The Raid // De Gareth Evans. Avec Iko Uwais, Yayan Ruhian et Joe Taslim.
Je pense que Gareth Evans sait pleinement ce que les gens viennent chercher en allant voir un film comme The Raid, alors il s'est dit : pourquoi s'enquiquiner avec une histoire bien ficelée, avec
des twists et des réflexions quand on peut se concentrer sur l'action et fournir l'un des films les plus surprenants que l'on a pu voir ces dernières années du genre. Le souci de The Raid c'est
que si l'on vient chercher un peu plus que de belles chorégraphies, et des séquences de tir, alors on est un peu plus déçu. Mais je pense que quiconque verra ce film sera scotché à son siège au
cinéma car la surprise… elle est grande. J'avais entendu du bien de ce film il y a déjà quelques temps maintenant, et puis l'occasion de le voir s'est présenter (il sort le 20 juin 2012 en
France) et je me suis laissé tenter. Au départ, je n'attendais pas grand chose du film, juste le potentiel d'être surpris. Et j'ai été servi. En effet, The Raid est un film d'action sans temps
mort qui ne prend jamais le temps de souffler et laisse le spectateur dans un état second : celui des scènes d'action qui s'enchainent encore et encore sans que l'on ne semble en voir la fin.
Membre d'une unité de policiers d'élite, Rama débarque au pied d'un immeuble délabré. Sa mission : capturer le baron de la drogue – un certain Tama – dont c'est le QG. Il s'agit d'un quartier
ultra-dangereux où pas un seul policier ne s'est encore aventuré et l'immeuble est devenu un repaire de tueurs, de violeurs et de cambrioleurs en tous genres, bien conscients qu'ils n'y seront
jamais inquiétés… Aux petites heures du jour, les policiers s'introduisent dans l'immeuble et s'acheminent peu à peu vers le dernier étage. Mais lorsqu'ils sont repérés par un indic qui en
informe Tama, celui-ci ordonne à ses lieutenants de fermer toutes les issues et d'éteindre les lumières. Tandis que les policiers se retrouvent bloqués au 6ème étage, privés de tout moyen de
communication avec l'extérieur, Tama mobilise ses hommes pour affronter les intrus. Rama et les autres policiers doivent désormais fouiller chaque appartement pour remplir leur mission et rester
en vie…
L'histoire de The Raid n'a rien de bien exceptionnelle et c'est là où le film pèche. C'est dommage parce que je pense qu'au delà de toute l'action, il y avait quelque chose d'intéressant à
raconter. Le sujet principal du film c'est cette unité de policiers d'élite. Je pense sincèrement qu'il y avait quelque chose à faire avec ça. Sauf que voilà, de toute façon ce n'est pas
tellement ce que l'on vient chercher quand on regarde The Raid. Il n'y a presque aucun dialogue, ce qui permet de laisser place à beaucoup de musiques d'ambiance. Du coup, les chorégraphies des
scènes de combats ressemblent plus à des spectacles de danse assez beaux dans leur ensemble. Gareth Evans a su assez bien les mettre en scène, pour ne pas dire très bien. Le réalisateur a su
donner un peu de supplément à The Raid avec de l'esbroufe (les effets autour des balles qui sont tirées, du sang qui gicle, …). Le choix d'une couleur sale pour filmer était également très
judicieux. Cela permet de rendre l'univers de cet immeuble sans pitié encore plus crédible. On n'est pas dans une banlieue chic, mais bel et bien dans un taudis avec des hommes qui savent se
battre.
A mi chemin entre le film de jeu vidéo et le film complètement barré qui s'amuse plus qu'autre chose, L'action est omniprésente ce qui permet au spectateur d'être complètement emporter durant
toute cette heure et 45 minutes. J'ai été même très surpris de la tenue de ce film en termes d'action, car les personnages restent en vie malgré les coups, ce qui est plus ou moins surréaliste.
Je ne connais pas grand chose du cinéma coréen et encore moins des arts martiaux, mais je pense que l'on est pile poil dans ce qu'il fallait pour ce film. Les acteurs sont terriblement mauvais
pour ce qui est du jeu d'acteur, mais pas pour ce qui est de nous offrir un spectacle vivant. Sans compter que The Raid tente aussi de choquer (il est interdit aux moins de 16 ans) par sa
violence (d'ailleurs le parallèle avec le jeu vidéo n'est pas vaine puisqu'au fond c'est un peu ça qui prend vie). Même si tout n'est pas parfait, The Raid reste une bonne surprise que je
n'attendais pas. Décidément, 2012 est un nid à surprises.
Note : 6.5/10. En bref, un film d'action étonnant et surprenant, entre jeu vidéo prennant vie et spectacle vivant d'arts martiaux. Malgré un scénario débile et des dialogues pire
que Besson-esques, The Raid s'en sort plutôt bien.
Lundi 28 mai 2012
1
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/2012
21:53
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Publié dans : Critique Ciné
0
Game of Thrones // Saison 2. Episode 9. Blackwater.
