25 Octobre 2010
Desperate Housewives // Saison 7. Episode 5. Let Me Entertain You.
Au pays du ridicule, Desperate Housewives fait plutôt bonne figure de proue. On a droit à tout ce qui est ridicule, fâcheux et tendancieux. Après, je vais dire l'excellente bourrasque rigolote de la semaine dernière, cette fois Desperate Housewives se fait tout simplement dans le pantalon de nous offrir un épisode aussi ridicule que pataugeant dans une semoule déjà bien prenante. Comme on n'attire pas les mouches avec le vinaigre, on tente de nous servir quelque chose de mielleux mais pas du tout savoureux. Desperate Housewives reste cependant, et ça on ne peut pas lui reprocher, une grande partie de rigolade que ce soit pour se moquer d'elle ou vraiment rire aux gags des scénaristes.
Je pense qu'il fallait que je débute par là : l'introduction de l'épisode. On nous présente Emma Grams, une mère de famille, voilà, le truc ridicule par nature et surtout plus qu'inutile. J'avais mal au ventre de voir un tel truc naître. Je me demande comme on peut accepter d'écrire ça pour boucher des trous. Bref, elle chante et même si ça voix est audibles, je ne veux pas dire mais à quoi ça servait vu qu'on ne s'en sert pas dans le reste de l'épisode. Nous voilà donc une semaine... plus tôt.
Dans les travers de porc bien gras, retrouvons l'intrigue de Bree. Quand Bree annonce qu'elle s'est fait prendre dans les escaliers (jusqu'à se coincé le dos ou s'être fait déflorer d'une autre curiosité ?) et qu'elle l'a fait 3 fois la nuit dernière, c'était drôle. J'avoue, j'ai failli avaler de travers. Et puis quand Lynette ajoute "3 times is my entire september", j'ai fais attention à me rien avoir dans la bouche à ce moment là. Finalement, c'est con, c'est tellement con, mais alors tellement assumé que j'ai trouvé ça drôle malgré moi. Non mais franchement, la Bree à la cuisse légère, elle aime ça mais n'en peut par contre plus. J'ai adoré le coup où elle va tenter de le fatigué sauf qu'une petite partie ne l'est pas. Quand Bree arrive vers ses amis avec les crudités et que Lynette en sort un concombre "Get that away from me". Et j'en ris encore en écrivant ces lignes. La réplique qui valait vraiment le détour c'est une autre de Bree : "Your Woody Woodpecker sex drive", j'adore. Mais bon, cette intrigue ne fait rien avancé, elle sert à rien et même si c'était drôle pour la première fois, c'est sûrement qu'un simple mirage.
Mais au pays du ridicule, il y a aussi Susan Delfino. Susan fait la grande annonce à Lynette sur le fait qu'elle fait du "porno" sur le net. Il n'y avait pas grand chose de bon dans cette partie de l'épisode, loin de là car tout se joue dans les dernières minutes de l'épisode quand elle se retrouve en lingerie fine face à Paul Young derrière la webcam. C'était une excellent scène, on ne peut pas le nier. Ce face à face était génial. J'ai vraiment pris un plaisir malin à voir ça mais alors le reste de l'épisode pour Susan, je pouvais pas, du vrai vomi en boîte. Même le fait qu'elle fasse l'annonce à Lynette était mauvaise.
Mais derrière ces deux intrigues, il y a quand même un vide encore plus vivant. Lynette bénéficie d'une intrigue différente par épisode, ce qui dans un sens n'est pas si mauvais car on ne tourne pas en rond mais bon, un peu de fil rouge aurait été la bienvenue. Je ne veux pas faire mon rabajoie mais voilà, je pense sincèrement qu'une intrigue sur plusieurs épisodes serait une bonne idée car on ne parle plus du tout de sa relation avec Renee et moi, ça me désole. Bref, c'est l'arrivée tant attendue (?) de la mère de Tom. Ce personnage de femme qui pense que c'est les femmes qui se doivent servir les hommes. C'était même pas drôle, j'avais plus de la peine de me dire que le talent de Felicity Huffman n'est pas mieux exploité que ça. Quand je compare avec Teri Hatcher, je me dis que Lynette encaisse elle aussi des intrigues pourries. Elle était bien plus drôle et excellentes quand elle avait ses mioches. Maintenant, ils sont trop grands. Ca a tout ramolli.
Bien sûr, pour que l'épisode fonctionne, on a fait un duo Renee / Gaby. C'était à prévoir. Les deux femmes que se décrivent comme "les plus belles" de Wysteria Lane. En effet, Renee vient de divorcé, c'est officiel. Elle va gossipé avec Gaby avec du champagne. Bref, Gaby fait une "grande" oh combien attendue révélation : elle s'est faite refaire le nez. Si "Of course you can trust me, I'm beautiful" fait son effet, c'était un peu cul cul plan plan. On découvre aussi la tête du mari de Renee, sans que cela soit intéressant ou même intriguant. Seul le catfight était intéressant, et ça me rappelle ces crêpages de chignon entre Susan et Eddie mais bon, voilà, rien de plus.
D'un autre côté reste l'intrigue de Paul. Il a un plan. Il veut que tous les voisins se montent les uns contre les autres. Il va racheter toutes les maisons de rue. Il veut maintenant acheter celle de Susan à un prix plus que raisonnable, au dessus du marché. Je sais pas ce que ça peut donner mais la scène finale de l'épisode était géniale et magnifique quand même, le seul bon moment de l'épisode si je devais garder que ce qui était bon. Pour une fois que Susan se retrouve dans cette situation. Paul peut devenir intéressant, je regrette peut être l'absence de sa femme dans l'épisode. Au final, un épisode rempli de ridicule assumé, c'est drôle mais vite vu, vite oublié.
Note : 5.5/10. En bref, l'épisode pâti d'une première partie rythmé, sympathique et pleine de citations face à une seconde partie ronflante. Reste le plaisir de l'humour facile et des facéties.
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