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[CLASSEMENT] - 12 - Justified (Saison 6)

10 Août 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Classement 2014-2015

[CLASSEMENT] - 12 - Justified (Saison 6)

Terminer une bonne série sur une bonne note, ce n’est pas toujours facile. Sons of Anarchy a par exemple eu beaucoup de mal à s’achever lors de sa saison 7. Mais ce n’est pas un problème que Justified a connu puisque la série a réussi à justement être à la hauteur des attentes et même plus encore. Tout au long de la saison la pression monte petit à petit, jusqu’à laisser le téléspectateur surpris, ému, euphorique, etc. On passe pas énormément de sentiments différents tout au long de cette saison 6 de Justified et c’est une excellente nouvelle. Le but de la saison 6 était avant tout de suivre le dernier face à face entre Boyd Crowder et Raylan. C’est quelque chose que l’on attendait tellement que forcément, le résultat pouvait très bien ne pas être à la hauteur des attentes. L’une des plus belles surprises de la saison (et donc de la série) est sa fin. Je ne m’attendais pas du tout à une telle fin et si dans un premier temps cela peut apparaître comme décevant, je trouve que cela correspond finalement très bien à l’idée que l’on se fait de l’univers dépeint en tant que tel. J’ai également adoré la façon dont toute l’histoire parvient à trouver une conclusion à la fois intelligente et spectaculaire, à la façon de Justified bien entendu. Cette saison ne va pas donner la parole qu’à Raylan ou Boyd car le but est aussi de préparer le terrain d’un point de vue de chacun des personnages.

J’ai beaucoup aimé la façon dont Ava évolue, entre Boyd et Raylan avec le choix difficile de trahir l’un ou l’autre pour ses propres intérêts (car Ava ne peut agir que pour elle-même et ça, on le sait très bien). Sa façon de changer de camp dès que quelque chose devient compliqué chez l’autre, c’est fascinant et Justified exploite encore une fois le filon à merveille. Si Ava est un personnage important de la saison, ce n’est pas forcément elle qui est la plus importante. Bien entendu, on peut mettre en avant le fait que Boyd et Raylan ont besoin de se confronter petit à petit, en prenant leur temps. Raylan, plus effacé l’an dernier, reprend sa place de héros, face à un Boyd qui a lui aussi beaucoup changé tout au long de la saison. Timothy Olyphant et Walton Goggins n’ont rien à envier à qui que ce soit dans cette série alors que leur prestation est un véritablement parcours sans faute. Depuis le pilote de la série ces deux acteurs ont su imposer leur talent, leur façon d’aborder les personnages afin de les emmener jusqu’ici. Le parcours a été long mais justement, il a toujours changé. Cette année, la série donne aussi de la place à d’autres personnages comme Katherine, oubliée l’an dernier, qui dès le début prend ici tout son sens. La vengeance est un élément important dans cette série et pourtant, ce n’est pas forcément ce qui attire l’oeil au premier abord.

Car la vengeance c’est un bien grand mot. Wynn Duffy va lui aussi avoir sa petite place bien à lui dans cette saison, là aussi très surprenante. La façon dont Justified tente de conclure l’histoire de chacun de ses personnages m’a fasciné car on est très loin de ce qui avait été fait au départ. On n’oublie pas non plus le reste des personnages comme Boon, Choo-Choo, Ty Walker (sacré Garret Dillahunt, toujours brillant en toutes circonstances), etc. délivrant cette année un florilège de personnages tous très brillants dans leur manière de prendre en otage au téléspectateur sans avoir besoin de le demander ou de le forcer. La saison 6 de Justified est brillante à sa façon, parvenant à conclure l’histoire sans fausse note. D’épisodes en épisodes on ne peut qu’être surpris du résultat, entre répliques brillantes, action à gogo et faces à faces d’acteur qui rappellent que l’on est dans une série western, un western moderne qui aborde à sa façon le genre. Si ce n’était pas facile au premier aborde de conclure l’histoire de la série, on ne peut qu’être véritablement bluffé par la façon dont la conclusion est amenée, sans jamais trop en faire, toujours en dosant les interventions des personnages afin de tout équilibrer. Sans compter que les morts (et ceux encore vivants), tout cela a un véritable sens ici.

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