A un épisode de la fin de la saison, il fallait que l'on ait droit au feu de l'action, à cette fameuse guerre qui se préparait depuis pas mal de temps déjà pour prendre le Trône de Fer. Les
navires de Stannis Baratheon sont proches de King's Landing et prêt à nous offrir le spectacle que l'on est chercher. L'an dernier déjà, l'épisode pré-season finale était excellent, celui ci ne
déroge pas à la règle. L'épisode se découpe en plusieurs temps, tout en laissant tomber toutes les intrigues qui ne sont pas raccord avec la fameuse bataille pour le Trône de Fer (Iron Throne).
Si la guerre n'est vraiment visible que depuis cet épisode, Game of Thrones avait malicieusement préparé l'assaut au fur et à mesure que les épisodes ont avancés. Effectivement, on a du très joli
spectacle dès l'entrée en matière avec une bataille contre les navires. Elle était à la hauteur de ce que l'on peut attendre de la série dans ce genre là. Liam Cunningham est donc encore une fois
au sommet de sa forme. Cet acteur a un truc qui nous ramène toujours à la force de caractère des personnages qu'il incarne.
La tension monte petit à petit afin de nous préparer à la grande bataille. On a tout d'abord Tyrion qui se pose pas mal de questions, Joeffrey qui ne sait plus tellement comment s'y prendre car
il est dépassé par les évènements, Cersei était elle aussi très en forme avec une pointe d'émotion vers la fin de l'épisode. Justement, Cersei nous offre quelques très jolis moments dans cet
épisode. Celui où elle pense que les Lannister ont perdus la guerre et qu'elle veut tuer son fils, Tommen, afin de lui éviter la torture des barbares qui en veulent au trône. La scène était assez
émouvante et j'ai réellement cru que Game of Thrones allait aller jusqu'au bout et ensuite, Cersei aurait pu regretter son geste, ô combien bête finalement mais logique dans la précipitation. Les
face à face entre Cersei et Tyrion permettent encore une fois à l'épisode de livrer quelques bonnes petites répliques ici et là. Game of Thrones a toujours su être au point niveau dialogues et ce
nouvel épisode ne fait pas exception.

Je pense même que cet épisode prouve combien Peter Dinklage mérite un nouvel Emmy pour sa prestation dans la série. Il est parfait dans ce rôle, il joue celui qui manigance des choses dans
le dos de Joeffrey, ou encore de sa soeur, c'est certain, mais il est aussi un héros. Le moment où il tente de rassembler les troupes était presque émouvant (j'avoue que j'ai eu un temps
d'émotion). Les Lannister ont beaux être les gens de la pire espèce, finalement ils offrent à Game of Thrones le plus grand spectacle qu'il soit. Mais ce n'est pas tout, car Tyrion sur le champ
de bataille c'est aussi impressionnant et intéressant. On a un sentiment de compassion pour le personnage. On a envie qu'il ne meurt pas. En même temps, sans lui, Game of Thrones perdrait un très
gros intérêt. Le personnage est l'un des plus intéressants de la série. Le retour du père Lannister à la fin de l'épisode, annonçant la bonne nouvelle à sa fille (ils ont gagnés) était là encore
un bon moment de la série.
La bataille de Blackwater aurait pu être ratée, car au fond, il y a quelques erreurs ici et là (le fait que l'on n'est pas l'impression qu'ils soient suffisamment nombreux par exemple, avec un
petit coup de baguette magique on aurait très bien pu démultiplier le nombres d'hommes et ainsi, cela serait paru moins facile). Mais au delà de détails auxquels je n'ai même pas fait gage lors
de mon visionnage, Game of Thrones livre ici l'un des meilleurs épisodes de son histoire. Le fait que l'on ne s'éparpille pas avec de multiples intrigues ici et là n'était pas une mauvaise idée.
Sans compter que l'on se permet entre autre de faire un petit focus sur Sansa Stark qui ne veut pas épouser Joeffrey alors qu'elle pourrait en retirer un bénéfice plus qu'intéressant. Sa scène
avec Cersei était truffée de vérités (l'obligation, les choix possibles, …). Ainsi, voilà un très bon épisode de Game of Thrones, épique comme une bataille.
Note : 10/10. En bref, excellent.
Lundi 28 mai 2012
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20:25
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Publié dans : Critiques Séries
2
Lip Service // Saison 2. Episode 6. Six.
SEASON FINALE
Les scénaristes de Lip Service auront foiré la saison jusqu'au bout. Je trouve ça dommage car la première saison de la série était tellement bonne. Ce dernier épisode n'était pas à la hauteur de
ce que j'attendais d'une fin de saison pour Lip Service, mais également pas à la hauteur de la plupart des épisodes précédents. Il se passe des bonnes choses c'est certain, mais il y a des trucs
trop précipités que je n'ai pas spécialement apprécié. J'ai bien aimé la partie de Tess. Cette dernière est nerveuse à l'idée de faire sa première représentation publique dans "Uncle Vanya", la
pièce de théâtre qu'elle prépare depuis le début de la saison. Malheureusement même si le résultat n'est pas mauvais, je n'ai pas spécialement apprécié le côté cheveu sur la soupe de l'intrigue.
