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Critiques Séries : The Transporter - The Series. Saison 2. Episodes 1 et 2.

15 Décembre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Transporter

Critiques Séries : The Transporter - The Series. Saison 2. Episodes 1 et 2.

The Transporter : The Series // Saison 2. Episodes 1 et 2. 2B or not 2B / We Go Back.


Comme pour la première saison, The Transporter : The Series est diffusée dans le désordre le plus total. Mais je ne vais pas trop en vouloir à la chaîne puisque de toute façon le résultat n’est pas vraiment au rendez-vous. Tout commence dans cette seconde saison avec « 2B or not 2B », un épisode mis en scène par Eric Valette et premier épisode du passage de Frank Spotnitz à la place de showrunner de la série. La série a éliminé tout un tas de choses superflus qui étaient tout de même sacrément ratées dans leur ensemble. « 2B or not 2B » est le premier épisode de la saison 2, nous sommes à Rome et le fils de 12 ans d’un juge italien est témoin du meurtre de son père. Tout cela est fait des mains d’un tueur à gage. Cela va nous offrir quelques séquences assez efficaces, notamment le vol de voiture, la scène dans l’hôpital, de la petite course poursuite sympathique mais ce n’est pas ce que The Transporter : The Series a pu faire de plus intéressant non plus. Pour son arrivée en seconde saison, la série fait en sorte de nous plonger dans un univers assez classique, très procédurier (et le second épisode ne change pas vraiment la donne d’ailleurs).

L’utilisation de l’Italie est très minimaliste alors que Rome n’est pas vraiment un décor que la série semble chercher à mettre en avant. Cela aurait justement pu être intéressant d’utiliser l’Italie. C’est un décor bien plus sympathique que tout ce que l’on peut voir d’assez sinistre dans ce premier épisode. Frank Spotnitz n’a pas vraiment réussi son pari avec ce premier épisode qui était de relancer la série dans une nouvelle direction en lui donnant un air légèrement différent, peut-être un peu moins franco-beauf. Ce que je peux comprendre dans ce cas c’est que Luc Besson ne soit pas vraiment satisfait du résultat de sa série dont il a vendu les droits d’adaptation si j’ai bien compris. Mais est-ce vraiment une bonne idée ? Sur le papier oui et Chris Vance a un charisme qui fait que l’on a tout de suite envie de le voir dans la peau du héros mais la façon dont l’histoire se déroule dans ce premier épisode laisse franchement à désirer. Surtout que tout ce qui semble induire une certaine forme de fil rouge me déplaît fortement. Moi qui m’attendais à ce que The Transporter : The Series parvienne à se sortir les doigts, forcément ce n’est pas vraiment ce que je vois depuis le début dans cette série. Loin de là.

J’aimerais bien que les scénaristes développent donc un peu plus d’autres choses car la mise en scène d’Eric Valette à côté, bien que très sommaire dans sa vision de l’Italie, reste assez efficace en son genre. Celui à qui l’on doit par exemple La Proie (et qui a mis en scène des épisodes de Braquo ou Crossing Lines) en a un peu sous le capot mais comme on peut le voir, la mise en scène n’est pas vraiment ce qu’il y a de plus important là dedans. Bien au contraire, tout ce qu’il y a de plus important ce sont les personnages et les intrigues que The Transporter : The Series doit développer. Mais le cas de la semaine prend toujours une grande place dans la série et cela manque bien souvent non pas d’originalité mais de structure. Les épisodes partent un peu tous dans la même direction, sans être réellement structurés pour que l’on ait un aperçu d’originalité. Puis nous avons « We Go Back », un épisode complètement différent mais qui évolue malgré tout de façon assez similaire. Ben Harris (dont c’est le premier épisode, et surtout le premier scénario) veut nous emmener dans cet épisode en Libye alors que son ancien partenaire d’armée, Tommy, demande à Frank de venir en aide à un ami et un ancien officier.

Je ne suis jamais un grand fan des épisodes qui mettent en scène des intrigues qui se sont déroulées dans l’armée. J’ai pu voir ça cette année dans Scorpion par exemple (CBS) et c’était un épisode catastrophique. Cela ne veut cependant pas dire que « We Go Back » est catastrophique. L’épisode est dans la lignée de ce que The Transporter : The Series pouvait déjà nous offrir dans la saison précédente et ce n’est pas vraiment un compliment. bien au contraire, je dirais même que c’est un énorme défaut de la série, de ne pas changer grand chose. Les deux anciens collègues de Frank travaillent maintenant pour le MI6 et il doit leur venir en aide car Rob est porté disparu et la situation du pays, politiquement parlant, est instable et dangereuse. Depuis quand le MI6, une grande organisation de contre espionnage, trouve une opération trop dangereuse pour préférer envoyer un contractant privé ? C’est ridicule en termes d’intrigues et cela me rappelle encore une fois un peu Scorpion. Cette dernière est une série qui fait aussi énormément de choses dans le registre du ridicule (même si ce dernier ne tue pas, cela ne va pas vraiment avec l’idée que je me faisais de cette seconde saison).

La fonction de l’épisode est aussi de nous donner l’occasion de comprendre un peu mieux le passé de Frank. Est-ce suffisant ? Non car j’ai envie d’apprendre d’autres choses et de voir The Transporter : The Series s’amuser et m’amuser. Ce n’est jamais le cas dans un épisode qui en plus de ça ne partage pas vraiment un aspect visuel efficace et intéressant. Erik Canuel (19-2, Les Jeunes Loups) tente de son côté de garder le côté un peu rustre et brut, comme il peut déjà le faire dans les séries québécoises qu’il a mis en scène sauf que The Transporter : The Series manquant cruellement d’âme, le tout tombe un peu vite à plat.

Note : 4.5/10 et 3/10. En bref, retour décevant, plombé par un renouvellement pompeux d’une série qui avait peut-être bien plus à nous offrir auparavant en termes de divertissement…

Critiques Séries : The Transporter - The Series. Saison 2. Episodes 1 et 2.

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