Home Before Dark (Saison 1, 10 épisodes) : quand Veronica Mars n'avait que neuf ans

Home Before Dark (Saison 1, 10 épisodes) : quand Veronica Mars n'avait que neuf ans

Inspirée d’une histoire vraie, Home Before Dark nous plonge dans une petite ville des Etats-Unis dans le quotidien d’une jeune fille de neuf ans qui se fait journaliste en herbe (et qui va parvenir à révéler des secrets sur une affaire de meurtre qui date de l’enfance de son père). Créée par Dana Fox (Ben and Kate, Jackpot) et Dara Resnik (I Love Dick, Castle), la série ne perd pas trop de temps à installer son histoire et ses protagonistes. La série est aussi aidée par la création d’une ambiance par la mise en scène de Jon M. Chu (Insaisissables 2, GI Joe Conspiration) qui sied plutôt bien à ce que l’on peut attendre d’une série de ce genre là. Sans pour autant retrouver les fulgurances de Veronica Mars, Home Before Dark reste un divertissement policier de confinement plutôt sympathique. Cette nouvelle série de Apple TV+ est inspirée de la vraie vie de Hilde Lysiak mais forcément il y a aussi des références pop-culture plus logiques (Veronica Mars, Nancy Drew) même si Home Before Dark reste une série inégale par moment. 

 

Fraîchement débarquée avec sa famille dans la petite ville où son père a grandi, Hilde Lisko, une journaliste en herbe de neuf ans passionnée par la recherche de la vérité, tente de prouver qu'une prétendue mort accidentelle survenue peu de temps après leur arrivée est en réalité un meurtre. Exhumant au passage une affaire vieille de plusieurs décennies que toute la ville a pris soin d'enterrer. Son père y compris.

 

Ce qui est appréciable dans Home Before Dark c’est la façon dont le récit se fait de plus en plus fluide au fil de la saison, mais l’introduction est parfois un peu longue à venir et pourra décourager des curieux. Côté ton et ambiance, les créatrices ne sont pas aussi inspirées que Rob Thomas avec Veronica Mars pour citer cet exemple auquel Home Before Dark ressemble énormément. Certains personnages ne sont pas aussi bons que l’héroïne. Notamment Matt Lisko, le père de Hilde incarné par Jim Sturgess. Ce dernier est un brin ennuyeux et peu inspiré dans son interprétation du personnage et cela peut gâcher le plaisir de certains moments. Bridget, sa femme, est un peu plus efficace. Abby Miller (Justified) apporte son côté maternel ici et cela fonctionne assez bien. 

 

Brooklynn Prince est parfaite sous les traits de notre petite héroïne. Il y a de la malice, de la curiosité dans sa façon d’interpréter le personnage et je trouve ça séduisant. Cela permet aussi de s’accrocher un peu plus facile à Home Before Dark, sans trop de difficultés. Malgré ses défauts, la série reste divertissante, notamment aussi en tirant ses influences vers le haut. Le fait que la série oscille dans tout un tas de sens, cherchant plus ou moins son ton, n’est pas ce que je préfère dans Home Before Dark. Quand elle part de ses mystères pour parler de problèmes familiaux, il y a un déséquilibre qui ne permet pas toujours de se prendre au jeu. Au fil des épisodes, il est tout de même facile de se laisser avoir par la série que l’on achève sans se rendre compte que l’on a terminé dix épisodes. 

 

Note : 5/10. En bref, honorable série qui grâce à son héroïne sauve les meubles malgré ses défauts. 

 

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