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Critiques Séries : Cordon. Saison 1. Pilot et Episode 2 (Belgique).

29 Juin 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Cordon

Critiques Séries : Cordon. Saison 1. Pilot et Episode 2 (Belgique).

Cordon // Saison 1. Episodes 1 et 2. Pilot / Episode 2.


Alors qu’une adaptation américaine de la série verra le jour en 2016 sur The CW (adaptée par Julie Plec - The Vampire Diaries - sous le nom Containment), Cordon est avant tout une série belge (en langue flamande) créée par Carl Joos (Ben X, Alabama Monroe). Je ne m’attendais pas nécessairement à être aussi pris par ces deux premiers épisodes. Disons que je m’attendais à une série correcte mais pas à un drame aussi bien exécuté avec autant de charme. Car la série raconte son histoire de façon assez intelligente. Il est rare de voir des séries parler d’infections et de quarantaines. Mais le résultat est ici au rendez-vous. On retrouve dans Cordon un style tout droit importé des pays scandinaves (The Killing, The Bridge, etc.). Dans le premier épisode, un bateau arrive à Antwerp avec à son bord, Anwar Utman Kel, un afghan entré illégalement dans le pays. Il est récupéré par sa famille qui va être en contact avec lui. S’en suit alors une réaction en chaîne avec plusieurs cas de gens contaminés par un virus qui a une origine pour le moment inconnue. L’affaire est récupérée par le NIIDA, le CDC belge, qui doit trouver à la fois la source, la cause et comment soigner les personnes touchées par l’infection. Si globalement il y a tout un tas de choses prévisibles (les condamnés, les médecins, la fille qui a échappé au truc, etc.) cela reste captivant dans sa façon de mettre le tout en scène.

Une mystérieuse épidémie s'abat sur Antwerp. Une vaste zone de quarantaine est alors décrétée, forçant ceux qui se trouvent à l'intérieur à lutter pour leur survie pendant que les autorités s'attèlent à trouver un remède.

Si Cordon aurait pu être une sorte de métaphore par rapport aux effets de l’immigration, la série ne met jamais explicitement cela en avant (ce qui n’est pas plus mal). On se retrouve alors très rapidement introduit à une série de personnages tous très différents les uns des autres entre laborantins, enfants, institutrice, adolescente enceinte (qui tente de le cacher à sa famille), etc. afin de pouvoir examiner l’impact de la quarantaine sur leur vie en apparence ennuyeuse et inutile. Mais justement, je trouve intéressant la façon dont la série parvient à lier chacun des personnages petit à petit au fil de ces deux épisodes. Le premier est une introduction assez rythmée qui ne laisse pas vraiment de temps au spectateur pour prendre réellement conscience de ce qui se passe à l’écran. Le second prend le temps de délier l’histoire de chacun des personnages qui sont à nos yeux importants pour la suite de l’histoire. Après, quelle école peut se dire que ce serait amusant de faire un voyage au CDC belge. Je me le demande encore même si pour le coup, les enfants sont insupportables comme on pouvait l’attendre. Sans compter que rassembler des enfants dans un lieu comme celui-ci est à mes yeux impossibles à faire en tout sécurité. Il faut s’attendre à ce qu’il y en ait qui quitte le groupe afin de faire des bêtises de toute façon.

Dans le second épisode aussi, les corps commencent à s’empiler, le chaos se fait de plus en plus ressentir. Le but de Cordon est probablement de nous montrer que cela peut aussi créer une certaine panique chez les habitants (ce qui n’est pas plus mal dans le sens où c’est classique et cliché). Mais pendant que cela se transforme en une sorte de film d’horreur de contagion au laboratoire avec le « patient zéro » couvert de sang et attaquant le personnel comme une sorte de zombie (quel choix judicieux de mettre en scène le tout sous la forme d’une sorte de virus zombie). Cela a de quoi rappeler ce que Danny Boyle a pu faire avec 28 jours plus tard (sauf que Cordon sera le début de l’épidémie bien entendu). Cordon a beau ne pas être le concept le plus original du monde, j’ai toujours adoré les histoires de virus qui se propose. J’avais adoré Contagion de Steven Soderbergh mais également Survivors, la série britannique. Sans compter que The Walking Dead, en plus d’être une série de zombie, était une série de contagion lors de son pilote (le spin off devrait d’ailleurs l’être beaucoup plus). C’est par ailleurs très bien exécuté, avec un charme certain et quelque chose d’assez réaliste dans la mise en scène qui permet d’ancrer Cordon dans la réalité. Le fait que l’on plonge vraiment dans la vie de ces personnages nous permet d’avoir de la peine pour chacun (notamment cette jeune femme qui va tomber malade dans la seconde partie du second épisode).

Note : 7/10. En bref, deux épisodes très bien exécutés qui nous offrent une vision claustrophobe d’une épidémie tout en nous permettant d’être touchés par ce qui se passe autour de chacun des personnages.

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