On en a tellement peu fait écho durant toute la saison que cela arrive de façon bien trop inopinée à mon goût. Elle va devoir faire face à Hugh qui est bourré alors qu'il veut regagner la
confiance de sa femme. Là le scénario manque de saveur, plongeant rapidement dans les facilités scénaristes. C'est dommage. S'en suit également le côté amusant de Nina.
Cette dernière va tout faire pour saborder l'actrice en pleine représentation, sauf que finalement elle va enjamber les obstacles comme un rien et ce sera un grand succès pour elle. Tess est mon
personnage préféré dans Lip Service et j'ai été déçu qu'elle n'ait pas vraiment eu de conclusion. La fin de l'épisode reste bien trop ouverte pour le personnage. De plus, l'émotion n'est pas
suffisamment palpable car tout ce qu'elle vit n'est pas assez bien préparé. C'est la faute à une saison de tous les doutes sur comment faire évoluer les personnages. Alors que Lip Service aurait
pu choisir un chemin plus droit, elle a choisi le plus sinueux. C'est louable de sa part, mais pas le meilleur choix. Loin de là même. La partie policière de l'épisode n'était pas très bonne. Sam
est un bon personnage mais je n'ai pas été touché par l'affaire qu'elle tente de démanteler. Franchement, Lip Service pouvait faire mieux là aussi même si je peux comprendre que les scénaristes
ne sont pas des pros de la série policière.
Vince
est blessé lors d'un raid, et elle s'en veut parce qu'elle était préoccupée par Cat (encore). Le deuil est difficile, je veux bien le comprendre, mais le côté expéditif de la mort de Cat aurait
pu au moins amener à la gestion expéditive du deuil. Mais non, ce n'est pas le cas et du coup je n'ai pas vraiment compris où les scénaristes voulaient en venir avec le personnage. Notamment à la
fin de l'épisode. Tout part dans tous les sens. La scène avec Lexy n'avait pas grande saveur, elle aussi est bien trop précipitée et pas du tout préparée. C'est dommage, Lip Service a tellement
de choses à faire avec le personnage de Sam, et accessoirement celui de Lexy. Au final, cette seconde salve de Lip Service n'était pas à la hauteur de ce que j'attendais de cette nouvelle série.
J'aurais largement préféré que l'on aille au bout des choses avec tous les personnages. J'ai trouvé les intrigues bâclées la plupart du temps, ne prennent plus le temps de se confronter aux
sentiments que la série pouvait dégager durant sa première saison. Je suis face à un dilemme, celui de me dire que la série a ratée sa seconde saison ou bien s'agit-il d'un mal bien plus fort qui
pourrait gâcher complètement la série…
Note : 5.5/10. En bref, bien trop médiocre pour une fin de saison. Décevant.
Lundi 28 mai 2012
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18:01
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Publié dans : Crit. Sér. : UK
1
Au Nom de la Vérité // Saison 1. Episode 1. Jeu interdit (Pilote).
TF1 a lancée une nouvelle perle de ce que la France peut faire pire en termes de fiction. Produite par Arthur, cette fiction quotidienne de 26 minutes rappellera à certains "Le Jour où tout à
Basculé" (France 2). Je n'ai jamais vu le programme de la chaîne du service public, mais finalement je pense que c'est une bonne nouvelle. Au Nom de la Vérité est un véritable OVNI. C'est un
mauvais vaudeville mal joué, mal écrit, mal construit. Adapté d'un format allemand, je pense que l'on aurait très bien pu se passer de ce genre de choses à la télévision. Si Au Nom de la Vérité
est une mauvaise idée c'est tout simplement que l'épisode est mal construit. On est face à 26 minutes d'une histoire qui est sensée être proche de la réalité. Sauf que malheureusement on ne peut
pas croire ce que l'on nous raconte. Dans ce premier épisode nous suivons l'histoire de Rémi et de Nicole, le premier est un adolescent et la seconde sa professeur de tennis.
Chacun d'entre nous s'est déjà retrouvé au moins une fois, au coeur de la tourmente. Au nom de la Vérité s'attache à des héros du quotidien en prise avec une décision capitale. Chaque épisode
est une tranche de vie dans laquelle chacun peut s'identifier ou projeter sa propre famille.
