Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critique Ciné : Suicide Squad (2016)

3 Août 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Suicide Squad (2016)

Suicide Squad // De David Ayer. Avec Will Smith, Margot Robbie et Jared Leto.


DC Comics tente de se livrer une bataille avec Marvel. Après le succès plus que mitigé de Batman vs. Superman (qui n’a pas passé la barre des 900 millions de dollars de recettes), Warner Bros ne s’est pas refroidi et nous propose ici l’adaptation de l’histoire de la fameuse Suicide Squad, une équipe des pires méchants de DC Comics. Laissé à David Ayer (Fury, Sabotage), ce dernier semble connaître l’univers de l’action et s’amuse à reproduire à sa façon le monde de Zack Snyder. On retrouve alors une B.O. rock qui a de quoi rappeler Sucker Punch et quelques couleurs qui ne sont pas sans rappeler le même film. Il faut dire que Zack Snyder a mis son empreinte dans la nouvelle histoire de DC Comics depuis Man of Steel. Cette identité visuelle semble donc être conservée ici et c’est à la fois à défaut et une bonne idée. David Ayer a au moins le mérite de ne pas faire moins bien que ses prédécesseurs mais ce que je reproche à ce film c’est sa volonté de jouer sur les deux tableaux : d’un côté son esprit ultra cool et frappé, de l’autre une histoire beaucoup plus sérieuse. Le mélange des deux est difficile à avaler par moment et c’est dommage. Pour un blockbuster je dois avouer que je m’attendais à légèrement plus.

C'est tellement jouissif d'être un salopard ! Face à une menace aussi énigmatique qu'invincible, l'agent secret Amanda Waller réunit une armada de crapules de la pire espèce. Armés jusqu'aux dents par le gouvernement, ces Super-Méchants s'embarquent alors pour une mission-suicide. Jusqu'au moment où ils comprennent qu'ils ont été sacrifiés. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller ?

David Ayer a voulu recréer un délire à l’écran qu’il n’a pas réussi à faire totalement éclore non plus. La galerie de personnages tous très différents permet des interactions intéressantes mais ce n’est pas suffisant. On sent que le film ne se lâche pas et qu’il reste très (trop ?) écrit. Heureusement que là dedans nous avons de belles personnalités comme Margot Robbie qui incarne Harley Quinn avec un aplomb sauvage qui m’a beaucoup plus. Celle que l’on avait déjà vu dans Le Loup de Wall Street change ici complètement de registre et se trouve être jouissive. Elle s’amuse avec son personnage et cela se ressent à l’écran. A côté, elle donne l’impression que son « poussin » le Joker est un personnage dans grande ambition. Pire encore, fade. Jared Leto met du coeur à l’ouvrage mais en plus de nous rappeler Heath Ledger (qui ne sera jamais égalé), son personnage est affadi par celle qui était sensée rester derrière lui. Autre bonne surprise de ce film, Viola Davis qui sous les traits d’Amanda Waller s’avère être une femme de poigne détonnante. On ne sait jamais à quoi jouer avec elle mais elle brille par sa capacité à faire des choses que l’on n’attend pas nécessairement.

Les flashbacks qui viennent nous raconter l’histoire de chacun des personnages dans l’introduction du film sont eux aussi sympathiques. Je dois avouer que je ne m’attendais pas forcément à ce que cela évolue dans ce sens là. Notamment l’histoire de Diablo qui s’avère être assez touchante. L’émotion ne coule pas (suffisamment) mais elle transpire malgré tout durant toute une scène dans la fin du film. Je trouve donc dommage que le vilain du film soit aussi peu réaliste alors que Suicide Squad cherche à nous ancrer dans un montre réaliste et dur. Mais ce n’est qu’un détail. Finalement, Suicide Squad est donc une déception par moment et une réussite par d’autres. Un mélange savoureux et étrange qui reste malgré tout sympathique pour un été assez désert en super-héros.

Note : 6/10. En bref, Suicide Squad n’est pas toujours à la hauteur des attentes mais il ravira les fans du genre grâce à un travail visuel et d’ambiance, sans compter sur deux perles au casting : Margot Robbie et Viola Davis.

Commenter cet article