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Critique Ciné : Expendables 3, gros bras gros brouhaha

21 Août 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Expendables 3, gros bras gros brouhaha

Expendables 3 // De Patrick Hughes. Avec Sylvester Stallone, Jason Statham et Arnold Schwarzenegger.


Expendables 3, on prend les mêmes (avec des nouveaux) et on recommence. Sauf que malheureusement, ce n’est pas aussi bien servi que dans les deux premiers volets. Le film tente de jouer la carte de la nostalgie, notamment en introduisant Harrison Ford ou encore Wesley Snipes de façon assez cocasse mais ce n’est pas suffisant, surtout quand la toute première scène d’action du film est illisible au possible, truffée de gros plans dégueulasses qui ne permettent pas d’apprécier le spectacle à sa juste valeur. Et si finalement Expendables 3 ne pouvait être réalisé que par le géniteur de cette saga : Sylvester Stallone. Ce dernier est le pilier de ce troisième volet encore une fois et ce même s’il se veut un peu plus en retrait afin de mettre en avant des personnages comme ceux de Mel Gibson ou encore du petit nouveau, Antonio Banderas. Les jeunes petits nouveaux sont tout sauf intéressants. On a l’impression que la franchise est en train de sortir complètement de la route. Je ne dis pas que Kellan Lutz, Ronda Rousey, Glen Powell et Victor Ortiz n’ont pas leur place dans cette saga, juste que ce n’était peut-être pas ce que l’on pouvait attendre d’une telle saga, tout simplement.

Barney, Christmas et le reste de l’équipe affrontent Conrad Stonebanks, qui fut autrefois le fondateur des Expendables avec Barney. Stonebanks devint par la suite un redoutable trafiquant d’armes, que Barney fut obligé d’abattre… Du moins, c’est ce qu’il croyait.
Ayant échappé à la mort, Stonebanks a maintenant pour seul objectif d’éliminer l’équipe des Expendables. Mais Barney a d’autres plans... Il décide d’apporter du sang neuf à son unité spéciale et d’engager de nouveaux équipiers plus jeunes, plus vifs et plus calés en nouvelles technologies. Cette mission se révèle rapidement un choc des cultures et des générations, entre adeptes de la vieille école et experts high-tech.
Les Expendables vont livrer leur bataille la plus explosive et la plus personnelle…

Ce troisième volet respire donc la déception. On a droit à beaucoup de présentations de nouveaux personnages (notamment toute cette quête entre Sylvester Stallone et Kelsey Grammer afin de recruter des plus jeunes). J’ai donc l’impression qu’une bonne moitié du film (voire les deux tiers) étaient composés de ces présentations miteuses qui donnent l’impression que l’essence originale de la franchise a complètement disparu. En effet, tout cela s’étiole dans des dialogues infinis et dans des séquences longuettes de bons sentiments sur une équipe qui doit se séparer (mais en fait ne peut pas se séparer) etc. En gros, Expendables 3 ne cherche pas vraiment à faire dans l’originalité. On peut tout de même saluer l’arrivée de Wesley Snipes, aussi discret que Jet Li dans les deux premiers volets mais qui fait malgré tout son petit effet. Ou encore celle d’Antonio Banderas. Ce dernier est d’ailleurs l’une des rares raisons de vous pousser à aller voir ce nouveau volet des Expendables. J’ai aussi été surpris d’y voir une femme alors qu’un spin off entièrement féminin va voir le jour très prochainement. Elle n’a a mon sens pas trop sa place dans cette bande de mec.

Par ailleurs, Patrick Hughes (Red Hill) met tout cela en scène de façon très étrange. On a l’impression de voir parfois un téléfilm de seconde zone quand les deux premiers volets avaient de grandes et belles scènes d’action. C’est sans compter sur le fait que Sylvester Stallone et ses papis du cinéma d’action semblent être complètement fatigués. C’est dommage car le scénario se concentre donc sur les dialogues avec des répliques un peu moins amusantes car le tout est trop étiré en longueur et l’on ne parvient donc plus vraiment à profiter de quoi que ce soit là dedans. C’est un spectacle comme un autre certes mais avec une envergure décevante. Je me demande si ce n’est pas le volet de trop. Les deux premiers se suffisaient à eux mêmes amplement. Même si j’étais très heureux de revoir certains acteurs comme Harrison Ford, ce n’est pas suffisant pour faire de ce film un bon film d’action. La déception est donc assez grande encore une fois et j’espère sincèrement que si quatrième volet il y a (je suppose qu’un 4ème volet, cross-over entre la version mec et la version fille verra le jour) il sera à la hauteur des attentes…

Note : 4/10. En bref, beaucoup de bruit pour rien.

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