Au Nom de la Vérité tente de
nous raconter l'histoire d'un adolescent avec une femme plus âgée et mariée, un grand classique de tous les soaps. On a donc de multiples questions que la série tente d'exploiter, en vain. Le
scénario est bien trop mauvais et truffé de facilités pour réellement être captivant. Cela me rappelle les telenovela mexicaines que certaines chaînes françaises avaient pu diffuser. Sauf que
dans ces dernières c'est presque voulu et c'est donc drôle involontairement. Avec Au Nom de la Vérité on a droit à une série qui n'arrive même pas à être drôle sur les bords. C'est dommage, car
je pense que TF1 rate un truc là. Je peux comprendre que la chaîne ait eu les yeux plus gros que le ventre à l'idée de se faire quelques euros en plus sur le dos d'une case morte depuis
maintenant plusieurs années, mais ce n'était pas avec cette série digne des pires magazines de Nous Deux qu'elle allait s'en sortir. Je me demande d'ailleurs encore comment certaines personnes
peuvent lire des roman photo… Mais c'est une toute autre histoire.
La voix off de Au Nom de la Vérité rappelle les télé-réalité de TF1. Mais pas les meilleurs, celles qui sont produites avec les pieds (Premier Amour en tête). Elle est là pour donner le ton, je
comprends tout à fait l'idée, sauf qu'encore une fois ce n'était pas ce qu'il fallait. J'aurais largement préféré que Au Nom de la Vérité n'ait rien du faux docu-fiction et qu'elle ressemble à
une vraie fiction. Le cast d'Au Nom de la Vérité est aussi une vraie catastrophe. Je me demande où est ce qu'ils vont chercher les acteurs qui incarnent les multiples personnages de la série,
mais c'est vraiment impossible de se dire que ce sont des vrais acteurs de formation. Au final, Au Nom de la Vérité ressemble à une fiction écrite par des adolescents (et encore, certains savent
faire de très bonnes choses) et filmées de façon amateurs avec la caméra de son père et pour seul cast, eux mêmes, leurs parents et leurs amis. J'espère que cela ne durera pas longtemps, sinon je
ne comprendrais rien à la France et à ce qu'elle recherche à la télévision (même si le sujet de Le Jour où tout à Basculé donne déjà une idée de l'état du cerveau de certains français).
Note : 0/10. En bref, est-il possible d'imaginer pire ? Je ne crois pas. A bas le scripted reality...
Lundi 28 mai 2012
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16:58
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Publié dans : Critiques Séries
0
The Killing US // Saison 2. Episode 10. 72 Hours.
L'épisode précédent nous laissait avec Linden assommée au dernier étage du casino par quelqu'un que l'on ne connait pas. La résolution facile de cette intrigue m'a déçu. En effet, Linden est
placée dans un hôpital psychiatrique pour 72 heures (comme l'indique le titre de l'épisode) après que le casino ait clamé qu'elle a tentée de se suicider en sautant du haut de la tour. Alors que
ce n'était pas du tout le cas. Tout l'équipe hôpital psychiatrique n'avait pas grand chose à nous offrir. Malheureusement le maigre lot de consolation viens des choses que l'on tente de nous
offrir autour du personnage : pourquoi elle est obsédée par les affaires qu'elle tente de résoudre et notamment celle qui l'avait déjà placée dans un établissement psychiatrique. L'intrigue est
plus psychologique qu'autre chose. On tente de nous offrir des nouvelles choses autour du personnage afin de comprendre un peu mieux sa persévérance, sa fascination, … Sauf que cela aurait à mon
avis dû être fait la saison dernière et pas cette année. Cela permet par ailleurs de faire un nouveau break dans l'intrigue de la saison.
J'ai cette impression que l'on avance un épisode sur deux, ce qui est très dommage car il y a tellement de choses à faire encore à mon avis, que l'on a pas fini d'en parler de cette affaire de
Rosie Larsen. Outre le fait que l'on tente de nous offrir de nouvelles choses sur le personnage de Linden, on oublie presque Holder à côté qui tente par tous les moyens de faire sortir sa
coéquipière de ce guêpier. Evidemment que les gens du casino on été dire qu'elle avait tenter de se suicider, cela a permis d'écarter Linden de l'affaire encore quelques temps (72 heures pour
être précis). De quoi continuer les travaux au dernier étage, et ainsi faire disparaitre tout indice possible. Malheureusement pour eux, ce n'est pas le cas puisque la fameuse carte d'accès à la
Mairie est encore bel et bien présente comme l'indique la dernière image de cet épisode. J'ai maintenant hâte de savoir ce que The Killing US nous réserve par la suite car il y a tellement de
choses à dire autour de cette carte. Est-ce le Maire ? (mon premier suspect). Telle est la question que l'on peut se poser. Légitimement.
De
même que Holder se rapproche un peu plus de cette idée. Mais pourquoi ce serait réellement lui maintenant ? Ce serait encore plus simple. Cela m'énerve parce que j'adorais ma théorie mais le fait
qu'elle coule maintenant de source est bien trop facile. La semaine dernière on m'a proposé comme théorie que ce soit le père de Gwen. Pas bête même si ce serait très décevant parce que ce
personnage n'a pas été très souvent là sous nos yeux. Holder découvre quant à lui une histoire autour de Jackson, Janek et le Maire Adams. Je ne sais pas trop quoi attendre de cette intrigue mais
elle semble avoir de bonnes choses à dire dans les prochains épisodes (il n'en reste que trois). Enfin, Stan tente d'aller de l'avant dans sa vie et de trouver enfin un sentiment de paix. On a
donc droit à des scènes familiales (le chien), et banales (la réparation). Pas grand chose de très excitant finalement. J'espère maintenant que l'on n'ira pas plus loin avec le personnage. Il
commence sérieusement à devenir ennuyeux et inintéressant.
