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Critiques Séries : Parks & Recreation. Saison 7. Episodes 3 et 4.

23 Janvier 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Parks and Recreation

Critiques Séries : Parks & Recreation. Saison 7. Episodes 3 et 4.

Parks & Recreation // Saison 7. Episodes 3 et 4. William Henry Harrison / Leslie and Ron.


Au fond, « Leslie and Ron » est probablement l’un des meilleurs épisodes de toute l’histoire de Parks & Recreation. Alors que cette saison n’est qu’un bonus, au fond on découvre que les scénaristes n’ont pas eu envie de nous offrir que des épisodes faciles que l’on peut attendre de la part d’une dernière saison. On a donc ici un épisode particulièrement bon qui éclipse le premier « William Henry Harrison ». Ce dernier n’était pas forcément mauvais mais diffusé à côté de « Leslie and Ron », il apparaît comme fade, ennuyeux et surtout inintéressant. Mais justement, ce qui rend cet épisode remarquable c’est le fait qu’il utilise l’émotion à foison tout en gardant à l’esprit que Parks & Recreation est une comédie. L’association de l’émotion à la comédie n’est pas quelque chose de simple, surtout ici car la série décide de ne pas prendre le chemin des facilités. C’est en grande partie pour ça que cet épisode fonctionne aussi bien car cet épisode bouteille, centré sur Leslie et Ron, est une sorte d’apogée et d’ode. Une ode à l’amitié qu’il y a entre ces deux personnages et aux liens que la série a dessiné pour eux au fil des saisons. Mais aussi une apogée car Parks & Recreation ne pourra jamais faire mieux que cet épisode pour symboliser leur relation.

Il se passe tout simplement quelque chose dans cet épisode que je n’attendais pas du tout. Amy Poehler et Nick Offerman méritaient tous les deux de gagner un Emmy lors de la prochaine cérémonie en août prochain simplement pour cet épisode. Basé là dessus, on retrouve aussi toutes les racines de la série et ce qui a pu faire son succès. On est maintenant attaché à ces personnages que l’on suit pour beaucoup depuis près de 7 ans (moi, un peu moins ayant découvert la série à l’aube de sa troisième saison). Mais depuis que j’ai découvert cette comédie, je n’ai eu de cesse d’y voir du génie comique et de l’émotion. Cela me rappelait aussi souvent The Office qui avait fait plus ou moins des choses similaires, associant à son humour quelque chose de beaucoup plus tendre que l’on ne voyait finalement pas ailleurs. Ron et Leslie font une paire magnifique car ce sont deux éléments qui savent aussi improviser. On sent que dans ce qui se passe dans cet épisode il y a tellement de spontanéité que l’on pourrait croire que la plupart des passages sont improvisés. Car j’imagine bien Amy Poehler faire la blague de la trompette comme à la fin de l’épisode en pleine lecture du scénario avec ses collègues.

Mais cet épisode nous offre également une vision de Ron que l’on n’avait jamais eu jusqu’à présent. J’ai eu l’impression de redécouvrir le personnage, de le voir autrement alors que ce n’est pas le premier épisode de Parks & Recreation qui met en avant ce personnage et ses charmes. Nick Offerman est probablement celui qui est le plus impressionnant dans cet épisode. Il y a tellement de choses touchantes autour de lui qui sont là pour nous rappeler qui étaient Leslie, qui étaient Ron. Cet épisode est un vrai bilan qui aurait même pour conclure la série. Car j’imagine au fond que Parks & Recreation ne peut pas s’achever autrement que sur quelque chose d’aussi concis, touchant et beau. Cet épisode m’a mis les larmes aux yeux et souvent de bonheur. Car j’ai ri mais j’ai aussi pris en pleine figure le fait qu’après cette saison 7 il n’y aura plus jamais d’épisodes de Parks & Recreation. Je ne le réalisais pas forcément jusqu’à présent mais cet épisode m’a rappelé tout ça. Ron a accepté d’engager Leslie simplement car il respecte le fait qu’elle déteste baisser les bras (et aussi qu’elle savait très bien s’y prendre avec Ron et ce qu’il aime). Mais finalement, tout cela participe à faire une sorte de bilan de 7 années de Parks & Recreation. Il s’en ait passé des choses mine de rien et l’on revient toujours au même endroit.

Le premier épisode de la soirée était « William Henry Harrison » et pour le coup, ce dernier ne m’a pas autant enjoué. Il n’était pas mauvais mais disons qu’il n’était pas aussi mémorable que le suivant et rien que pour ça, je n’ai pas pu l’apprécier suffisamment. Il manque à cet épisode pas mal de choses et je pense que ce sont de choses dont on a envie de se souvenir. On a ici le retour d’Annabel Porter (toujours incarnée par Erinn Hayes). La série veut forcément faire revenir d’anciennes figures de la série histoire de faire une autre sorte de bilan mais ce n’était peut-être pas nécessaire. Sans parler de ce moment Shania Twain-esque qui était excellent mais qui n’a rien de ce que l’épisode suivant peut offrir en termes de musique bien évidemment. Mais au fond cet épisode prouve aussi que NBC a probablement bien fait de diffuser la série en salves de deux épisodes par deux épisodes. Cela permet de pénétrer encore plus l’univers et de voir les intrigues différemment. En tout cas cet épisode, sans être parfait, parvient malgré tout à décrocher quelques rires de ma part et surtout ma sympathie pour ces personnages que l’on a forcément envie de voir nous dire les dernières choses qu’ils ont encore en stock pour nous.

Note : 6/10 et 10/10. En bref, le merveilleux « Leslie and Ron » restera probablement l’un de mes épisodes préférés de l’année 2015.

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