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Critique Ciné : Alice de l'autre côté du miroir (2016)

1 Juin 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Alice de l'autre côté du miroir (2016)

Alice de l’autre côté du miroir // De James Bobin. Avec Mia Wasikowska, Johhny Depp et Helena Bonham Carter.


Aussi beau qu’un épisode de Once Upon a Time, Alice de l’autre côté du miroir semble avoir mis tout son budget dans son casting : Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Anne Hathaway, etc. cela doit coûter cher d’avoir tout ce beau monde dans un film d’une médiocrité aussi affligeante. La première adaptation, qui n’était autre que l’adaptation du roman de Lewis Carroll connaît ici une suite à la fois intelligente et douteuse. Elle est intelligente dans le sens où Alice de l’autre côté du miroir arrive à justifier le retour à Wonderland et les retrouvailles avec les personnages, de plus la morale de la fin (le fait que l’on ne peut pas changer le passé mais uniquement tenter de changer le futur) fait très conte, ce qui colle bien avec l’idée de départ qu’il y a derrière cette franchise. Mia Wasikowska reprend la place d’héroïne qu’elle s’était faite voler dans le premier opus par Johnny Depp, laissant ainsi plus de place aux autres personnages pour respirer et pour développer leur histoire. Même si cela tourne encore beaucoup autour de Temps, la Reine de Coeur et la Reine Blanche, cela reste un peu différent de l’histoire de départ. Pour un fan d’Alice au Pays des Merveilles que je suis, je reste cependant déçu de la façon dont l’oeuvre est tordu là dedans. En effet, le mélange de Alice au Pays des Merveilles (dont tout n’avait pas été adapté) et De l’autre côté du miroir (la suite de Lewis Carroll) se fait par une Linda Woolverton plus inspirée que je n’aurais pu l’imaginer.

Les nouvelles aventures d'Alice et du Chapelier Fou. Alice replonge au pays des merveilles pour aider ses amis à combattre le Maître du Temps.

En effet, celle qui avait signé le premier volet des aventures d’Alice trouve ici une façon un peu plus intelligente d’utiliser Alice. Dans le premier volet, c’était tout pour le Chapelier Fou et rien de plus. Là, on sent que Alice prend sa place d’héroïne et en fait réellement quelque chose. Habituée des contes, elle rappelle alors à elle certains éléments importants dans le monde des contes avec morale et messages à faire passer. Oubliez Tim Burton (qui avait l’esprit suffisamment fou pour coller à l’univers d’Alice) et prenez James Bobin (Les Muppets le retour, Opération Muppets) qui n’avait pas trop merdé avec les Muppets, mais qui merde ici à cause d’un manque cruel de moyens. Certaines incrustations font peine à voir pour un film et une production de cette envergure. C’est sacrément dommage de sacrifier autant le visuel chez Disney. D’autant plus que Alice de l’autre côté du miroir n’avait pas besoin de ressembler à Once Upon a Time (à qui l’on pardonne depuis des années ses fonds verts dégueulasses, simplement car l’histoire est plus forte que le visuel). Mais au cinéma, le visuel reste important voire même essentiel. On a besoin d’un beau visuel afin de passer un bon moment, ce que Alice de l’autre côté du miroir ne nous offre que très rarement.

Certaines scènes sont jolies à voir, d’autres beaucoup moins. Certes décors donnent l’impression que Disney rabote où elle peut pour faire des économies alors que c’est l’une des sociétés qui créé le plus de bénéfices dans le domaine de la fiction… Il ne faudrait pas non plus se moquer de nous. Derrière tout cela, Alice de l’autre côté du miroir prend donc un peu l’eau par moment, s’emmêlant les pieds dans tout un tas d’histoires à la mord moi le noeud pas parvenir à faire grand chose de très original non plus. Le film n’est donc pas le plus visuellement ingénieux. Même le scénario tique par moment à cause de certaines difficultés à mettre tout cela en route de la façon la plus intelligente. Johnny Depp de son côté joue au cabotin minaudant une sorte de gamin sans cervelle qui aurait tout juste appris à parler. Anne Hathaway et ses grands gestes donnent l’impression qu’elle est dans un état second. Sacha Baron Cohen s’époumone tout au long du film pour un effet des plus ennuyeux. Je garde tout de même en tête deux passages très drôles : celui où nos amis à table pour le thé se moquent de Temps en trouvant toutes les expressions possibles parlant du temps et puis la Reine de Coeur qui secoue sa fourmilière en criant « Earthquake » j’en ri encore aujourd’hui.

Note : 4/10. En bref, adaptation de De l’autre côté du miroir, suite d’Alice au Pays des Merveilles. Lewis Carroll aurait certainement mal aux yeux rien qu’en voyant ce qu’ils ont fait visuellement de son univers…

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