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Critique Ciné : Le Lorax, apologie écolo indigeste...

21 Juillet 2012 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Le Lorax // De Chris Renaud. Avec la voix VO de Ed Helms, Zac Efron et Danny DeVito.


Gore Verbinski s'était essayé au récit écologique pour enfant dans le domaine de l'animation avec beaucoup de succès (Rango était d'ailleurs pour moi le meilleur film d'animation de l'an dernier), cette année c'est à Chris Renaud, le réalisateur de Moi Moche et Méchant de s'attaquer à un récit de cette ampleur. Malheureusement, ce n'est pas aussi réussi, utilisant beaucoup trop de subterfuge pour faire oublier que le récit n'est pas très consistant. Alors certes, il y a de bonnes choses comme ces couleurs pétillantes et cette envie de danser pour la pluie et les arbres grâce à ces passages aux allures de comédie musicale. Mais ce n'est pas tout, Le Lorax aurait pu éviter d'attendre une heure et quelques minutes pour rendre son histoire un poil passionnante et captivante. La présentation de la ville, Thneedville, au début du film, était jolie et assez bien fichue mais petit à petit toute l'histoire prend une forme ennuyeuse et le comble est atteint quand ce bon vieux personnage raconte son histoire à notre héros.

Pour conquérir le cœur de sa jolie voisine, Audrey, Ted va s’échapper de Thneedville, un monde totalement artificiel où toute végétation a définitivement disparu, pour partir en quête d’un arbre vivant. Ted va rencontrer le Gash-pilleur, un vieil ermite aigri reclus dans sa cabane au milieu de nulle part, et découvrir la légende du Lorax, cette créature aussi renfrognée que craquante qui vit dans la magnifique vallée de Truffala et lutte avec ardeur pour la protection de la nature. Avec l’aide de sa grand-mère, Mamie Norma, Ted va devoir déjouer les pièges de O’Hare et ses sbires pour rapporter à Audrey la dernière graine d’arbre vivant au monde. Sans le savoir, le jeune garçon va transformer le destin de Thneedville.

Le premier souci de Le Lorax c'est évidemment son histoire qui se veut rapidement pompeuse d'air. C'est beau les récits écolo, mais cela peut être fait d'une manière différente et beaucoup moins légère. Il fallait de la consistance pour enraciner le tout et éviter au spectateur de faire sa sieste devant le film. Je vous rassure, je ne me suis pas endormi, mais peu importe, ce n'était pas non plus une bonne nouvelle. Le film veut trop en faire, naviguant au beau milieu de plusieurs genres : la comédie musicale, le film d'animation, les paysages bonbons et le message pour les enfants. Universal Pictures pouvait faire tellement mieux que cette relecture insignifiante de Dr Seuss. Le Lorax avait toutes les cartes en mains pour réussir à nous offrir quelque chose de différent de ce que l'on voit dans le monde de l'animation. Un film plus adulte et aussi plus fun. Tout n'est pas raté, comme par exemple les parties musicales qui sont des petits moments d'enchantement bien choisis. Je retiens notamment le dernier numéro musical du film, là pour attendrir un peu tout les spectateurs afin de conclure sur une bonne note un film qui ne savait plus quoi dire.

Car oui, c'est bien le problème de Le Lorax. Le film ne sait pas vraiment où aller, et tient sur un fil : aller chercher un arbre. Franchement ? Ah oui, tout ça est mis en parallèle d'une histoire d'amour naissante entre notre héros et la jeune fille qu'il aime depuis toujours. C'est mignon vu comme ça, mais dans le fille c'est rapidement indigeste. Surtout qu'au bout d'un moment, on a le soda bu lors de la séance qui commence légèrement à donner mal au ventre. On dit que les sucreries ce n'est pas bon pour les dents, Le Lorax pourrait en être la preuve. Ce n'est pas très bon pour la santé. A vouloir trop en faire, Le Lorax s'est perdu dans un grand n'importe quoi pas spécialement intéressant. Et pourtant, le film tentait quelque chose (déjà vu dans Rango, en largement mieux). Je pense que je vais retourner au palais du bonbon, ce sera sûrement plus passionnant que de regarder des arbres en forme de Chupa Chups nous faire la loi sur le développement durable...

Note : 2/10. En bref, ennuyeux, au récit lourd et peu passionnant.

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