Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : Esprits Criminels. Saison 10. Episodes 17 et 18.

26 Mars 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : Esprits Criminels

Critiques Séries : Esprits Criminels. Saison 10. Episodes 17 et 18.

Esprits Criminels // Saison 10. Episodes 17 et 18. Breath Play / Rock Creek Park.


J’avais un peu de retard dans mon visionnage des épisodes de Criminal Minds alors je me suis dit, autant tout rattraper d’un coup d’un seul comme ça c’est une bonne chose de faite. Commençons donc avec « Breath Play ». Ce que j’ai apprécié cette année c’est la façon dont le personnage de Kate s’est intégré au casting de la série. On a l’impression que Jennifer Love Hewitt est là depuis le début et les scénaristes n’ont pas fait de son arrivée un si grand évènement. Son intégration s’est donc faite comme si de rien n’était et cela ne s’est même pas vu. Au contraire, on a juste eu l’impression que ce personnage, que l’on apprend à connaître au fil des épisodes, est là depuis un petit bout de temps et il se trouve qu’il s’intègre à merveille dans l’univers de Criminal Minds. Sa relation avec sa fille Meg est très importante, surtout quand elle commence à battre de l’aile. Kate n’est pas très présente pour sa fille à cause de son travail ce qui cause forcément quelques discordes, notamment du point de vue de son éducation. Quand elle découvre que sa fille a un piercing au nombril, elle commence par faire la morale à sa fille jusqu’à ce qu’elle annonce de son côté à l’équipe qu’elle est enceinte. Kate est quelqu’un qui a donc énormément de choses sur le coeur et je me demande si le fait qu’elle soit enceinte est une bonne idée.

La relation avec sa fille prend forcément un coup car Meg voit ça comme un affront de la part de sa mère : elle veut la remplacer. Je pense que cela arrive énormément chez les enfants quand il y a un petit frère ou une petite soeur qui arrive et qui vient chambouler leur vie qu’ils pensaient être une relation exclusive avec la mère (et accessoirement le père). La rébellion de Meg est un peu facile et pas toujours passionnante mais elle reste toujours juste et c’est ce qu’il y a de plus important. Jennifer Love Hewitt a en plus de ça ce truc naturel qui la rend tout de suite intéressante à mes yeux. Par ailleurs, l’affaire de la semaine implique trois meurtres de femmes qui se sont retrouvés attachées et qui ont apparemment été abusées sexuellement en étant étranglées jusqu’à ce que mort s’en suive. C’était tout de même assez classique comme cas de la semaine et cela ronronne très rapidement. Le cas en lui-même n’est pas inintéressant mais le traitement qu’en fait Criminal Minds l’est plus ou moins. Dès que la série prend le temps de se concentrer sur ses personnages les choses deviennent tout de suite plus passionnante alors que le cas ne m’a pas plus intrigué que ça. Certes il y a des rebondissements, un peu d’action et quelques scènes qui valent le coup (ne serait-ce que pour la réflexion sur les jeux d’asphyxie qui sont de plus en plus pratiqués, etc.).

Il n’y a rien de mal d’aimer ce genre de pratiques, cet épisode veut juste nous montrer la perversion que l’on peut en faire d’un point de vue purement profile-ique. Rapidement, la plongée dans le monde BDSM est quelque chose que l’épisode malheureusement occulte en grande partie. J’aurais apprécié que la série aille un peu plus loin car au delà de ce que l’on découvre qui reste superficiel, on en apprend rien sur les motivations de ces gens qui veulent se faire étrangler pour en retirer un plaisir sexuel. Et à mon sens c’est là que cet épisode avait malheureusement tout son intérêt. Avec « Rock Creek Park », le traitement est différent. L’affaire de la semaine se concentre sur Sophie Troy, la femme du membre du Congrès Benjamin Troy. Elle a disparu et notre petite équipe est donc chargée d’enquêter afin de la retrouver. Il se trouve que le directeur de l’équipe de la BAU va donner à nos personnages préférés la lourde tâche de trouver des indices et de tenter de la retrouver même si cela ne fait que 12 heures qu’elle a disparu (et il faut un minimum de 24 heures ou 48 heures il me semble afin de pouvoir déclarer quelqu’un disparu). Quoi qu’il en soit, ce n’est pas encore une personne disparue, officiellement. Même si l’on sait qu’il y a quelque chose qui se trame en parallèle.

Cet épisode se permet de nous greffer la BAU à l’unité du crime organisé. Les deux pourraient bien avoir une affaire liée. C’est quelque chose que j’aime beaucoup dans ce genre de séries quand une équipe d’un service un peu plus exceptionnel (et donc avec des méthodes radicalement différentes) apparaît à l’écran. C’est souvent l’occasion de se pencher sur des choses totalement différentes que l’on n’a pas l’occasion de voir souvent dans Criminal Minds. L’épisode créé alors une tension qui s’installe petit à petit jusqu’à atteindre son paroxysme au milieu de l’épisode. Surtout que l’histoire du crime organisé russe est quelque chose que j’ai tendance à apprécier. Cela change de ces gangs à la noix que l’on a pour habitude de voir dans beaucoup de séries policières. J’apprécie qu’ils cherchent donc à nous dépayser légèrement. Je dis bien légèrement car l’on ne peut pas dire pour autant que Criminal Minds fait dans la dentelle en termes de surprises. Mais ce n’est pas le plus important. Nous avons aussi Madison Young, une reporter, qui débarque à la BAU avec un élément qui pourrait bien faire évoluer l’enquêter : une demande de rançon. Elle a donc bien été kidnappée. La gestion de cette affaire se fait de façon un peu simpliste mais ce n’est pas un problème, surtout que les scénaristes semblent très bien savoir quoi faire pour justement nous surprendre.

Le twist final est certainement ce qui m’a le plus surpris. Je ne m’attendais pas nécessairement à ce que cela aille dans ce sens là mais pourquoi pas. Finalement, Criminal Minds nous a donc offert deux épisodes très différents. Le premier a une affaire de la semaine un ronronnante qui vaut surtout pour les développements faits autour du personnage de Kate. Le second est plus dans le feu de l’action, mieux géré d’un point de vue procédural mais tout de même assez classique dans son ensemble. Entre les deux, j’ai un peu de mal à choisir celui que je préfère tant leur médiocrité à certains moments se mesure justement à leur manque d’ambition.

Note : 5/10 et 6/10. En bref, deux épisodes sympathiques mais très inégaux malgré tout.

Commenter cet article

sarah 26/03/2015 21:35

2 bons épisodes mais Meg n'est pas sa fille mais sa nièce