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Critique Ciné : Evasion, mécanique emprisonnée

14 Novembre 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Evasion // De Mikael Hafstrom. Avec Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger.


Grand retour du réalisateur des nanars Le Rite ou encore Chambre 1408, Mikael Hafstrom. Ce dernier vient alors nous mettre en scène un film encore une fois très culturel. Je sais pertinemment que je ne devais pas m’attendre à ce que Evasion soit un film réussi, ni même qu’il soit bon. Je m’attendais juste à ce qu’il puisse me divertir suffisamment et notamment du point de vue des scènes d’action. Associer Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger était un pari qui ne pouvait que fonctionne. Les faces à faces des deux papis du cinéma d’action manquent cependant d’humour et d’action. Le film met beaucoup de temps à se mettre en place et à réellement se dévoiler. Du coup, on sent venir les coups à des kilomètres à la ronde. D’un scénario de Jason Keller (Blanche Neige) et Miles Chapman (Cybergeddon)j le film peine réellement à piquer le spectateur de son intérêt. Du coup, le film nous plonge dans un univers légèrement ennuyeux, plein de non-sens et surtout dans un plan soit-disant complexe mais qui n’en est finalement pas un.

Ray Breslin est un ingénieur spécialisé dans la conception de prisons ultrasécurisées. Il teste lui-même l’efficacité de ses bâtiments en se faisant enfermer puis en s’évadant. Contacté par une société privée souhaitant tester un concept révolutionnaire de prison hi-tech, il se retrouve prisonnier. Piégé dans ce complexe ultra-moderne, harcelé par un directeur impitoyable et son gardien corrompu, Ray découvre une conspiration pour le faire disparaître à jamais. Sa seule chance de survie : une alliance avec Emil Rottmayer, un co-détenu ayant lui aussi un secret. Pour avoir une chance de s’évader, ils vont d’abord devoir se faire confiance.

Le grand adepte des films d’action que je suis bavait déjà devant Evasion et puis finalement j’ai ravalé toute ma salive tout au long du film jusqu’à ce moment terriblement ridicule mais non pas dénué d’humour où les deux personnages se balancent le fait que l’autre aurait du venir voir le coup. Et oui, mais le film est prévisible et le pauvre homme est le seul à ne pas avoir vu que l’on avait réussi à le berner. Evasion tente de nous faire revivre les séries B d’antan, comme Stallone et Swarzenegger savaient en faire par le passé sauf que tout est trop pello-tracté. Du coup, on nous sert une sorte de bouillie pas toujours très digeste et ce malgré quelques bonnes punchlines amusantes (même si ces derniers font malheureusement pale figure à voir). Mikael Hafstrom ne parvient pas à donner de l’envergure à son film, assez souvent en roue libre alors qu’il y avait pourtant de quoi faire les choses de façon plutôt sympathique (notamment en donnant un peu plus de folie et d’hémoglobine). Surtout que l’on ne parvient pas à ressentir l’enfer carcéral. Tout est trop simple, trop cliché, trop gentil.

Le grand méchant dans l’histoire, incarné par Jim Caviezel (exceptionnel dans Person of Interest) manque lui aussi de saveur. Tout ce qu’il fait n’a aucun réel impact alors qu’il passe plus de temps derrière ses caméras plutôt que devant les acteurs du film. Finalement, il n’y a pas grand chose à sauver de ce nanar. On aurait pu nous laisser avec le pitch et la bande annonce et je pense que cela aurait suffit afin de découvrir quelle serait la fin du film. Je m’attendais à ce que Stallone et Schwarzenegger s’envoient un peu plus de bonnes répliques, ou encore qu’ils envoient des coups. Mis à part un gros plan amusant sur les yeux de Schwarzenegger (un grand classique pour tous les réalisateurs qui l’on eu en face de leur objectif) alors qu’il s’apprête à tirer à la mitraillette, tout ça ne mérite pas vraiment votre intérêt. Passez votre tour il vaut bien attendre Expendables 3.

Note : 2/10. En bref, un nanar même pas drôle.

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