12 Juin 2026
Criminal Minds: Evolution // Saison 4. Episode 4. The Witching Hour.
L'épisode 4 de la saison 4 de Criminal Minds: Evolution (que certains appellent aussi la saison 19) confirme la trajectoire de la série. On reste sur ce double rythme désormais classique : une enquête bouclée dans l'épisode d'un côté, et le fil rouge de la saison qui avance en arrière-plan. Cette formule fonctionne toujours bien, surtout quand l'affaire du jour s'avère un peu plus tordue que d'habitude. Dès la première scène, l'ambiance est posée. Pas de meurtre gratuit ou purement impulsif ici, on est face à un rituel ultra précis. Le tueur ne cherche pas seulement à éliminer ses cibles, il se positionne en juge. Il interroge, il accuse, il veut des aveux.
C'est une vraie mise en scène qui rappelle les pires heures des chasses aux sorcières, une thématique que la série n'avait pas touchée depuis un moment et qui apporte une vraie noirceur. Pour décoder ce mode opératoire, l'équipe du BAU doit recoller les morceaux à partir d'indices assez minces. Un témoin qui a survécu par miracle, des symboles un peu mystiques et une mise en scène répétitive. Emily Prentiss comprend rapidement qu'on fait face à un profil obsédé par une forme de purification morale. Ce tueur a sa propre logique : il s'en prend à des personnes qui mènent une double vie ou qui cachent des secrets conjugaux. L'infidélité devient le déclencheur de sa folie, et il applique ses sentences comme s'il suivait des textes anciens.
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David Rossi confirme d'ailleurs cette piste en reliant les méthodes du suspect à de vieux traités religieux. La force de cette enquête réside dans la manière dont le coupable choisit ses cibles. Rien n'est laissé au hasard. L'enquête montre que cet homme observe longuement ses victimes dans leur quotidien avant de passer à l'acte. Le déclic se produit quand l'équipe découvre un lien avec le milieu scolaire. Le tueur n'est pas un monstre caché dans l'ombre, c'est quelqu'un d'intégré, à qui on fait confiance, et qui utilise cette proximité pour débusquer les secrets des familles. C'est souvent ce genre de profil qui fonctionne le mieux dans Criminal Minds, car la menace vient du quotidien le plus banal.
Pendant que l'équipe court après ce juge improvisé, l'intrigue principale autour d'Elias Voit et du fameux Fan prend de l'épaisseur. Ce dossier devient clairement le vrai moteur de la saison. Tara Lewis se plonge dans les messages codés et les échanges de Voit. Ce qui frappe, c'est la froideur et la précision quasi clinique du Fan. On n'est pas face à un tueur impulsif, mais face à un profil extrêmement contrôlé. Pour l'instant, il ne cherche pas à frapper, il étudie le BAU. Il veut comprendre comment l'équipe réfléchit. Voit, de son côté, joue un double jeu permanent. Il aide à décrypter les messages grâce à sa propre expérience de psychopathe, mais ses analyses restent biaisées par son ego et son instabilité.
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On ne sait jamais s'il donne une vraie piste ou s'il manipule l'équipe, ce qui maintient une excellente tension dramatique dans ces scènes de cellule. Au milieu de cette noirceur, l'épisode prend le temps de faire respirer ses personnages. On assiste à une vraie passation de pouvoir entre les générations. Rossi prend Tyler Green sous son aile pour lui apprendre les rouages du profilage. C'est intéressant de voir Rossi dans un rôle plus bienveillant et pédagogique. Il laisse Green faire des erreurs et verbaliser des théories un peu bancales pour l'aider à progresser. Cela change des anciennes saisons où les profils tombaient comme des vérités absolues en deux minutes chrono.
Enfin, le côté humain reste présent via la vie personnelle des agents. JJ traverse une phase compliquée avec les choix de vie de son fils et la gestion de son foyer. Ce sont des pastilles plus calmes, mais nécessaires pour rappeler le coût émotionnel de ce métier. Luke Alvez joue les piliers de soutien dans l'ombre, renforçant l'esprit de famille de cette équipe qui commence à accuser le coup physiquement et mentalement. L'épisode se termine sur une note inquiétante concernant le Fan. Les derniers éléments reçus prouvent qu'il a une longueur d'avance et qu'il observe la BAU de très près. On se dirige lentement vers un duel purement psychologique et tactique qui s'annonce passionnant pour la suite de la saison.
Note : 7/10. En bref, cet épisode équilibre parfaitement une enquête glauque aux airs de chasse aux sorcières moderne avec la montée en puissance de l'intrigue autour du "Fan". Entre la gestion humaine du BAU et le double jeu toxique d'Elias Voit, la série installe méthodiquement un thriller psychologique de haute volée pour la suite de la saison.
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