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Critiques Séries : Elementary. Saison 3. Episodes 9 et 10.

18 Janvier 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : Elementary

Critiques Séries : Elementary. Saison 3. Episodes 9 et 10.

Elementary // Saison 3. Episodes 9 et 10. The Eternity Injection / Seed Money.


Si parfois Elementary peut s’égarer, elle reste malgré tout une excellente série dans sa façon de parler de ses personnages et de les mettre au milieu de tout ce qu’elle met en oeuvre. Cette saison la série a pas mal changé, en bien je dirais, dans le sens où la mécanique originale de la série s’est retrouvée complètement chamboulée. « The Eternity Injection » était un très bon épisode de Elementary car il sait très bien comment associer l’aspect personnel de notre héros et la relation qu’il peut entretenir avec Joan malgré le fait que la série ait réussi à complètement changer ça au fil des épisodes. Une infirmière morte nous conduit vers un patient mort qui nous conduit quant à lui vers une histoire de composé chimique et pensent que 4 autres personnes ont été sujettes aux effets de cette même drogue. La drogue est une thématique très importante dans Elementary mine de rien et c’est même assez souvent une thématique qui permet de renouer avec les démons de Sherlock et à quel point il s’est sorti de cette situation grâce à Joan. Cette dernière a joué un rôle déterminant dans la vide Sherlock mine de rien, elle l’a tout simplement aidé à oublier ses addictions même si une partie de Sherlock reste sombre.

Et c’est cette partie que la série exploite de façon judicieuse à mon humble avis. Bien entendu que rein n’est parfait dans Elementary mais la série fait ici les choses de façon assez touchante sans pour autant nous donner l’impression que cela a déjà été fait auparavant. C’est en tout cas suffisant pour que l’épisode fonctionne en lui-même et pour que l’on passe un agréable moment. La place du Dr. Dwyer Kirk (Larry Gilliam Jr de The Wire) dans cet épisode permet de faire des choses différentes, d’avoir une position un peu hors champ de tout ce qui se passe déjà avec Joan et Sherlock qui est dans la continuité de ce que l’on a déjà pu voir auparavant. Ensuite nous avons James Connaughtan (incarné par Dekin Matthews de Gilmore Girls) et là aussi la série tente de jouer la carte des belles émotions et cela fonctionne. J’adore la façon dont les choses évoluent mine de rien car justement la série sait dans quelle direction elle peut et veut réellement aller. Sherlock a toute sa place dans cet épisode car tout ce qui touche à la drogue est forcément personnel. Sauf que le traitement de cette semaine était pour le coup assez différent de ce que l’on avait déjà vu précédemment dans la série.

Je me demande parfois comment Elementary parvient à rester aussi fraiche avec des idées et des choses si classiques. Car c’est une série qui est construire sur des bases tellement classiques, une structure qui n’évolue pas vraiment, etc. et je pense que cela vient des relations et de la façon dont les personnages sont exploités. Les personnages sont les vrais héros de l’histoire car ils font évoluer eux même les épisodes et pas les enquêtes. Les enquêtes sont là mais ce ne sont que des accessoires quand dans une série comme CSI par exemple, ce sont les affaires qui sont les plus importantes et qui mettent en scène les personnages. Sans compter que le casting est brillant, notamment Jonny Lee Miller qui est tout simplement bluffant. « Seed Money » de son côté était lui aussi très réussi mais peut-être pas aussi touchant et efficace que le précédent. C’est en grande partie une fois de plus car il n’y a pas la drogue pour parler de nos personnages préférés. Bien au contraire, cet épisode se concentre sur des choses complètement différentes ce qui permet de donner à Elementary un sens de la perspicacité qui me plaît énormément. Car elle prouve une fois de plus qu’elle sait se renouveler.

Quand l’ex petite amie de Clay Dubrovensky vient au commissariat afin d’être interrogée après la mort de ce dernier, les hostilités peuvent réellement commencer. La série sait comment se servir de certains personnages comme par exemple Sherlock et Gregson dont la dynamique change énormément de ce que l’on a pour habitude de voir. Ce qui fait bien souvent le succès d’une série policière et procédurale c’est la façon dont elle gère son rythme. C’est souvent là dessus que ces séries sont basées. Il faut une structure suffisamment rythmée pour nous emmener petit à petit vers la conclusion sans pour autant que l’on ait l’impression de tout découvrir trop rapidement. Elementary a bien compris que de toute façon ce n’était pas ce qu’il y avait de plus important. On préfère donc les réactions des personnages aux diverses interrogations et pour le coup, cela fonctionne encore mieux que beaucoup de séries policières actuellement diffusées. La structure de cette série est loin d’être classique quand on creuse un peu plus car il y a tellement de complexité dans les relations, dans les choses établies, etc. La série sait très bien ce qu’elle doit faire et comment elle doit le faire mine de rien et c’est ce que j’attends chaque semaine de Elementary.

L’affaire de la semaine était un grand classique de Elementary alors qu’un meurtre nous emmène forcément vers une enquête, des indices, des interrogatoires, etc. et des hypothèses, des suspects, des réponses, etc. Mais la façon dont le rythme est imposé tout au long de l’épisode m’a tout simplement surpris. Finalement, cette série fait encore une fois de très belles choses et c’est tout ce que je pouvais attendre de la part de Elementary.

Note : 9/10 et 7.5/10. En bref, deux solides épisodes de Elementary.

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