Camping (Saison 1, 8 épisodes) : promenons nous dans les bois

Camping (Saison 1, 8 épisodes) : promenons nous dans les bois

Bon, je pense que l’on a perdu Lena Dunham (et Jennifer Garner) avec Camping, relecture sans véritable saveur de Coupling, la série britannique. La série tente de passer au cribles les névroses, et bien que l’idée soit bonne sur le papier, il n’y a pas vraiment d’intérêt à venir faire un tour dans ce camping. Qui en a à faire des aventures de ces personnages qui en plus de ça n’ont rien de remarquable. Il ne se passe rien de très drôle, rien de très dramatique, juste des tranches de vie pas toujours passionnantes. Si Brown Bear Lake est un havre de paix pour venir camper et que cela permet de dépayser un peu le téléspectateur par rapport aux grandes villes que l’on a pour habitude de voir, la tentative de Lena Dunham ne fonctionne pas aussi bien que prévu ici. En se focalisant sur les problèmes psychologiques de la classe moyenne américaine, Lena Dunham aurait pu faire un vrai travail de fond, mais tout est brossé de façon très ennuyeuse dans des intrigues pas toujours très passionnantes. Là où Coupling fonctionnait pour bien des raisons, Camping ne fonctionne pas. Car la série s’avère très rapidement fade, puisqu’elle ne cherche pas à creuser quoi que ce soit afin de rendre le tout plus novateur. Tout ce que Camping tente de faire, on l’a déjà vu (et en mieux) dans d’autres séries d’un format similaire (et sur la même chaîne qui plus est). HBO semble alors proposer ici de la série confortable, sans prise de risques sauf qu’au bout d’un moment cela devient plus que lassant.

Ce n’est donc pas sans rappeler Divorce (avec Sarah Jessica Parker) qui pour le coup avait réussi lors de sa première saison à poser des problèmes de façon plus intelligente. Camping donne au contraire rapidement l’impression que Lena Dunham est dépassée par ce qu’elle a voulu faire et ne sait donc pas trop où envoyer ses personnages et sa série. On tourne en rond dans ces situations de camping vues et revues, qui tentent d’être des points de départ de réflexions plus prononcées sur la psychologie de chacun. Mais les névroses de tous ces personnages sont inintéressantes car l’envergure de la chose n’est jamais attachante. On ne s’attache pas alors aux personnages qui manquent non pas de développement mais surtout d’ambition. Jennifer Garner a beau être un visage familier et sympathique dans cette dramédie, elle n’apporte rien de plus non plus. Car le scénario n’aide pas le personnage en lui-même. Lena Dunham passe alors à côté du potentiel énorme que la série pouvait avoir et en huit épisodes, on a déjà envie de faire ses valises et de rentrer chez soi. Car tout est brossé, mais sans réellement chercher à aller plus loin. Même le pauvre David Tennant (Doctor Who) n’arrive pas à relever le niveau dans la série, sans parler de clichés faciles qui ne font pas honneur à la série.

Le personnage de femme castratrice et hystérique est un truc qui ne colle pas toujours avec l’esprit véhiculé au départ par la série, sans parler de l’alcoolisme qui manque cruellement de profondeur psychologique (ce qu’au contraire, dans le registre de la comédie, Mom réussie haut la main). De la part de la créatrice, j’attendais de la nuance et une vraie étude psychologique de ses personnages mais Camping ne semble jamais chercher à questionner ses personnages et ses téléspectateurs sur la vie qu’ils sont en train de nous partager à l’écran. En se laissant porter par la vague et surtout des clichés dépassés, Camping ne peut pas nous surprendre et laisse alors un téléspectateur comme moi sur le bas côté. On est exclu totalement de la narration et le fait que la morale ne fonctionne pas est probablement aussi pour beaucoup dans le raté qu’est Camping. C’est dommage, surtout avec un casting aussi prestigieux que celui-ci et qui laissait envisager que la suite de la saison (après un premier épisode décevant) serait un poil plus intéressante. Je n’ai pas trouvé ce que j’étais venu chercher au départ donc avec un manque d’humour et d’émotions, la série passe à côté de tout ce qu’elle entreprend. Dommage.

Note : 3/10. En bref, un véritable gâchis de talents.

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delromainzika

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0jid5apb06 18/12/2019 02:20

Period: More than 6 months, Under 10 hrs/week -- Created

7kl409pgff 29/11/2019 19:45

In 2010 Playful Learning received the Parent’s Choice Gold Medal, and in August of 2011, Shambhala Publications released her first book, Playful Learning: Develop Your Child’s Sense of Joy and Wonder.

briket makinası 08/12/2018 09:40

Thank you for share