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Un Jour, Une Critique : DESPERATE HOUSEWIVES (par The Best Serie)

10 Octobre 2010 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Un Jour - Une Critique

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Voici la septième critique de l'opération Un Jour, Une Critique, des critiques écrites par des lecteurs et blogueurs. Ecrite par Americandreams. The Best Series  est un blog consacré aux séries TV où vous pouvez retrouver des critiques de saisons, de pilotes et le meilleur et le pire des séries américaines.

 

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Desperate Housewives – Saison 1 : Linge blanc et héroïnes du quotidiens


Si j’ai décidé de faire la critique de cette saison 1 de Desperate Housewives c’est parce que la série a exercé sur moi une influence non negligeable. En effet c’est grace à elle que j’ai eu envie de me plonger dans le monde des séries.

Le quotidiens de femmes au foyer, en héroïne d’une série, par ABC et diffusé en 2004 a donné Desperate Housewives, une série novatrice qui fait palle figure aujourd’hui.

LE GOUT DU NOUVEAU
Centrer une série sur le quotidien de femmes au foyer dites désespérées était un pari risqué mais qui a finalement payé. Susan, Lynette, Bree, Gabrielle et Mary Alice ont une vie parfaite, en effet elles vivent toutes dans un paradis, la ville de Fairview, avec ses quartiers residentiels, ses pelouses verdoyantes, ses résidents heureux et ses secrets.

Mais tout commence par le suicide de Mary Alice, un acte incompris à partir duquel cette première saison s’oriente, mais pourquoi cette épouse et mère si parfaite, si heureuse vue de l’extérieur en est venue là ? Alletante et mystérieuse cette trame reste une des plus fondatrice et regardé de la télévision americaine. Ainsi cette saison 1 n’est pas denué d’intérêt tant sur le plan de la trame mais aussi de la realité.

Dans un premier temps, cette saison 1 de Desperate Housewives est une magnifique représentation de la comédie humaine, de cette concurrence de tout les instants : de celle de la pelouse la plus parfaite, de la voiture la plus belle et de l’hôte la plus raffinée. Parfaite représentation et caricature à la fois de la civilisation occidentale, on se délecte des tracas du quotidens, de ses situations au final ô combien universelles et vécues.

Dans un second temps, il faut remarquer tout de même que le casting n’est pas en reste et se révèle être un parfait échantillon de notre société postmoderne :
- Susan, la mère célibataire d’une fille adolescente avec qui les relations se perdent entre amitié et parenté, divorcée d’un mari infidèle et qui cherche de nouveau l’âme sœur tout en étant en concurrence avec l’allumeuse de la rue : Edie.
- Bree, la femme idéale des années 1960, respectueuse de la hiérarchie du ménage, mère attentionnée, moraliste, pratiquante et républicaine, hôte des plus respectée et reconnue, elle incarne à la perfection cette idéal du passé ébranlé par la societé d’aujourd’hui personnifié en la personne de Rex, homme infidèle, aux goûts sexuels non traditionnels et qui en a « assez de vivre dans une sorte de pub pour détergent ».
- Lynette, la mère et épouse au foyer qui s’occupe du ménage et de « l’élevage » de ses 4 enfants pendant que son mari (Tom) est au travail pour faire vivre sa tribu. Elle représente à la perfection ces femmes qui n’ont d’yeux que pour leur famille et qui se sont sacrifiées (professionnellement) pour leur maison.
- Enfin, Gabrielle, représente ces nouveaux riches immigrés ayant vécu leur rêve americain. Matérialiste, infidèle et un poil liberé, elle incarne ses immigrants qui rêvent et réussissent.

Ces 4 portraits de femmes sont aussi ceux d’une société en mutation face à ses valeurs, ses principes et qui doit evoluer coûte que coûte.
18446435.jpgGLACAGE REMARQUABLE
Marc Cherry, en 2004, était un auteur des plus inconnus et sans succès. C’est donc cette année là qu’il decide de demarcher les networks et chaînes pour leurs vendre sa série Desperate Housewives. Avec un casting has been, un concept jamais vu, Marc Cherry prend d’énormes risques et personne ne croyait en lui. Il va démarcher HBO qui rejette vite fait, puis après il se tourne vers les networks, d’abord la FOX qui s’en contre fiche, puis NBC qui s’en mord encore les doigts et CBS qui ne donne pas suite. Il ne lui reste plus qu’ABC, par chance la chaîne est sur la pente et accepte.

Succés fulgurant la série fédère pas moins de 25 à 30 millions d’americains avec des scores titanesques, un succès qui ne doit pas être étranger à la série elle-même et à son caractère. En effet cette saison 1 est le prélude de la série moderne, centrée sur le quotidien de personnes ordinaires en tournant leur vie comme étant extraordinaire, des « légendes quotidiennes » dans un drama, remarquable et efficace.

Ayant avouer avoir voulu faire une carte postale de l’Amérique, Marc Cherry dans cette première saison réussi bien plus, en dessinant une rue à l’image de la civilisation avec ses tabous, ses complexes mais aussi ses façades (de belles maisons aux pelouses accueillantes) et ces realités (des intérieurs sombres hantés par des secrets).

LA CHUTE INNEVITABLE
Pour sa première saison, Desperate Housewives est culte, mais le pire est à venir et d’abord à craindre. En effet, passé l’intrigue de Mary Alice, Marc Cherry n’a plus rien à dire de réellement intéressant.

La première raison de cette affirmation est sans conteste l’utilité de la voix de Mary Alice dans les saisons suivantes, le meurtre étant élucidé, l’intérêt disparait et la série en perd son sens. Puis ce sont les qualités de la série qui disparaissent petit à petit, en effet l’audace, les phrases cinglantes ne sont plus, et pour cause, des répliques géniales telles que « Rex pleure après l’éjaculation » ne sont plus et la série se repose sur ses acquis devenant un show basique sans aucun charme, lassant, voir complètement décoratif dans le paysage audiovisuel.

Marc Cherry n’y est pas complètement étranger, n’ayant pas la rigueur ni même le charme d’un Aaron Sorkin ou d’un J.J. Abrams, le créateur à la fois géniteur et destructeur de sa propre œuvre verse dans la facilité et un schéma lassant. A chaque fois c’est la même soupe : un nouvel habitant arrive et il a un secret, lequel ? Au final l’intérêt de la série devient une insupportable mascarade. Aujourd’hui, le porte étendard de la série contemporaine est devenu un simple show qui ne fait plus parler, ne fait plus réagir, pire, est complètement invisible.

Au finale la saison 1 de Desperate Housewives reste une remarquable œuvre qui mérite d’être découverte et redécouverte, image du monde et prélude des changements à venir cette première livraison ne manque pas d’intérêt ni de charme. Cependant la suite reste décevante et affligeante, un parfait exemple de non maîtrise scénaristique. Reste une première saison magnifique où la comédie humaine et la realité du quotidien nous montrent l’image d’un occident rêvé, une utopie, une nostalgie, un rêve (avant le cauchemar) dont il est difficile de se réveiller.

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Americandreams 10/10/2010 17:46



thanks !!!