Critique Ciné : Quelques minutes après minuit (2017)

Critique Ciné : Quelques minutes après minuit (2017)

Quelques minutes après minuit // De Juan Antonio Bayona. Avec Lewis MacDougall, Sigourney Weaver and Felicity Jones.


Quand on est enfant, on a plusieurs façon d’apprendre à grandir. L’une des plus belles réussites de Quelques minutes après minuit c’est de trouver une façon de parler à un enfant qui a du mal dans sa propre vie à faire face aux problèmes. Je dois avouer que je m’attendais tout de même à un film beaucoup plus brillant, mais la beauté de cette histoire réside dans sa façon de conter et d’être brillante de ce point de vue là. Liam Neeson a une voix qui s’impose et devient alors un parfait conteur. De plus, le monstre sous lequel il apparaît est étonnant et toujours très joli à l’écran. Cependant, toutes les petites aventures qu’il nous conte ne sont pas forcément passionnantes. Disons que cela avait beaucoup plus de potentiel, mais certaines histoires certes importantes pour les enfants qui iront voir le film et pourraient apprendre des choses de la vie (notamment le courage, affronter les choses, etc.), n’ont pas l’impact qu’elles devraient avoir sur les téléspectateurs de mon point de vue. Mais le film reste séduisant grâce à un joli casting. Notamment Sigourney Weaver (Alien) et Felicity Jones (Rogue One : A Star Wars Story) qui s’avèrent être des personnages féminins forts dans un film qui tourne pourtant beaucoup autour du jeune Conor, incarné par Lewis MacDougall (Pan).

Conor a de plus en plus de difficultés à faire face à la maladie de sa mère, à l’intimidation de ses camarades et à la fermeté de sa grand-mère. Chaque nuit, pour fuir son quotidien, il s’échappe dans un monde imaginaire peuplé de créatures extraordinaires. Mais c’est pourtant là qu’il va apprendre le courage, la valeur du chagrin et surtout affronter la vérité…

Quelques minutes après minuit n’est donc pas qu’un film fantastique, c’est aussi un film avec de vraies émotions palpables à faire travers aux spectateurs. Les émotions sont fortes et se ressentent du début à la fin mais les images avec ce mélange entre fantastique, dessin et réalité permet là aussi de passer un beau moment. On retrouve alors dans la mise en scène de Juan Antonio Bayona ce que j’avais déjà pu aimer dans L’orphelinat (2007) et accessoirement dans le magnifique The Impossible (2012) sur le tsunami de 2004. Dans sa mise en scène on retrouve son goût pour l’émotion qu’il fait ressentir dès qu’il le peut. Pour autant, Quelques minutes après minuit n’oublie pas d’être plein d’espoir (car c’est aussi ce qu’il faut). Même si le drame est dans le coin, comme dans The Impossible, J.A. Bayona n’oublie jamais d’être quelqu’un de touchant dans sa façon de maîtriser la mise en scène du film. Au fond, on se retrouve donc avec un très joli film. Il n’est pas aussi exceptionnel que certains pourraient le décrire mais il est suffisamment inventif pour faire passer de beaux messages avec de beaux personnages dedans. Que demander de plus en somme…

Note : 7.5/10. en bref, un joli film déchirant sur la relation d’un jeune garçon et de sa mère malade.

Date de sortie : 4 janvier 2017

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