2 Juillet 2026
Criminal Minds: Evolution // Saison 4. Episode 7. The Furies.
On entre dans la dernière ligne droite. Avec ce septième épisode de la saison 4 de Criminal Minds: Evolution (ou la saison 19 pour les puristes qui comptent depuis le tout début), la série confirme qu'elle sait exactement où elle va. Après plusieurs semaines passées à installer la menace du "Fan" tout en redonnant des couleurs aux enquêtes classiques, "The Furies" réussit à fusionner ces deux univers de manière fluide. Depuis le lancement de cette saison, j'ai l'impression que le show essaie de renouer avec l'ADN des premières années. Cet épisode valide totalement ce ressenti. L'affaire du jour possède une vraie personnalité, mais elle sert aussi de décor à une intrigue de fond qui gagne en intensité à chaque minute.
Cette fois, l'équipe du BAU est envoyée près de la frontière après l'exécution de plusieurs flics. Sur le papier, tout ressemble à un règlement de comptes classique entre les forces de l'ordre et les cartels locaux. Mais la série nous a habitués à chercher au-delà des évidences. L'enquête glisse rapidement vers les secrets internes du commissariat local. On découvre des années de non-dits, de petits arrangements et de décisions foireuses qui finissent par exploser à la figure des coupables. Le thème de la corruption policière n'est pas inédit pour la série. Pourtant, le scénario est assez bien ficelé pour nous tenir en haleine jusqu'au dénouement.
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L'ambiance visuelle aide beaucoup : les scènes restent sombres, poisseuses, sans pour autant tomber dans le spectaculaire gratuit. C'est la tension psychologique qui prime. Ce que je trouve particulièrement réussi cette année, c'est l'équilibre global. Les enquêtes de la semaine reprennent une place centrale, tandis que le fil rouge autour du Fan progresse par petites touches. On l'avait déjà constaté avec les histoires de sorcellerie, l'accident d'entraînement ou l'affaire "Proxy". Cet épisode continue sur cette lancée. L'intrigue principale ne vient jamais parasiter l'enquête en cours. Elle s'y intègre naturellement, ce qui permet de nourrir notre curiosité sans nous couper de l'action immédiate.
C'est un net progrès par rapport aux débuts d'Evolution, où certaines affaires semblaient juste meubler le temps entre deux scènes avec Elias Voit. Justement, parlons de Voit. Même derrière les barreaux, il reste le pivot de la saison. L'épisode nous offre un face-à-face inattendu qui ne mise ni sur l'action ni sur la violence, mais sur un pur bras de fer psychologique. C'est une excellente séquence car elle joue sur l'ambiguïté : on ne sait jamais vraiment ce que cherche son mystérieux visiteur, et Voit conserve cette froideur analytique hyper dérangeante. J'apprécie le choix des scénaristes de limiter son temps d'antenne. C'était déjà le cas récemment et ça paye. Voit reste une pièce maîtresse, mais il ne bouffe plus tout l'espace.
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Du coup, chaque apparition gagne en impact. En parallèle, le BAU panse ses plaies. Les révélations des semaines passées ont laissé des traces évidentes sur le groupe. La confiance est difficile à retrouver pour certains, alors que d'autres tentent tant bien que mal de maintenir une façade d'unité. J'aime le fait que la série assume ces frictions sur le long terme au lieu de tout balayer d'un revers de main à l'épisode suivant. Les blessures émotionnelles influencent directement leur façon de bosser ensemble. Rossi semble particulièrement touché par les derniers événements, sans que ce soit surjoué. Emily Prentiss gère la crise avec beaucoup de retenue, en privilégiant l'écoute plutôt que l'autorité brute, ce qui colle parfaitement à son statut actuel.
Tara Lewis apporte elle aussi un recul analytique bienvenu pour stabiliser le groupe. Mais la vraie ombre au tableau, c'est le Fan. Si Voit fascine, c'est bien ce nouvel antagoniste qui incarne le danger immédiat. L'épisode ne livre pas toutes les réponses d'un coup, et c'est tant mieux. Prendre le temps de construire cette menace est la meilleure idée de la saison. Contrairement à d'autres séries qui précipitent leurs révélations, Evolution choisit la patience. On avance indice par indice, ce qui fait grimper la pression sans donner l'impression de stagner. À ce stade, le Fan ne passe plus pour un simple copycat, mais pour un esprit tordu qui veut dépasser le maître.
Note : 7.5/10. En bref, "The Furies" ne révolutionne pas la formule, mais il consolide les fondations. Après sept épisodes, la saison a trouvé son rythme de croisière. Les personnages évoluent, les enquêtes ont de la gueule et le fil rouge avance à la bonne vitesse. Il reste des zones d'ombre, mais c'est parfait pour aborder les derniers épisodes avec envie. Si le final tient ses promesses, cette quatrième saison pourrait devenir la plus solide de l'ère Evolution, justement parce qu'elle sait concilier l'esprit procédural d'autrefois et l'efficacité d'un feuilleton moderne.
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