Note : 6/10. En bref, un épisode transitoire assez moyen dans son ensemble. Il y a des bonnes choses mais pas suffisamment.
Lundi 28 mai 2012
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16:33
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1
Girls // Saison 1. Episode 7. Welcome to Bushwick (aka The Crackcident).
L'épisode précédent nous emmenait dans la vie d'Hannah dans le Michigan. Il fallait que l'on en sache un peu plus sur la vie du personnage en dehors de New York. C'est maintenant chose faite. On
peut donc parler des aventures d'Hannah à New York de nouveau. Ce que l'on avait mal exploré depuis le début de la série ce sont les nuits de la ville. On avait eu quelques exemples mais pas
d'aussi bon que durant cet épisode. J'ai adoré la petite fête que l'on nous propose avec ses dérapages incontrôlés, ses moments de doutes, mais aussi la synergie entre les personnages. Brooklyn
regorge de fêtes un peu underground et très jeunes et vivantes. C'est une des forces de ce quartier. Les fêtes y sont décoincées et originales. Même si dans cet épisode de Girls on n'exploite pas
vraiment à fond le quartier et sa diversité, on a suffisamment de bonnes petites choses ici et là pour nous offrir de quoi passer un bon moment. Les questionnements d'Hannah sur sa relation avec
Adam sont justes et surtout très captivants. Girls est une série assez sympathique dans tout ce qui est relations amoureuses. Elle les raconte avec beaucoup d'intérêt.
Outre la brillance de l'écriture de Girls (que l'on doit intégralement - ou presque - à Lena Dunham), c'est cette plongée dans le quotidien d'une bande d'amies à New York et de leurs désarrois
face à ce qu'elles entreprennent qui me réjouit encore plus. Hannah va découvrir une autre face d'Adam dans cet épisode : le fait qu'il est membre des AA. Elle ne le sait même pas alors qu'ils
sont tout de même très proche. Enfin, sexuellement parlant. J'aurais aimé que l'on aille un peu plus loin avec les deux personnages (même si Adam n'est pas fait pour Hannah et Hannah pas fait
pour Adam). J'ai hâte de voir ce que la suite nous réserve car on a pas de réponse à la question "Do you want me to be your fucking boyfriend ?". J'espère que l'on aura plus d'éléments de
réponses dans le prochain épisode. C'est fou parce que Girls n'engage finalement à rien. Chaque épisode est presque indépendant des autres. Mais elle parvient à nous retenir comme si de rien
n'était. Ce que je ne comprends pas ensuite c'est comment la série ne cartonne pas plus que ses 700 000 fidèles ? Elle jouit d'un buzz immense sur la toile pourtant.
Bref,
Jessa m'a également beaucoup plu dans cet épisode avec son histoire de SMS. Je m'attendais à quelque chose de différent, mais l'épisode a su rendre l'intrigue captivante. Le souci de Girls c'est
d'éviter de donner trop la parole à Hannah, ce qu'elle parvient parfois à faire. Mais pas tout le temps. Ici elle donne un sens aux autres personnages et à leur utilité. Marnie découvre quant à
elle ce qu'à fait Charlie ces deux dernières semaines. Charlie est un bon personnage et il m'avait manqué la semaine précédent. Le retrouver dans cet épisode m'a fait plaisir. Sans compter
évidemment Soshanna qui va avoir l'aide de Ray alors qu'elle en avait bien besoin. Au final, ce nouvel épisode de Girls explore une autre facette de la vie à New York avec beaucoup d'intérêt et
de sympathie. On ne s'ennui pas et même si il n'y a pas de rebondissements à proprement dit, finalement le tout est très bien construit.
Note : 8/10. En bref, toujours soignée, Girls nous plonge cette fois dans un autre univers : les folies nuits de New York. Sans être dans la surenchère, l'épisode trouve son
propre ton avec beaucoup d'intérêt et de sympathie.
Lundi 28 mai 2012
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/2012
15:17
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Publié dans : Critiques Séries
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Veep // Saison 1. Episode 6. Baseball.
