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Critiques Séries : Claws. Saison 1. Pilot & Episode 2.

23 Juin 2017 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Claws

Critiques Séries : Claws. Saison 1. Pilot & Episode 2.

Claws // Saison 1. Episodes 1 et 2. Tirana / Funerary.


Quand TNT se lance dans des séries un peu différentes des séries policières classiques et procédurières, cela donne des trucs comme Claws. Et étrangement, ça fonctionne très bien. Pourtant, le point de départ de la série (un salon de manucure) n’est pas du tout ce que je préfère. Mais plus l’épisode avance et plus le tout devient passionnant. C’est ce que j’ai pu ressentir avec le premier mais également avec le second épisode. Après tout, mélange manucure et blanchiment d’argent est un truc assez fun quand on y pense. Et puis l’art de la manucure est un truc qui se voit très peu souvent à la télévision mine de rien. Du coup, Claws apparaît comme une série plus originale que d’autres alors que la thématique même de la série, était assez classique. Au départ, cette série était produite par HBO par Rashida Jones (Parks & Recreation) et a été créée par Eliot Laurence (The Big Gay Sketch Show) qui n’est pas le scénariste le plus connu de tous. Nous suivons alors les aventures de Desna, incarnée par Niecy Nash (qui était l’un des meilleurs éléments du casting de Scream Queens), une femme qui se retrouve patronne d’un salon qui sert de blanchiment d’argent pour son petit ami Roller. Ce dernier ne va pas aller très loin puisque Desna tente de le tuer à la fin du premier épisode avant que ce ne soit l’amante de Roller qui décide de lui tirer dessus.

Dans un misérable petit salon de beauté de Floride, cinq femmes aux tempéraments de feu se démènent pour s'offrir une vie meilleure. A la tête de la boutique, Miss Desna doit jongler entre les affaires et un frère mentalement handicapé à sa charge. Pour joindre les deux bouts, elle prend des risques en blanchissant de l'argent - entre deux manucures - pour un trafiquant peu respectueux. Heureusement, elle peut compter dans ce chaos sur le soutien de sa fidèle bande, composée de Jennifer, de la sileucieuse Ann, de Polly et de la nouvelle recrue Virginia.

Grâce à un joli casting, Claws parvient à rapidement nous plonger dans son univers. Alors que le premier épisode est surtout là pour placer les personnages et lancer l’histoire, le second nous plonge un peu plus dans les aventures de chacune de ces femmes. Toutes n’ont pas les mêmes problèmes mais Claws sait mélanger à la fois la superficialité du monde dans lequel ces femmes évoluent tout en conservant une vision intéressante de la femme : celle d’une femme qui ne veut pas se faire marcher sur les pieds. Dans un sens, Claws est un brin féministe, portant des valeurs féminines fortes. Quand on voit Desna tenter de tuer Roller, on comprend tout de suite que finalement c’est une femme qui en a marre d’être maltraitée et qui décide de reprendre sa vie en main. Même si cela va être un peu plus compliqué par la suite puisqu’il y a tout de même un meurtre, Claws va même plus loin. Notamment car Desna a besoin d’argent pour prendre soin de son frère malade (incarnée par Harold Perrineau). Claws n’est pas là que pour faire scintiller les couleurs, mais aussi pour raconter des histoires dramatiques qui peuvent nous émouvoir entre deux moments un peu plus léger.

L’écriture de Claws est vraiment intéressante et surtout solide, changeant de ce que l’on a pour habitude de voir dans ce genre de série. Même la mise en scène, mettant en avant les couleurs pop est à sa place. Claws propose donc de mélanger deux univers dans une seule et même série, en se jouant des codes et des stéréotypes. En effet, Claws cherche à mélanger un univers féminin (le salon de manucure) avec un univers masculin (le crime organisé) et le choc des deux donne ici deux épisodes intéressants, sans temps morts. Après avoir terminé ces deux épisodes, je dois avouer que j’ai eu l’envie de poursuivre l’aventure. Car si Claws en fait des tonnes par moment pour se jouer des clichés, ce n’est jamais fait de la mauvaise façon. Bien au contraire. Même si tout reste un peu classique et que la misère est cachée par l’originalité de l’environnement dans lequel se déroule la série, je serais là pour la suite de la saison.

Note : 7/10. En bref, c’est fun et un peu plus original que d’autres séries. A suivre…

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