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Critiques Séries : Dos au Mur. Saison 1. Pilote (France).

24 Janvier 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Dos au Mur

Critiques Séries : Dos au Mur. Saison 1. Pilote (France).

Dos au Mur // Saison 1. Episode 1. Pilote.


Dos au Mur est un projet de série de NRJ12 qui traine dans les cartons depuis… 2013. En effet, cela fait déjà deux ans que cette série est prête et ce n’est même pas NRJ12 qui l’a proposé sur son antenne mais Chérie 25, sa petite soeur. Si je peux comprendre après avoir vu ce premier épisode pourquoi NRJ12 n’a pas voulu proposer cette série sur son antenne, je pense sincèrement qu’ils auraient probablement pu tenter tout de même. C’est une série policière avec des éléments qui pourraient séduire les ménagères. Dos au Mur lorgne alors un peu de partout, à la fois dans Les Bleus premiers pas dans la police et à bien d’autres séries policières françaises. Sauf que le résultat n’est pas vraiment au rendez-vous. On se retrouve alors avec une série ambitieuse (celle de nous plonger dans l’univers des salles d’interrogatoires) sauf que ce n’est pas The Closer et forcément, même le casting plutôt correct ne peut pas sauver cette série du drame qu’elle est réellement. Créée par Cécile Gérardin, Hassan Mebarki et Charlotte Pailleux, Dos au Mur ne parvient pas à obtenir ce qu’elle veut de son pitch de base et c’est ce qui m’embête le plus.

Inès Barma, Capitaine de police au bord du burn-out, se voit confier une expérience pilote de direction d’un Commissariat dédié entièrement à la Garde à Vue. Excellente "accoucheuse" de suspects, elle n’hésite pas à user de manipulations psychologiques pour obtenir des aveux. Agoraphobe, vivant 24h sur 24 h au commissariat, elle est confrontée à l’arrivée de Grégory Delprat, jeune lieutenant de police ambitieux, placé par leur hiérarchie pour prendre sa place au premier faux pas… Un huis clos dont personne ne sort indemne, ni les suspects, ni les flics.

Grégory Delprat, incarné par François-David Cardonnel (qui a participé à deux éditions de Koh Lanta alors qu’il faisait auparavant des spectacles moyenâgeux type Puy du Fou), est le personnage qui m’intéresse le plus. Il est un peu gauche, se retrouve dans une sale situation vis-à-vis de la Capitaine de police avec qui il couche (oui, c’est plus facile comme ça, il faut rapidement créer des liens entre les personnages) mais il y a finalement une volonté là dedans. Ils veulent créer une série policière avec à la fois une originalité (son traitement général) mais également une certaine forme de légèreté qui emprunte des facilités un peu de partout dans le registre de la série policière. Au moins, Dos au Mur parvient à nous offrir quelque chose de sincère dès le départ. On n’y va pas par quatre chemins et l’on nous passe sans cesse la pommade dans le sens du poil. Anne Caillon (Poltergay, Thelma Louise et Chantal) n’est pas forcément l’actrice la plus passionnante qu’il soit. Elle incarne un personnage filiforme, classique et très simpliste avec peu d’envergure. Disons qu’elle ne cherche pas à donner de la forme à son interprétation et franchement, je suis terriblement déçu. Non pas que je sois fan de cette actrice (auquel cas cela aurait été problématique) mais disons que j’attendais cette série policière et après ce premier épisode je suis circonspect.

Je sais que je suis méchant avec Dos au Mur mais à raison. C’est une série qui avait toutes les cartes en main pour nous surprendre et nous offrir quelque chose d’un peu plus amusant, plus intelligent, plus creuser et l’on se retrouve avec des séquences qui se veulent cocasses (comme le coup du parpaing dans le pare-brise sauf que voilà, ce n’est pas avec ce genre d’histoires que l’on va voir cette série policière décoller. On a peut-être aussi vu les limites du concept. Le côté huis clos rend facilement le truc un peu redondant. J’ai eu l’impression parfois que les personnages étaient des hamsters faisant la roue. Cela aurait tout de même intéressant de faire le contraire et créer quelque chose d’un peu plus sympathique mais non, les scénaristes n’en ont fait qu’à leur tête, créant forcément de plus en plus de déception. Par ailleurs, cette série a eu plusieurs titres avant de s’appeler Dos au Mur elle a eu pour nom Burn-Out mais également Gardav (pour Garde à Vue). Je pense que le dernier nom choisi est le choix le plus judicieux mais bon, je suis sincèrement déçu de ce qu’ils ont fait de ce qui semblait vraiment prometteur.

Note : 3/10. En bref, une série policière ambitieuse mais ratée.

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