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Critiques Séries : Spotless. Saison 1. Episodes 3 et 4.

24 Mars 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Spotless

Critiques Séries : Spotless. Saison 1. Episodes 3 et 4.

Spotless // Saison 1. Episodes 3 et 4. Episode Trois / Episode Quatre.


Ils sont allé fort tout de même dans l’épisode 1.04 avec cette histoire de nécrophilie. Il fallait le faire, sans compter que l’épisode 1.04 n’a pas peur de briser le cou d’un chat. C’est rare de voir des séries tuer des animaux, surtout quand il n’y a pas besoin de le faire, à l’écran. S’il y a bien quelque chose que j’aime bien dans les séries c’est quand les animaux s’en sortent. C’est tout bête mais c’est à mon humble avis une bonne chose que les animaux ne meurt pas. Je ne vais pas faire la morale à Ed McCardie par rapport à ce qu’il a fait dans sa série mais peut-être un peu tout de même. Ces deux épisodes font une fois de plus évoluer l’histoire, permettant de rappeler encore une fois que notre héros et son frère sont maintenant mouillés jusqu’au cou. Ils ne peuvent pas se sortir de la panade dans laquelle il se sont mises, encore plus quand on sait que les ennemis ont une photo qui les incrimine dans la disparition de plusieurs corps à la fois. Dans l’épisode 1.03, second épisode écrit uniquement par le créateur (le 1.02 et le 1.04 étaient co-écrits avec d’autres scénaristes) se concentre sur l’histoire de Tom Kendrick, un policier que Jean soudoyait et que Nelson Clay a assassiné. Ce dernier devient alors par la même occasion l’employeur de Jean.

Jean n’a pas la place la plus simple tout de même dans cette histoire mais j’adore la relation qu’il tisse petit à petit avec son frère d’une part mais avant toute chose avec Nelson Clay. Cela va plutôt bien à Brendan Coyle le rôle du grand manitou qui a la main sur le crime organisé à Londres. Celui qui incarne le rôle de Bates dans Downton Abbey, retrouve ici un rôle d’une certaine envergure similaire. Il n’a pas grand chose à changer dans son jeu et c’est assez appréciable. Jean se retrouve donc encore une fois coincé dans les affaire de Clay. Ce n’est pas totalement mauvais pour son business, que cela soit pour mettre en scène un suicide (la scène de crime et la mise en scène de celle-ci était un moment terriblement jouissif mine de rien). Maquiller la scène du crime de Kendrick en suicide n’est pas ce qu’il y a de plus facile mais la façon dont le scénario l’orchestre est plutôt bien. Le problème pour Jean c’est que maintenant il est pris de tous les côtés. Il ne sait pas forcément comment s’en sortir, sans compter que sa femme Julie et lui avaient rendez-vous avec la directrice de l’école de leur fille (qui est devenue une voleuse à l’étalage dans l’épisode 1.04).

J’aime bien comment la famille de Jean est en train de partir en vrille. Sa relation avec sa femme n’est plus du tout la même désormais et l’éducation de sa fille s’en ressent. Le père absent c’est quelque chose que Spotless amène de façon un peu trop simpliste (enfin, c’est sous entendu par les actions de la jeune fille) mais disons que j’aurais aimé que cela soit fait avec un peu plus de finesse. Car la façon dont le monde de Jean est en train de partir en vrille ne peut pas amener de bonnes choses sauf que j’aimerais bien que la série prenne un peu plus son temps. Elle a encore 6 épisodes après ces deux-ci pour prendre le temps de faire les choses c’est une bonne chose. La façon dont le frère de Jean parvient à prendre les choses en scène devant la directrice de l’école était un moment plus léger. Spotless est une série qui ne veut pas que nous montrer des choses ultra sombres. Par ailleurs, Martin invite Victor Clay, le frère de Nelson, dans un pub afin de lui soutirer des informations. Ce que nous allons découvrir sur Victor dans le second épisode de la saison, sa fascination sexuelle pour les morts, est quelque chose qui m’a vraiment surpris et effrayé à la fois.

J’ai hâte de voir Victor commencer à devenir l’ennemi de Jean. Le face à face entre ces deux là promet et la série semble savoir quoi en faire. En tout cas, le moins que l’on puisse dire que c’est les scénaristes ont su développer. Car c’est plus ou moins à ça que cet épisode nous prépare tranquillement. Nous avons également un poil d’homosexualité dans cet épisode, un autre truc qui m’a beaucoup plu, ce qui permet de montrer la diversité qu’il peut y avoir sexuellement chez les méchants. Après tout le monde des méchants est souvent un monde de machos où tous veulent « serrer des go » pour parler vulgairement. Alors quand on a deux hommes qui couchent ensemble, qui sont sensés être des petites frappes et que t’en as un qui sort « Who’s the boss now ? », j’ai eu envie de rire mais aussi de me dire que finalement Spotless était une série beaucoup plus diversifié qu’elle ne voulait probablement le montrer au premier abord. L’épisode 1.04 se concentre sur l’histoire de Nina, la maîtresse de Clay qui est ensuite morte d’une overdose et la pauvre jeune fille ne méritait pas une telle fin.

Jean va alors faire en sorte de mettre en scène une mort digne pour la jeune femme. Cela fonctionne très bien là aussi et le scénario fait en sorte de ne pas du tout nous ennuyer. Spotless est en train de prendre de plus en plus d’envergure au fil des épisodes et de nous faire découvrir un peu plus de son univers. Les personnages sont parfois un peu rasoir mais cela permet aussi de coller avec l’humour très anglais qu’il y a derrière.

Note : 7.5/10. En bref, la série grandie.

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