activity délocalisé en Amazonie… L'horreur grand public.

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