Encore une fois avec Veep il y a des bonnes choses et des mauvaises choses. L'idée de base de ce nouvel épisode n'était pas mauvaise mais son exécution était assez moyenne. L'idée que Selina soit
potentiellement enceinte avait un potentiel comique bien plus intéressant que ce que l'on a vu à l'écran. Mais les scénaristes semblent être constamment dans l'hésitation la plus totale. Parfois
je me dis que Veep pourrait être une grosse comédie qui sait s'y prendre avec son sujet mais sans les auteurs de Parks & Recreation elle restera la comédie médiocre qu'elle est. Ce que
j'avais assez bien aimé dans le pilote c'est l'enchainement des blagues. C'était du tac-o-tac, sans vraiment prendre de gants. Maintenant, les auteurs se rendent sûrement compte qu'il faut
raconter des intrigues derrière tout ça sinon on ne peut pas durer plus longtemps qu'une saison (et encore je suis gentil). Sauf que Veep a des atouts et Julia Louis Dreyfus en reste un. Elle est
bonne comédienne, même si je ne l'ai jamais porté dans mon coeur.
Quand elle le veut bien, ses grimaces sont d'une grande sympathie pour nos zygomatiques. Dans ce nouvel épisode, Selina organise une conférence pour promouvoir l'alimentation saine au stade de
baseball de Camden Yards à Baltimore. Sauf que des gens membres d'organisation de fast-food ne sont pas vraiment pour ce qu'elle fait. Cela me rappelle l'histoire du pilote et des "clean jobs".
Evidemment, j'aurais aimé que l'on aille un peu plus loin malgré le sentiment de redite de cette intrigue. Disons que Veep a les moyens de dire des choses sympathiques autour de chaque histoire
qu'elle développe mais elle passe souvent à côté. L'idée que les politiciens peuvent avoir des ennemis, ce n'est pas la conception de Selina qui aimerait bien être aimée de tous avec ses propres
idées à elle. Le tempérament du personnage est toujours au sommet de sa forme car elle est au four et au moulin à la fois. C'est sa position qui veut ça, c'est certain.
Ce
qui serait intéressant à faire dans la seconde saison ce serait de la propulser au rang de Président des Etats-Unis (si le Président américain meurt, c'est son/sa vice président(e) qui rend la
place). Ce pourrait être assez fun. Pendant ce temps là, Mike organise une conférence de presse pour les journaux locaux. Ce que j'ai adoré dans cette partie de l'épisode, c'est Mike. En effet,
le personnage est vraiment marrant. Son face à face avec le journaliste était très classique mais efficacement mis en scène. "Baseball" est donc un bon épisode d'un côté tout de même, car les
seconds rôles parviennent à faire oublier le reste de l'intrigue qui n'était pas totalement convaincante. Pour ce qui est d'Amy et de Dan, ils font de leur mieux pour divertir les élèves d''une
école primaire avant que la vice présidente se montre. Là aussi j'ai bien aimé ce que l'épisode a fait. Il y a des bonnes répliques mais aussi une ambiance intéressante. Par ailleurs, je remarque
de plus en plus que les seconds rôles sont les personnages les plus intéressants de Veep et que notre héroïne n'est pas la hauteur.
Note : 5.5/10. En bref, grâce aux seconds rôles, Veep s'en sort correctement.
Lundi 28 mai 2012
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14:36
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Publié dans : Critiques Séries
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Continuum // Saison 1. Episode 1. Pilot.
La chaîne canadienne Showcase, qui s'est lancée depuis quelques années dans la production de séries (Lost Girl, Endgame, King, XIII, …) revenait avec Continuum, une toute nouvelle série policière
d'anticipation. J'avais assez peur du résultat et finalement, c'est très réussi. Ce premier épisode pose les bases d'une série très ambitieuse, et les résultats sont assez bons dans leur
ensemble. Je n'ai rien à redire sur la continuité du scénario qui est des plus fluides. Continuum parvient à rendre intéressant une histoire qui au début passait assez classique. Plus on avance
dans l'épisode, plus on a envie de connaitre la suite. La base de Continuum est assez simple puisque c'est l'histoire de Kiera qui se retrouve propulsée en 2012 (alors qu'elle vient de 2077) avec
une bande de terroristes très dangereux qu'elle doit traquer jusqu'au dernier. Ce dont j'ai peur avec Continuum c'est qu'une fois les prisonniers éliminés, on ne sache plus vraiment quoi faire
dire à la série. Mais on n'en est pas encore là. Fort heureusement.
A la poursuite de terroristes extrémistes, une flic venue tout droit du futur se retrouve coincée dans le Vancouver de nos jours. Loin de son époux et de son fils, Kiera Cameron concentre dès
lors ses efforts sur la traque de ces fugitifs, avant qu'ils ne commettent d'autres méfaits à notre époque. Elle trouve une aide inattendue en la personne d'Alec Sadler, un jeune génie de la
science. Et enrôlée dans les forces policières locales, elle forme une alliance avec son nouveau partenaire, le détective Carlos Fonnegra.
