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Critique Ciné : Joker, roulette russe

16 Janvier 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Joker, roulette russe

Joker // De Simon West. Avec Jason Statham, Michael Angarano et Milo Ventimiglia.


Simon West, connu pour avoir mis en scène Le Flingueur avec Jason Statham dans le rôle titre ou encore le second volet des aventures des Expendables, il poursuit les films avec l’acteur britannique et le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas vraiment pour le meilleur. Bien au contraire, ce film est particulièrement paresseux du début à la fin, donnant alors l’impression d’un film complètement bâclé qui ne sait pas du tout dans quelle direction il doit aller pour nous surprendre. Il y a énormément de longs moments où le film semble errer encore et encore sans vraiment nous raconter quoi que ce soit. On apprend alors des bribes de choses sur le héros, Nick Wild, sans que cela n’ait vraiment de sens parfois. Notamment sa fascination pour la Corse qui devient finalement quelque chose d’assez médiocre et qui ne décolle jamais. Les films avec Jason Statham en guise de héros, ce n’est plus forcément ce que c’était. Il fût un temps où il était Le Transporteur par exemple et où il était donc excellent. Désormais le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ennuie rapidement avec ses choix de films, non pas forcément douteux, mais disons pas forcément les plus judicieux. Heureusement qu’il y a quelques moments assez rythmés dans ce film où Jason Statham peut montrer qu’il n’a pas perdu la main mais c’est très léger.

Nick Wild, ex-marine addict au jeu, se reconvertit dans la protection rapprochée de clients lucratifs. Il compte ainsi quitter Las Vegas pour mener une vie meilleure. Lorsque son ancienne compagne, Holly, est retrouvée battue et laissée pour morte, Nick accepte de l’aider à se venger. Il va rapidement découvrir que le coupable n’est autre que Danny DeMarco, membre d’une puissante famille du milieu.

Adapté d’un roman de William Goldman (Misery, Les pleins pouvoirs, Le déshonneur d’Elisabeth Campbell) il nous avait habitué à mieux, surtout que question scénario c’est aussi lui qui a porté à l’écran son propre roman. Je suis donc un bon client d’un acteur qui a du mal à revenir sur le devant de la scène avec quelque chose d’intéressant. L’idée de nous plonger dans l’univers de Vegas était plaisant sauf que le film n’en fait strictement rien. Il y a des allusions à la ville, une ribambelle de clichés (alcool, mafia, joueur compulsif, homme en quête de sensations, sexe, etc.). Il n’y a donc rien de bien surprenant alors que le film semble donc avancer de façon ultra mécanique. Je ne dis pas que je m’attendais à ce qu’il soit bien plus intelligent mais disons que le résultat fait tout de même tâche tant il n’y a aucune surprise là dedans. Bien au contraire, le film évolue de façon ultra mécanique, donnant très rapidement l’impression que la coquille est vide. Pourtant, les sujets ont beau être des poncifs du genre ils avaient largement de quoi délivrer un bon film s’ils avaient été bien exploités. Jason Statham au milieu de tout ça surnage comme il peut. Il cabotine et devient finalement l’ombre de lui-même.

Son personnage mélange tout un tas de choses qui deviennent très rapidement inintéressantes. Son rêve de Corse, son côté compulsif, la niaiserie de ses intérêts, sa relation avec la gente féminine, etc. Tout cela n’a aucun sens bien souvent et Joker laisse donc tourner ses personnages en roue libre. C’est assez frustrant de voir qu’un film que j’avais envie de voir (Jason Statham et Simon West cela avait largement de quoi faire des étincelles) se trouve être un étron cosmique. Ce n’est pas Jason Statham en action ou encore Milo Ventimiglia le torse nu luisant qui vont me faire changer d’avis. D’autant plus que je m’attendais vraiment à ce que le film fasse les choses de façon complètement différente. Sans compter que le méchant du film, sensé être un grand mafieux, est finalement un petit personnage à la mord moi le noeud que Joker expédie en deux temps trois mouvements afin de se concentrer sur la mouvance d’un homme en perdition dans une ville dont il ne veut pas mais dont il ne sait pas se dépêtrer. C’est presque une façon comme une autre de parler de l’addiction au jeu sauf que cela ne transpire en rien de Joker. En effet, rien du tout ne transpire de ce film et l’on finit donc par être complètement déçu.

Note : 1/10. En bref, un naufrage total.

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