Spinning Out (Saison 1, 10 épisodes) : drame familial glacial

Spinning Out (Saison 1, 10 épisodes) : drame familial glacial

Ce que je ne comprends pas parfois avec Netflix c’est la façon dont elle se décide à sortir ses séries. Spinning Out n’a pas eu la promotion que d’autres programmes de Netflix peuvent avoir. Créée par Samantha Stratton (The Arrangement, Agent X), la série nous plonge dans le monde des compétitions de patinage artistique au sein d’une famille. Une grande partie de la série se repose sur le talent de Kaya Scodelario (Skins) qui lui donne un charme moins glaciale que l’ambiance du patinage en lui-même. Mais la présence de January Jones est un autre de ces atouts qui permet à Spinning Out d’être plus qu’une simple série glaciale, sur la glace. Ce que je trouve dommage malgré tout c’est que cette série n’arrive pas à briller autant que le justaucorps de compétitions de Kat Baker. C’est souvent sur des sujets très adolescents que la série veut mettre l’accent, quitte à oublier complètement que les personnages adultes pouvaient porter quelque chose de neuf. 

 

Lorsqu'une terrible chute menace sa carrière de patineuse de compétition, Kat Baker saisit une chance de poursuivre son rêve olympique, au risque de tout perdre. Dans Spinning Out, Kat affronte ses propres démons et traverse les épreuves, tant sur la glace que dans la vie.

 

Ce qui aurait pourtant pu donner un élément supplémentaire à Spinning Out c’est la présence de Samantha Stratton à la création. Cette dernière est une ancienne pro du patin, ce qui aurait justement dû rendre cet univers un poil plus palpitant. Car si les compétitions et les scènes de patin sont jolies et surtout réalistes, les drames qui surviennent autour de ces séquences ne sont pas spécialement palpitants. C’est comme si la vie de patineuse de Samantha n’était pas suffisamment palpitante pour inspirer toute une saison sur le sujet. 

 

Certaines idées développées sont terriblement prévisibles et ressemblent à d’autres que l’on a déjà vu ailleurs. Notamment la drogue dans le sport, les jalousies, etc. Tout est trop facile et pas suffisamment profond à mon avis. Tout n’est pas à jeter non plus, il y a aussi quelques trucs sympas que Spinning Out tente de développer pour nous intéresser, comme la relation entre Kat et sa mère, ou même celle avec sa soeur. La relation avec Justin, le fils à papa qui n’est pas quelqu’un en qui on peut avoir confiance n’est pas l’intrigue la plus inspirée mais elle a le mérite de faire bouger les choses régulièrement car nous avons tout de même dix épisodes !

 

Le fait que la mère de Kat soit bipolaire et qu’elle ait des moments où elle part en vrille m’a plus amusé que réellement touché. A cela s’ajoute des problèmes d’argent, des garçons, des crêpages de chignons, et des soucis psychologiques qui peuvent devenir plus problématique si la série avait eu droit à une suite mais à l’heure où j’écris ces lignes, Netflix a décidé d’annuler la série après ces dix épisodes. Au final, Spinning Out n’ennuie pas mais elle ne brille pas. Elle n’ennuie pas car il y a tout un tas d’intrigues différentes et sous intrigues qui permettent constamment d’enrichir le récit. La narration est donc suffisamment rythmée pour soutenir ses propos, même si ceux-ci ne sont pas assez profond à mon humble avis. Car je m’attendais plus à une série sombre, comme une Black Swan du patinage artistique. Mais rien de tout ça à l’horizon !

 

Note : 5/10. En bref, si la série est rythmée, elle n’est pas toujours très inspirée pour nous offrir un récit plus profond que les clichés du genre. 

 

Netflix a pris la décision de ne pas renouveler Spinning Out pour une saison 2.

 

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