L'histoire de Continuum commence en 2077. On tente de nous parler du régime politique, du fonctionnement de la police à cette époque et évidemment de nous présenter les méchants de
l'histoire et plus particulièrement leur leader. C'est efficacement écrit. Il n'y a rien à redire. Le tout est en plus mis en scène de façon à ce que l'on ne se sente pas déconnecté de
l'ensemble. Simon Barry, à qui l'on doit le scénario de L'art de la Guerre (avec Wesley Snipes) trouve ici un très bon sujet d'étude où l'on peut retrouver quelques éléments de son premier
scénario. Une fois le premier quart d'heure enclenché, on se lance alors dans la suite de la série avec toute la partie en 2012. Kiera fait la connaissance d'Alec Sandler, le grand manitou qui a
inventé une technologie qui est maintenant utilisée par tous en 2077. Je pense même que le Alec du futur doit avoir un truc à faire avec ces terroristes. Ce serait d'autant plus excitant puisque
cela pourrait permettre de modifier le futur.
Kiera va aussi faire la connaissance de Carlos Fonnegra, l'officier de police de Vancouver avec qui elle va se retrouver à travailler. Même si l'intégration de Kiera dans la vie de la police de
Vancouver est très trop facile (expédiée en quelques secondes chrono à la fin de l'épisode), au moins on ne peut pas de temps pour aller uniquement à l'essentiel. Côté cast on est plutôt bien
servi avec Rachel Nichols dans le rôle titre (Criminal Minds, The Inside), Victor Webster (Melrose Place 2009, Charmed), Erik Knudsen (Jericho), Stephen Lobo (Painkiller Jane) entre autres… J'ai
maintenant très envie de découvrir la suite de Continuum. Je trouve que l'on a un bon sujet pour une série et qu'elle a le mérite de rapidement rendre son truc captivant. Même si il y a quelques
défauts inhérents à la construction facile de l'histoire, le tout est cohérent et ne manque ni de saveur ni de piment afin de nous tenir en haleine. Je pense que l'on tient une série très
ambitieuse et très passionnante avec Continuum.
Note : 7.5/10. En bref, un pilote efficace et très bien mis en scène. Une série ambitieuse qui semble avoir la mesure de ses ambitions. Intéressant.
Lundi 28 mai 2012
1
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13:51
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Publié dans : Critiques Séries
1
Harry's Law // Saison 2. Episode 22. Onward And Upward.
SERIES FINALE
Je savais que cette série allait me manquer mais au point d'en être ému ? Je n'aurais jamais cru cela possible. Et pourtant, c'est ce qui est arrivé grâce (ou plutôt à cause) du dernier épisode
de la série et plus particulièrement de la dernière scène, un adieu mérité et de toute beauté. En effet, tout le monde se retrouve avec Harriet afin qu'elle puisse rendre un dernier hommage à son
défunt premier mari. Cet ultime hommage pourrait presque s'apparenter à une dernière prière avant de dire au revoir à tout le monde. Une fin assez bâclée dirons certains mais finalement, cette
fin est parfaite. Les adieux d'une série qui n'aura jamais voulu faire de vague mais qui aura réussie en deux saisons à donner un nouveau souffle à la série judiciaire classique. Oui, Harry's Law
va me manquer terriblement. Les personnages notamment, et leur classe. Sans compter Harriet, cette femme grognon mais terriblement attachante et adorable.
Je n'ai pas déjà envie de dire au revoir à cette série. Même si ce n'était pas ma préférée, j'étais content de retrouver les aventures de nos personnages, du combat de David E. Kelley - le
créateur de Harry's Law - pour les causes pourtant perdues d'avance à première vue. C'est avec étonnement que je peux dire que la seconde saison était meilleure que la première, et ce notamment
grâce à la Kelleyrisation. Donc dans ce dernier épisode, l'ex mari d'Harriet, Mr Korn, est retrouvé mort. Mais personne n'est venu réclamer le corps. Elle va donc se retrouver à organiser les
funérailles et au fond, cela va plus la toucher que l'on ne pourrait le croire. La chanson de la fin, qu'Harriet chante en jouant du piano était également un bel hommage. Je pense qu'il faut
prendre l'histoire de l'ex mari d'Harriet comme l'histoire de la série, celle de laquelle il faut savoir se séparer maintenant, même si l'on avait pas envie. On distingue plusieurs étapes au
deuil. Cela passe dans un premier temps par le choc (l'annonce de l'annulation).

Ensuite on part dans le déni, et cette volonté de se dire que la série pourrait être reprise par une autre chaîne. Puis cette colère que l'on déverse sans problème contre NBC, les fautifs
de l'histoire. S'en suit alors une tristesse profonde, celle de la dépression post-annulation. Mais il faut ensuite se résigner et se dire que le meilleur moyen de garder un bon souvenir c'est de
l'accepter et tenter de se reconstruire. Le deuil est difficile mais pourtant, c'est bel et bien ce que l'on doit faire dans chaque circonstance avec une série. Pendant ce temps, avec l'aide de
Tommy, Harriet représente un homme qui est accusé du meurtre de sa femme et qui aimerait bien laver son nom de tout soupçon. L'intrigue était assez bonne dans son ensemble. Les dialogues sont
encore une fois riches en très bonnes choses. C'est ça l'aventure E. Kelley. Je ne comprends pas comment les gens ne sont pas venu en plus grand nombre encore devant Harry's Law. Elle méritait
tellement mieux traitement de la part de NBC de toute façon.
