Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critique Ciné : Happiness Therapy, drogue du bonheur...

3 Février 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

20302958.jpg

 

Happiness Therapy // De David O'Russell. Avec Bradley Cooper, Jennifer Lawrence et Robert de Niro.


Happiness Therapy ou Silver Linings Playbook était l'un des films que j'attendais le plus en ce début d'année. Récemment récompensé pour de multiples Golden Globe, il est aussi en lisse pour les Oscars. Autant dire tout de suite que l'on entre alors dans la cours des grands. Adapté du roman de Matthew Quick par David O'Russell (Fighter, J'adore Huckabees), on se retrouve ici face à un film brut et surtout doué d'une facilité déconcertante à filer la pèche aux spectateurs. Une fois dans la salle, je ne savais pas vraiment ce que j'allais voir, ni ce qu'il fallait attendre de ce film, et puis une fois sorti, j'ai eu le sourire jusqu'aux lèvres. Le scénario est doué, surtout pour les faces à faces entre Pat et Tiffany. Ces deux personnages parviennent à rapidement devenir touchants. Si touchants et mignons que l'on a donc plus l'envie de les quitter. Le fond de cette comédie était assez barré, mais finalement derrière ce duo se cache un futur film culte, comme un Quand Harry Rencontre Sally a pu le devenir par le passé.

La vie réserve parfois quelques surprises…
Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme. Il se retrouve même dans l’obligation d’emménager chez ses parents.
Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme.
Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant eu un parcours mouvementé. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives.

Je sais bien que certains ne trouverons rien de bien exceptionnel à Happiness Therapy, mais finalement ce film est efficace pour nous toucher. La mise en scène est si légère que l'on est transporté assez rapidement dans l'univers dans un premier temps de Pat (un univers désabusé, sans espoir de sortie) puis de Tiffany (et de son passé que Pat a du mal à mettre de côté dans un premier temps). Petit à petit se dessine alors quelque chose, une relation différente de celles que l'on peut voir dans les comédies romantiques actuelles. Alors certes, Happiness Therapy avait la facilité d'être adapté d'un livre mais justement, n'est-il pas plus difficile d'adapter de façon juste un livre. Jennifer Lawrence, récente révélation du cinéma américain dans l'adaptation de la saga Hunger Games en connait un rayon. En effet, Hunger Games est pour moi une adaptation totalement ratée d'un livre creusé et passionné.

Derrière tout cela se cache donc aussi une mise en scène intelligente et raffinée. Le film est loin d'être un recueil de bons sentiments. Quelle bonne idée. Plutôt que de foncer tête baisser dans ce que je déteste plus que tout voir au cinéma, Happiness Therapy prend des risques et tente quelque chose de différent : un équilibre entre comédie et drame, tout au long du film, sans temps mort. Mais au delà de tous ces artifices, on doit surtout la réussite de Happiness Therapy à se deux interprètes principaux. Je salue donc particulièrement Jennifer Lawrence que j'ai adoré. Elle mérite amplement ses récompenses et pourrait très bien volé la petite statuette des Oscar pour le meilleur rôle féminin que cela ne me dérangerait pas. Elle la mérite amplement. Un peu plus réservé vis à vis de Bradley Cooper (Very Bad Trip, Limitless) qui, même s'il est très bon, n'est pas aussi brillant que sa collègue et le contraste est là. Happiness Therapy s'achève alors dans un bain d'émotions qui remplissent le spectateur de façon magique et instantanée.

Note : 8/10. En bref, une comédie romantique moderne et efficace. Sublimé par une Jennifer Lawrence si mature et par un Bradley Cooper égal à lui même n'ayant plus rien à prouver. Et puis quelle belle drogue, l'amour...

Commenter cet article

delromainzika 15/02/2013 13:25


Ahah. Il faut être fou pour aller à l'UGC Part Dieu ^^ C'est vrai que c'est minuscule là bas ^^

Caro 15/02/2013 13:18


Je l'ai enfin vu et je l'ai tout simplement adoré :) un super bon moment ! J'ai même oublié la taille de la salle à l'UGC Part-Dieu :p C'est dire :)