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Critique Ciné : Vice, total recall

24 Janvier 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Vice, total recall

Vice // De Brian A. Miller. Avec Thomas Jane, Bruce Willis et Ambyr Childers.


Depuis quelques années maintenant Bruce Willis est devenu le roi des DTV avec Nicolas Cage. J’ai l’impression qu’ils font un concours de celui qui en fera le plus. Si je comprends les besoins d’argent de Nicolas Cage qui avait été escroqué il y a quelques années de ça, Bruce Willis n’a pas été victime de la même chose et du coup, on est en droit de se demander pourquoi fait-il ça à gâcher son temps et son talent dans de tels navets. Car Vice, cet ersatz de Total Recall en version bas de gamme n’était pas vraiment ce que j’attends de la part de Bruce Willis. Mais je persiste à vouloir voir les DTV avec ces acteurs mais bon, c’est aussi en grande partie car j’aime bien les DTV. Peu importe, Brian A. Miller (The Outsider, Crossfire) nous propose donc une sorte de remake de Total Recall dans une version modernisée et sans lens flare (version Len Wiseman). Je trouve vraiment dommage d’avoir tout de même gâché une idée qui sur le papier aurait pu donner un film efficace et rythmé. Il tente de nous faire croire qu’il est rythmé d’ailleurs, faisant bouger le personnage de Thomas Jane (arborant une coiffure des plus discutable) un peu de partout sans réellement lui donner un but précis.

VICE est une entreprise où des gens peuvent réaliser leurs fantasmes les plus fous grâce à des intelligences artificielles qui ressemblent à des humains.

Car la mécanique de Vice veut que le film évolue en roue libre, sans que l’on ait l’impression qu’il y ait quelque chose à raconter. Andre Fabrizio (à qui l’on doit déjà le décevant - et pourtant prometteur - The Prince avec Bruce Willis) et Jeremy Passmore (L’aube rouge, The Prince) retrouvent donc Bruce Willis pour de nouvelles aventures. Vice a ses bons moments, on ne peut pas le nier et les meilleurs moments sont justement ceux de Bruce Willis qui cabotine du début à la fin du film. On ne le voit pas énormément mais ses apparitions ont le mérite de situer un peu l’histoire et ce qu’elle veut réellement raconter. Thomas Jane de son côté incarne donc un rôle de flic à la mord moi le noeud. C’est un personnage que je n’ai jamais réussi à prendre au sérieux et c’est en grande partie à cause des problèmes capillaires de l’acteur. Il ne faut pas nous faire des frayeurs de ce genre là, surtout qu’il n’avait pas besoin d’une telle perruque sur la tête alors que l’on ait envie de croire à son aventure. Le scénario est plein d’idées qu’il ne parvient jamais à mettre en valeur et c’est un peu ce dont souffrait déjà The Prince (même si ce dernier était tout de même beaucoup plus rythmé).

Brian A. Miller met tout cela en scène sans grande ambition. Cependant, Vice a beau être mauvais ce n’est pas forcément un film ennuyeux. Il y a donc des moments divertissants où, en roue libre, le film nous fait une proposition assez sympathique. Ce n’est pas parfait mais cela n’a rien de honteux et cela pourrait très bien sortir tout droit d’une série policière. C’est sans parler de certains moments où la mise en scène tente de changer un peu de point de vue. J’ai bien aimé l’introduction qui ressemble un peu à une sorte de thriller de Joel Schumacher. D’ailleurs, ce dernier ne fait plus grand chose au cinéma à mon grand dam (j’avais beaucoup aimé le dernier film qu’il avait fait avec Nicolas Cage par exemple). Les dialogues sont ridicules mais à quoi bon, de toute façon je n’ai pas voulu regarder Vice pour ses dialogues ou pour son esthétique. Le plus important était de nous amuser et j’ai eu ce que je venais chercher en partie. En partie seulement car Vice se prend trop au sérieux et n’assume donc pas vraiment le fait qu’il n’est pas un film très recherché.

Note : 4/10. En bref, encore un pur gâchis.

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