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Critiques Séries : Good Girls Revolt. Saison 1. BILAN.

27 Novembre 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Good Girls Revolt

Critiques Séries : Good Girls Revolt. Saison 1. BILAN.

Good Girls Revolt // Saison 1. 10 épisodes.
BILAN


Ce n’est pas avec Good Girls Revolt que Amazon aura son Mad Men. Je pense que le problème de cette série est qu’elle tombe malheureusement dans certains clichés des années 60 en plus de manquer cruellement de substance qui pourrait nous surprendre. Au fil des épisodes les surprises sont plus rares que jamais alors que tous les épisodes sont plus prévisibles les uns que les autres. Cela me rappelle un peu l’époque où toutes les chaînes américaines voulaient leur série d’époque sur les années 60 et les réussites étaient rares. Certes, Good Girls Revolt reste honorable quand elle le veut bien, mais tout au long de la saison il ne se passe rien de bien remarquable pour autant. Créée par Dana Calvo (Made in Jersey) et inspiré d’un livre du même nom de Lynn Povich, mettant en scène la révolte des femmes au sujet de l’égalité des sexes à Newsweek. Ici ce n’est pas Newsweek mais News Of the Week et les employés sont imaginaires, en dehors de Nora Ephron incarnée par Grace Gummer (qui est l’une des étincelles du casting de cette série). Il y a une galerie de personnages variés ce qui permet de développer des intrigues complètement différentes les unes des autres. Nous avons Patti, Jane ou encore Cindy. Si chacune a son histoire et sa façon de voir les choses, je trouve que Good Girls Revolt ne sait pas toujours s’y prendre.

Notamment quand elle parle de drogue (1.01, 1.05) je trouve que la série est maladroite. Elle en semble pas totalement comprendre le monde qu’elle dépeint et se contente alors des clichés absurdes que l’on connaît depuis des années. Good Girls Revolt ne creuse alors pas suffisamment en profondeur certains sujets (et la drogue n’en est qu’un seul) alors que justement cela aurait pu être le moment de faire quelque chose de différent et fun. Le reste du casting, masculin, n’apporte pas spécialement plus. Que cela soit Doug ou encore Finn. D’ailleurs, pour ce dernier, on a l’impression de voir Chris Diamantopoulos imiter Don Draper sauf que ce n’est malheureusement pas aussi efficace. A chercher dans chaque épisode quelque chose qui pourrait nous donner une raison de poursuivre on s’épuise sans le vouloir et on s’ennuie légèrement. Good Girls Revolt ne cherche pas à nuancer ses propos et donc à raconter les choses de façon intelligente en creusant certains moments. La plupart de ce que la série fait me déçoit car elle m’inspire rien de bien exceptionnel. Elle ne sait pas vraiment ce que c’est que de raconter une telle histoire ou en tout cas comme le faire.

Du coup, c’est pour cela que des situations importantes dans le combat de ces femmes tombent à plat. Car l’envergure que Good Girls Revolt tente de mettre derrière n’est pas suffisamment ambitieuse. Plus d’un an après la fin de Mad Men, il y avait largement de la place pour qu’une nouvelle série sur les années 60 puisse sortir du lot et séduire. Déjà que je n’avais pas spécialement été très convaincu par le pilote, mais la suite de la saison n’est qu’une suite de déception du même genre. Car l’ensemble tombe dans des comparaisons devant lesquelles Good Girls Revolt ne fait jamais le poids. C’est sans compter que les mimiques volées à Mad Men n’aident jamais la série à s’envoler, au contraire cela ne fait que crasher ce qui est raconté dans un champ. Dana Calvo n’a probablement pas cerné ce que c’était que les années 60 pour faire une série aussi intéressante sur le papier mais aussi creuse dans le fond. Calvo est pourtant une ancienne journaliste et investie dans la mécanique de la construction d’un magazine. Elle sait ce que c’est et pourtant on a l’impression que quand Good Girls Revolt raconte tout cela, les scénaristes ne savent pas du tout de quoi ils parlent. Dès que cela devient un peu trop compliqué et/ou technique alors la série s’enfuie.

Et c’est dans ce genre de moments que la vacuité de l’ensemble m’a terriblement déçu. Je m’attendais à autre chose, un sentiment complètement différent mais le résultat n’est pas à la hauteur des attentes que j’avais. Même le casting pourtant plutôt bon sur le papier, n’arrive pas à faire grand chose. Grace Gummer sort du lot quand elle le veut bien, Anna Camp a ses moments mais rien de bien exceptionnel non plus et j’en passe. Avec Good Girls Revolt n’a donc pas parié sur le bon cheval, en espérant que si Amazon renouvelle la série cela soit avec une clause qui compose aux scénaristes de comprendre l’univers dont ils parlent et d’en faire quelque chose de moins fainéant.

Note : 4/10. En bref, une série fainéante.

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