Critique Ciné : Sales Gosses (2017)

Critique Ciné : Sales Gosses (2017)

Sales Gosses // De Frédéric Quiring. Avec Thomas Solivérès, Tanya Lopert et Albert Delpy.


Sales Gosses c’est une comédie estivale bien française qui sans être exceptionnelle sait nous faire passer un agréable moment sans trop discuter. Cette colo de retraités est pleine de surprise et les petits vieux dont Alex a la charge s’avèrent être vraiment drôle. Sales Gosses vient nous démontrer que finalement les choses fonctionnent à leur façon sans trop de problème. Le film s’amuse avec les clichés du troisième âge et tente d’en faire une histoire assez drôle dans son ensemble et ça fonctionne très bien comme ça. Je n’en attendais pas moins de la part de d’une telle histoire. Frédéric Quiring, dont c’est le premier film, ne fait rien de bien exceptionnel derrière la caméra. Sales Gosses a une allure de téléfilm de luxe où le casting est plutôt bon dans son ensemble et où tout le monte tente de se faire une place à sa façon. Cette comédie douce amère ne cherche pas à faire dans la grande originalité mais parvient à nous offrir le spectacle demandé. Ces vieux sont drôles, ce sont de vrais ados et le point de vue a beau être un peu facile, il est différent des enfants ce qui change aussi un peu l’humour car chaque personnage a sa personnalité et apporte un petit truc en plus dans cet ensemble.

Cet été, Alex se retrouve moniteur d'une "colo" très particulière. Car ici point d'enfants ni de têtes blondes... mais des retraités et des cheveux blancs. Ces charmants pensionnaires vont lui en faire voir de toutes les couleurs. Retraités déchaînés en colo, monos au bout du rouleau : il n’y pas d’âge pour être un sale gosse !

Ce que je trouve dommage finalement avec Sales Gosses c’est que le film ne semble jamais chercher à aller plus loin et se contente donc de faire des trucs que l’on a l’impression d’avoir déjà vu. Le scénario ne décolle jamais vraiment même si l’on peut dire que le film tente tout ce qu’il peut afin de nous amuser. Il y a des trucs efficaces, d’autres beaucoup moins. Dommage finalement que tout l’humour de Sales Gosses, parfois bon, repose sur tout un tas de situations faciles et attendues. Il n’y a donc pas vraiment de surprises et l’on ne va pas aller voir Sales Gosses pour son intérêt, mais plutôt pour le côté décompressant qu’il nous délivre. Une fois que l’on a vu Sales Gosses on n’a pas forcément envie de s’en souvenir, mais il ne nous laisse pas un arrière goût amer. On pourrait presque prendre Sales Gosses pour une sorte de remake de Nos Jours Heureux sans la fraîcheur, l’humour et la folie du film de Toledano et Nakache. Et le manque cruel de personnalité de certains trucs du film n’aide pas vraiment à lui donner une personnalité. Mais Quiring a eu l’honneur de tenter et c’est tout à son honneur. Je vais être indulgent car je suis de bonne humeur.

Note : 5/10. En bref, une comédie estivale aussi vue, aussi oubliée, mais qui permet de passer un bon moment malgré tout.

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