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Critique Ciné : Barbershop 3 : The Next Cut (2016)

8 Juillet 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Barbershop 3 : The Next Cut (2016)

Barbershop : The Next Cut // De Malcolm D. Lee. Avec Ice Cube, Cedric The Entertainer et Regina Hall.


12 ans après le dernier volet des aventures de Calvin Palmer (le premier volet « Barbershop » date de 2002, le second « Barbershop 2 : back in business » de 2004), ils sont de retour. Je n’ai pas gardé un souvenir impérissable des deux premiers volets que je me souviens vaguement avoir vu. Surtout le premier du nom. Alors que ce troisième volet a fait un flop retentissant au box office américain, la question des suites plus de dix ans après peut se poser, surtout pour des films de ce genre là. Après tout, qui avait réellement envie de retrouver Ice Cube dans son rôle, accompagné de Cedric the Entertainer. Sans compter qu’il manque un Anthony Anderson en forme. Ce dernier est à mon sens passé un peu trop au second plan alors qu’il méritait amplement mieux. Ce n’est pas en ajoutant Nicki Minaj que la franchise allait se relever. Cette fois-ci c’est Malcolm D. Lee (Scary Movie 5, Le retour de Roscoe Jenkins) qui s’est attelé à la mise en scène de ce nouveau film sans chercher à réellement faire grand chose de passionnant. Il se contente des bons sentiments habituels pour une comédie manquant cruellement d’ambition. Pourtant, l’ouverture du film était intéressante et permettait de faire non pas l’état des personnages mais du monde dans lequel ces personnages vivent : crise économique, élection de Barack Obama, les tueries, etc.

Suite des aventures de Calvin Palmer et son groupe de barbiers à Chicago.

Tout cela permet de donner le ton de ce nouvel opus. On est donc encore en pleine guerre dans un quartier qui n’est plus l’eldorado d’une certaine époque. La crise économique a touché de plein fouet le « Barbershop » qui a du fusionner avec le salon de coiffure voisin afin de créer un lieu pour les hommes et les femmes. Si l’idée n’est pas forcément mauvaise, cela manque cruellement de surprises. Le scénario se contente alors d’avancer de façon ultra mécanique, sans parvenir à nous surprendre intelligemment. J’avais envie de rigoler, de prendre un peu de plaisir devant cette histoire mais il ne se passe rien de tout cela ici. On a l’impression que les dialogues datent des années 2000 et que rien n’a vraiment bougé. C’est bien loin d’être la franchise dans laquelle j’avais envie de revoir Ice Cube. J’aurais largement préféré que ce dernier fasse revivre Friday plutôt que de tenter de donner un coup de jeune à quelque chose qui n’arrive malheureusement jamais à devenir jeune. Tout est trop avachi dans sa propre naphtaline. Cedric the Entertainer a en plus de ça bien vieilli ce qui n’aide pas à rajeunir l’ensemble.

Ice Cube tente tant bien que mal de ne pas être le pire des cabotins. Il ne donne pas spécialement d’envergure à son personnage mais Barbershop parvient à ne pas trop l’amocher dans le principe. Les enfants auraient pu quant à eux offrir une intrigue secondaire plus fun mais ils se retrouvent très rapidement enfermés dans un film qui ne sait pas trop quoi en faire. On sent les clichés éclipser tout le reste (la relation entre Draya et Rashad qui donne lieu à l’une des scènes les plus embarrassante de toute l’histoire du film dans une voiture). J’aime bien les comédies afro-américaines, souvent pleine d’humour et beaucoup plus libérée que beaucoup de comédies classiques hollywoodiennes mais je suis forcé de reconnaître que là il y a une certaines limites qui n’auraient pas dû être franchies.

Note : 3/10. En bref, malgré deux ou trois séquences, l’ensemble manque cruellement d’idées. Un retour raté pour Calvin Palmer et son groupe de barbiers de Chicago. Pourtant, l’introduction du film laissait présager du bon…

Date de sortie : inconnue - Directement en DVD

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