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Critiques Séries : The Astronaut Wives Club. Saison 1. BILAN.

28 Août 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Astronaut Wives Club

Critiques Séries : The Astronaut Wives Club. Saison 1. BILAN.

The Astronaut Wives Club // Saison 1. 10 épisodes.
BILAN


Parfois il faudrait vraiment que j’arrête d’écouter ma boulimie intérieur, celle qui m’a dit d’aller au delà d’un premier épisode que je n’avais déjà pas vraiment aimé. Le seul vrai intérêt de cette série aura tété d’apprend dans l’épisode 1.05 qu’il existait des FLAT, First Lady Austronaut Trainees qui fait référence à un groupe de femme pilotes qui avaient le rêve de devenir des astronautes au début des années 60. Je ne connaissais pas du tout l’expérience de ce groupement et je dois avouer que cela m’a fait plaisir de voir que The Astronaut Wives Club pouvait aussi m’apprendre quelque chose. Mais la série de Stephanie Savage, que ABC a décidé de ne pas renouveler pour une saison 2 (et je ne vais pas nécessairement pleurer étant donné que cette première saison se suffit amplement à elle-même et que de toute façon je n’aurai pas été plus loin) ne va pas vraiment au bout de sa pensée et de ce qu’elle veut être. C’est dommage, d’autant plus que j’étais curieux au début de lire le livre de Lipy Koppel qui a inspiré la série et à l’issue de cette première saison, je ne suis pas vraiment sûr d’avoir envie de le découvrir. Les networks américains sont fans des séries d’époque et veulent nous raconter tout un tas d’histoires différentes : de la publicité aux hôtesses de l’air en passant par les espions et bien d’autres choses encore.

Ici c’est une fois de plus inspiré d’une histoire vraie, celle déjà contée dans un livre à succès. Si je devais rapprocher The Astronaut Wives Club d’une série d’époque actuelle je dirais qu’elle mélange un peu de Manhattan (WGN) en beaucoup moins bien avec Pan Am (ABC) en beaucoup moins bien aussi. Le souci c’est que la série semble faire des choses que l’on a déjà vu ailleurs, sans compter que l’angle de traitement donne souvent l’impression de voir un téléfilm Hallmark avec cette musique qui se veut omniprésente ou presque et qui m’irritera durant près de dix épisodes. On ressent donc encore une fois tout ce qui s’est déjà fait par le passé, en bien ou en mauvais, et la structure de la série ne change pas vraiment ce qui n’aide donc pas du tout à être surpris. L’angle astronaute permet de voir d’autres histoires du pays américain mais jusqu’au bout ultra patriotique, l’enjeu de l’époque (la conquête de l’espace) etc. on ne ressent peut-être pas tout ce que l’on aurait probablement aimer ressentir. En effet, l’histoire du « On a marché sur la lune » ne gagne en émotions que lors du dernier épisode, lors du moment où notre « héros » américain pose son pied sur le sol du satellite terrestre. Depuis, plus rien et d’ailleurs, cela a toujours amené tout un tas de spéculation sur le pourquoi : pourquoi on ne met plus les pieds sur la Lune, qu’est-ce qui se cache vraiment derrière la face cachée, etc.

J’aurais largement préféré une série qui parle des mystères qui entourent le premier pas. Cela aurait été un peu plus efficace à mon goût. Dans l’ensemble, The Astronaut Wives Club se veut donc très ensoleillée. La série use et abuse de son côté clinquant, arrosant bien souvent son histoire de paillettes sans que cela ne soit véritablement demandé par le téléspectateur. A t-on besoin d’autant de clichés et de choses superficielles histoire d’ancrer au mieux la série dans son époque ? Non. Je n’ai pas besoin que l’on me rappelle sans cesse que The Astronaut Wives Club se déroule dans les années 60. Quand j’ai commencé la série, je m’attendais vraiment à voir en filigrane la conquête de l’espace et la guerre que se sont fait les Etats-Unis avec la Russie de ce point de vue là sauf que cela ne se ressent pas aussi bien que prévu. Je me demande si au fond ABC n’a pas vu clair dans les problèmes de The Astronaut Wives Club quand elle avait décidé d’annuler la diffusion afin d’envoyer la série retravailler certaines de ses idées avant de pouvoir enfin être diffusée. Stephanie Savage nous a habitué à tellement mieux, notamment en écrivant parmi les meilleurs épisodes de Gossip Girl, accessoirement ayant travaillée sur Newport Beach, etc.

On est loin avec ces deux exemple du côté ultra cadré et filiforme de The Astronaut Wives Club. Difficile de voir ce qu’ils voulaient raconter au delà des romances puisque c’est l’un des trucs les plus importants apparemment. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas des moments où est remis en question le problème, l’importance que peut avoir la mort d’un astronaute, etc. Les meilleures scènes de cette série ne sont pas celles des femmes de la série (qui sont sensées être les héroïnes). Ce qui aurait donc pu être une aventure palpitante s’est retrouvée complètement écrasée par la volonté de faire une série pleine de bons sentiments et quelque chose d’un peu plus intéressant sur l’Histoire de la conquête de l’espace, le premier pas sur la Lune, etc. Dommage que cela n’ait donc pas été à la hauteur de mes attentes.  

Note : 4/10. En bref, déçu par ce qui aurait pu être une brillante série.

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