Oliver tente de convaincre Cassie pour défendre un étudiant qui attaque son école pour l'avoir refusé. L'histoire était assez bien ficelée et permet de critiquer avec beaucoup de sympathie les
écoles américaines et leur politique. Enfin, l'humour vient cette semaine d'Adam et de Phoebe avec une affaire un peu étrange : un homme est viré parce qu'il n'arrive pas de sortir son dentier de
sa bouche pendant qu'il travaille. Outre tout ça, on a pu avoir droit au retour de Roseanna incarnée par l'excellente Jean Smart sans compter évidemment sur Roma Maffia (Nip/Tuck) qui nous offre
une prestation d'avocate intéressante. Au final, Harry's Law me manquera c'est certain. Je pense qu'il est maintenant temps que E. Kelley travaille sur sa toute nouvelle série, Monday Mornings,
une série du câble sur TNT. J'ai hâte de voir ce qu'il va faire dans ce milieu là alors qu'il était dans la justice depuis pas mal d'années maintenant.
Note : 8/10. En bref, un bon épisode avec une fin belle et tout en émotions.
Lundi 28 mai 2012
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13:09
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Publié dans : Crit. Sér. : Harry's Law
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Iron Sky // De Timo Vuerensola. Avec Julia Dietze, Götz Otto et Udo Kier.
Fort d'un très beau buzz sur la toile, Iron Sky surprend. En effet, cette comédie noire était culottée. Les allemands ont toujours eu du mal à rire du nazisme mais Iron Sky le fait avec beaucoup
de bonnes choses et du coup, rien n'est lourd. Plus tôt cette année j'avais pu voir Danger 5, une comédie australienne. C'était réjouissant au début mais très rapidement la parodie des nazis
fondait dans l'ennui. Ce qu'il y a de bien avec Iron Sky c'est que l'on ne s'ennui pas. En tant que grand fan de SF, forcément j'ai retrouvé ces éléments qui m'intéressait dès le départ avec Iron
Sky mais c'est leur mise en oeuvre dans le film qui m'intéressait. Une fois le film vu, je peux dire que c'est réussi. Je ne m'attendais pas exactement à ce que j'ai eu droit à l'écran, mais au
fond, c'était encore meilleur. Le contraste entre les deux univers (la face cachée de la lune et les Etats-Unis), le choc de la rencontre, le burlesque de certaines séquences (notamment tout ce
qui a un rapport avec le sexe et la science).
En 2018, les nazis reviennent sur terre pour former le quatrième reich.
Rire de ce genre de choses, notamment en Europe, pourrait être mal pris, surtout qu'une blague peut tout de suite être sortie de son contexte. Sauf que Iron Sky a la chance de ne pas raconter une
histoire vraie, mais une fausse histoire de science fiction. L'histoire est tellement abracadabrantesque que forcément, Iron Sky réussi à être surprenant. J'ai adoré l'histoire certes, mais aussi
les dialogues. C'est bourré de petites piques rigolotes, et à chaque moment que l'on tente de parler de choses plus sérieuse (l'aventure politique), il y a une jolie critique du nazisme qui est
éditée. La folie de ces hommes est en tout cas très bien reproduit dans ce film écrit par des scénaristes qui ont du respirer un peu trop longtemps des peintures au plomb durant leur jeunesse
pour être aussi cinglés. Ce qui était bien avec ce film c'est aussi le fait qu'il apporte quelque chose de différent au cinéma, à la SF mais aussi à la comédie noire. Iron Sky réussi là où
Inglorious Basterds avait échoué (sauf dans son introduction).
Le fait que le film ne soit pas intégralement en anglais était également une bonne chose. On est plus proche de la réalité pour s'en moquer facilement. Le cast est composé d'une brochette
d'actrices et d'acteurs que je ne connais pas mais ils sont tous plus ou moins bons. Je n'ai rien à redire de ce point de vue là. De puis, ils n'ont aucun souci avec le scénario ultra original du
film. Loin de faire dans le politiquement correct, Iron Sky s'en sort sur tous les plans. C'est une des meilleures surprises de l'année. Au début je m'attendais à un film sympa et simple, mais au
fond, derrière Iron Sky se cache une très bonne critique de la société d'aujourd'hui (notamment au travers du personnage de la Présidente des Etats-Unis). Bien plus qu'une surprise, Iron Sky
pourrait rapidement devenir un film culte qu'une poignée de fans de SF pourrait parvenir à faire entrer au Panthéon des films les plus intelligemment drôle du genre. Mon seul regret ? Qu'il n'ait
pas durer plus longtemps mais la fin apporte une très bonne conclusion, prouvant encore une fois l'intelligence des scénaristes.
Note : 10/10. En bref, film culte en devenir, Iron Sky est une surprise étonnante, intelligente et hilarante.
Lundi 28 mai 2012
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Publié dans : Critique Ciné
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