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Critiques Séries : Brooklyn Nine-Nine. Saison 2. Episodes 12 et 13.

18 Janvier 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Brooklyn Nine Nine

Critiques Séries : Brooklyn Nine-Nine. Saison 2. Episodes 12 et 13.

Brooklyn Nine-Nine // Saison 2. Episodes 12 et 13. Beach House / Payback.


Bien que ces deux épisodes parviennent à être drôles, ils n’étaient pas aussi réussis que « The Pontiac Bandit Returns » ou encore « The Road Trip » et « USPIS ». Cela ne veut pas pour autant dire que la série ne sait plus être drôle mais c’est aussi peut-être dû au fait que les personnages ont été légèrement sortis de leur environnement dans « Beach House ». C’est un épisode qui n’a pas vraiment de conséquences sur le reste de la saison contrairement à bien d’autres épisodes. Il n’y a donc aucune intrigue qui avance réellement et aucun personnage qui fait preuve de génie. Disons que la série reste donc plus ou moins statique dans son propre univers et Brooklyn Nine-Nine nous laisse alors nous débrouiller avec ça. C’est un épisode qui donne finalement l’impression qu’il n’y a pas grand chose à attendre du retour de la série cette année mais heureusement pour nous que le casting reste au rendez-vous et assez drôle dans son ensemble. Ce n’est pas un épisode qui est là pour nous dire « On vous a manqué ? » mais simplement pour nous faire rire sans trop se poser de questions. Mais bien que cet épisode ne soit pas totalement réussi, il parvient malgré tout à délivrer quelques petites idées assez bien développées. Jake a invité Holt aux vacances de notre petit groupe de personnages et forcément… cela va apporter son lot de séquences humoristiques.

Ce que j’adore chez Holt c’est sa façon de voir les choses qui est toujours perspicace mais qui ne semble finalement pas vouloir jouer la carte de la déconne. Il prend tout au sérieux mais c’est aussi ce qui fait la force de ce personnage. Je ne pense pas que Brooklyn Nine-Nine serait aussi bonne si Holt était un personnage comme les autres qui rit de tout et de rien et s’engage dans des conneries à tout bout de champs. Peut-être que cela aurait fonctionné après tout mais Holt c’est un peu le Ron Swanson de Brooklyn Nine-Nine (et étant donné que les créateurs de cette dernière ont travaillés sur Parks & Recreation ce n’est pas étonnant qu’ils aient reproduit le schéma). D’ailleurs, la comparaison entre les deux personnages n’a rien d’étrange. Bien au contraire, je trouve même qu’ils se ressemblent énormément dans leur façon de voir les choses bien que l’un soit gay et l’autre hétérosexuel et que l’un soit fan de Bones et l’autre de steakhouses. Jake aime être aimé et c’est probablement l’une des plus grosses sources de ses ennuis. Car il veut être aimé de tous le monde et le ressentir et c’est pourquoi il se sent toujours obligé de faire tout ce qu’il ne faut pas. Notamment quand Terry lui révèle un secret qu’il ne doit pas révéler, il va finalement tout faire pour le révéler et faire en sorte que cela ne soit pas si étrange que ça que l’on finisse par le révéler.

Mais cela ne veut pas pour autant dire que c’est pour être aimé qu’il a invité Holt aux petites vacances de l’équipe. Non, c’est peut-être bien plus par simple courtoisie tout simplement. C’est probablement aussi ce qui permet de développer un peu plus la relation entre les deux personnages bien que l’épisode n’assume rien du tout de ce qu’il semble faire de ce point de vue là puisque ce n’est qu’une supposition et que tout laisse à penser que finalement Brooklyn Nine-Nine ne fait rien évoluer du tout. Cet épisode a la structure d’un épisode de sitcom avec tout un tas de situation comiques et je me demande si au fond la série n’en fait pas ici un peu trop. La série est aussi en grande partie basée sur l’amitié et c’est probablement pour ça que Brooklyn Nine-Nine a voulu ici sortir un peu de son schéma de comédie de bureau pour développer autre chose et nous démontrer l’unité de cette équipe (même si je me le demande encore). Du coup, le meilleur de cet épisode c’est Gina et Amy. Une association aussi inattendue que terriblement jouissif qui délivre parmi les meilleiures séquences d’un épisode qui était finalement assez banal malgré l’envie de l’élevé vers d’autres horizons. « Payback », le second épisode de ma petite salve s’avère être dans la même lignée et pourtant il y a là aussi largement de quoi nous faire rire.

C’est ça qui est difficile de juger finalement, de savoir si une comédie qui semble vouloir faire des choses intelligentes les fait dans le bon ou le mauvais sens. Et une comédie qui est drôle, doit-elle seulement faire rire ou beaucoup plus quand elle nous a habitué à le faire ? Il y a des tas de questions que je me pose et c’est en grande partie pour cela que finalement je ne sais pas si ces deux épisodes sont ratés. Je ne pense pas au fond de moi qu’ils soient ratés. Ils sont justes des épisodes un peu plus fainéants que les autres, tout simplement. Mais ce qui fait le succès de cet épisode c’est la dynamique développée entre Terry et Jake. J’adore Terry, c’est mon personnage préféré de Brooklyn Nine-Nine mais ça vous le savez déjà probablement. Terry Crews sait être drôle en toutes circonstances dans ses conneries. A la fois dans le rôle du père apeuré par ses filles que dans le rôle de l’homme qui tente de faire le gros dur alors que l’on sait que derrière il y a un petit coeur qui bat et qui est tout sensible comme tout. L’équipe décide pour le coup dans cet épisode que Jake doit passer à la caisse. Il doit de l’argent à tout le monde depuis des années et c’est le moment de rembourser.

L’idée est brillante, surtout que j’aime bien que Jake se retrouve dans ce genres de situations où il est presque seul au monde. Cela permet de le mettre en avant et d’élever l’aspect comique du personnage. Pendant ce temps, Amy et Holt font équipe et ce n’est pas aussi efficace. Surtout que bien que l’histoire du Brooklyn Broiler soit quelque chose d’assez amusant au premier abord, cela s’avère être un peu décevant surtout à côté de Jake et des autres qui font clairement le show.

Note : 6/10 et 7/10. En bref, deux épisodes presque trop classiques pour l’esprit de Brooklyn Nine-Nine mais réussis malgré tout.

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