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Critiques Séries : The Comedians. Saison 1. Pilot.

10 Avril 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Comedians

Critiques Séries : The Comedians. Saison 1. Pilot.

The Comedians // Saison 1. Episode 1. Pilot.


The Comedians pourrait être une réponse moins métaphorique à Birdman en version comédie et en version série. C’est en tout cas comme ça que je l’ai ressenti, encore plus à cause des ressemblances physiques que je peux trouver entre Billy Crystal et Michael Keaton. Je vais probablement chercher très loin mais bon, peu importe. Créée par Larry Charles (Borat), Billy Crystal lui-même (Sessions), Matt Nix (Burn Notice) et Ben Wexler (Une Famille Presque Parfaite), The Comedians est une comédie intéressante pour ce qu’elle tente de raconter et de confronter. Elle cherche à confronter Billy Crystal (qui joue ici son propre rôle) avec son passé et le présent qui ne lui donne plus nécessairement l’occasion de montrer son talent car il est vieillissant. Et il se retrouve avec Josh Gad (que j’ai pourtant détesté dans 1600 Penn, comédie de NBC). Mais The Comedians n’est pas forcément non plus une typologie de comédie nouvelle. Ce n’est pas la première fois que l’on tente de nous raconter une histoire de ce genre là. On retrouve donc un peu de 30 Rock, un peu de The Come-back, et bien d’autres comédies encore. Le truc que j’ai découvert en faisant quelques recherches c’est que The Comedians est basé sur une comédie suédoise, Ulveson & Herngren.

Un comédien superstar mais vieillissant se voit contraint de collaborer sur son émission mythique avec une valeur montante du stand-up, à l'humour beaucoup plus borderline que lui...

Je dois avouer que c’est une référence pas si mauvaise que ça et qui fonctionne très bien. Tout au long de ce premier épisode on se retrouve donc avec Josh Gad et Billy Crystal qui confrontent leur idée de l’humour et parviennent à créer quelque chose tous les deux qui fonctionne à la perfection mine de rien. Il y a des scènes qui sont tout de même assez cocasses, comme toutes les scènes de The Billy & Josh Show, ou encore les images de ce soi-disant pilote de FX avec Billy Crystal dans deux rôles (Bill & Billy). On retrouve un casting 5 étoiles, de Dana Delaney à Denis O’Hare, surtout ce dernier qui prouve qu’il a encore du talent malgré tout ce que Ryan Murphy lui a probablement enlevé dans sa série d’horreur sur la même chaîne. Dans cet épisode on nous offre donc toutes les coulisses avec des points de vue complètement différent. J’ai beaucoup aimé les scènes en voiture où les personnages de Josh Gad et Billy Crystal peuvent se confronter l’un avec l’autre de façon assez judicieuse. En tout cas, je trouve que The Comedians parvient à faire quelque chose de réellement intéressant avec tous ces personnages et je ne m’y attendais pas du tout. Ces scènes apportent quelque chose d’important, sur la vision des choses que chacun des deux personnages peut avoir.

Car il est bien de les confronter en face à face mais il n’y a rien de mieux que ce qui se passe derrière bien évidemment. En tout cas, The Comedians est une comédie assez pimpante que je ne m’attendais pas du tout à voir aller dans cette direction mais qui fonctionne très bien grâce à ses références, à son côté ultra ouvert (car ce n’était pas facile je pense que de faire une comédie sur FX avec deux comédiens dans des situations de « coulisses » qui soit aussi accessible). Tout le monde ne sera pas forcément séduit mais personnellement je le suis déçu. En utilisant une formule déjà usée par d’autres séries, The Comedians tente d’apporter sa propre pierre à l’édifice. Ce n’était probablement pas gagné d’avance mais l’on peut dire que la série a tout de même réussi à en faire quelque chose et c’est ce qu’il y a de plus important. Développée à quatre mains, on retrouve là aussi la patte de plusieurs noms. J’aime beaucoup certains des noms qu’il y a derrière et j’aimerais bien voir la série se permettre d’utiliser peut-être encore plus Matt Nix par exemple qui a probablement de quoi apporter un peu de piquant là dedans et Larry Charles un peu de grossièreté (et l’on voit déjà cela en partie dans cet épisode avec toute cette blague de pénis).

Note : 7/10. En bref, un premier épisode convaincant qui mérite le coup d’oeil. Et qui donne surtout envie d’en voir encore un peu plus.

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